Le dévoilement de D ieu au sein de la matière du Monde - Likoutei sihot - Vol 3 - Terouma Par 1-7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Terouma Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
1. Dans la Parchat Teroumah, la Torah rapporte l’Injonction divine, enjoignant de prendre “ de l’or et de l’argent… ”, au total treize éléments matériels, selon le Chir Hachirim Rabba, chapitre 4, paragraphe 13, le Zohar, tome 2, page 148a et le Tan’houma Teroumah, chapitre5, cité par Rachi, au début de cette Paracha, ou bien quinze éléments, selon le Be’hayé et le Keli Yakar, commentant le verset Chemot 25, 3, de même que le Zohar, tome 2, page 135a. De tous ces éléments, il fallait faire un Sanctuaire pour D.ieu, ainsi qu’il est dit : “ Ils Me feront un Sanctuaire ”. Dès lors, D.ieu donne l’assurance que “ Je résiderai parmi vous ”, qu’Il sera présent dans le Sanctuaire, bâti grâce à tous ces éléments.
Il est bien clair que D.ieu n’est pas limité par la dimension de l’espace. Malgré cela, Il affirme qu’Il sera effectivement présent, là où le Sanctuaire sera construit, selon des dimensions matérielles bien établies. Et, il n’en est pas ainsi uniquement pour le Temple qui fut construit par la suite et resta toujours au même endroit, à Jérusalem, en un lieu désormais immuable. Il en est de même également pour le Sanctuaire, qui suivit les enfants d’Israël partout où ils se rendaient. De la sorte, ce Sanctuaire se trouvait toujours dans un endroit différent. Malgré cela, la Présence de D.ieu se révélait systématiquement là où le Sanctuaire était dressé.
On peut s’interroger sur ce qui vient d’être dit. Nous avons constaté que D.ieu n’est pas limité par la dimension de l’espace, ainsi qu’il est dit (Yermyahou 23, 24) : “ J’emplis les cieux et la terre ”, de manière identique en tout endroit. Dès lors, pourquoi D.ieu désira-t-Il révéler Sa présence en un lieu bien précis ?
Certes, le fait que “ J’emplis le ciel et la terre ” peut rester voilé. La Divinité peut ne pas être perceptible dans le monde, de sorte que seul l’effort permet de mettre Sa Présence en évidence. Néanmoins, comment lier cette révélation à un endroit précis ?
Il est clair que, partout où se trouve un Juif, D.ieu se dévoile effectivement, ainsi qu’il est dit (Chemot 20, 21) : “ En tout endroit où l’on invoquera Mon Nom, Je viendrai vers toi et Je te bénirai ”, comme l’expliquent le traité Avot, chapitre 3, Michna 6 et le Yerouchalmi Bera’hot, chapitre 4, paragraphe 4. Dès lors, pourquoi ce qui était effectué dans le Sanctuaire et dans le Temple ne pouvait-il se dérouler également en un autre endroit du monde? Si cela avait été le cas, la résidence de D.ieu aurait été en tout endroit. Comment donc justifier une telle limitation ?
2. L’un des actes principaux du service de D.ieu effectués dans le Temple était celui des sacrifices, parmi lesquels deux catégories peuvent être distinguées. Il y a, tout d’abord, les sacrifices matériels, des animaux qui étaient offerts sur l’autel. On définit, en outre, des sacrifices spirituels, qui sont, pour nous les prières, lesquelles furent instaurées pour remplacer les précédents, comme le soulignent le traité Bera’hot 26b et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 98, paragraphe 4.
Les deux catégories qui viennent d’être définies sont liées au Temple et au Sanctuaire. Cela est bien évident pour les premiers, puisque “ depuis l’édification du Sanctuaire, les autels extérieurs au Temple furent interdits. Par la suite, “ on arriva à Jérusalem ”, selon l’expression du traité Zeva’him, chapitre 14, Michna 4 et, dès lors, il fut interdit d’offrir des sacrifices à l’extérieur du Temple.
Certes, les sacrifices spirituels, les prières, peuvent être prononcées en tout endroit, si ce n’est dans une cabane, selon le traité Bera’hot 34b et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 90, paragraphe 5, car il est difficile de s’y concentrer, comme le souligne le Tour Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm Ora’h ‘Haïm, au chapitre 90. Malgré cela, il a été dit, à propos du Temple, que “ ceci est la porte du ciel ”, selon le verset Béréchit 28, 17 et cette qualité est désormais immuable.
Toutes les prières s’élèvent donc par l’intermédiaire de ce lieu, vers lequel on se tourne pour les prononcer, ainsi qu’il est dit (Mela’him 1, 8, 48) : “ Ils Te prient en se tournant vers leur terre ”. Bien plus, en Erets Israël, on se tourne vers Jérusalem et, à Jérusalem, vers le Temple, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 94, paragraphe 1. De même, si l’on se trouve à l’extérieur du Temple, on fera plus sûrement entendre sa prière à la synagogue, laquelle est “ un petit Sanctuaire ”, comme le précise le traité Meguila 29a.
Or, ce qui vient d’être dit semble difficile à comprendre. Pourquoi la prière, qui est “ le service de D.ieu du cœur ”, selon le Sifri Devarim 11, 12 et le traité Taanit 2a, dont la portée est morale, doit-elle être liée à un lieu matériel, ayant des dimensions bien précises?
Les sacrifices matériels consistent à offrir, sur l’autel, un animal, qui doit répondre à plusieurs conditions. Et, la bénédiction révélée, de la sorte, dans le monde, avait également une incidence matérielle.
Il est bien clair que D.ieu n’est pas limité par la dimension de l’espace. Malgré cela, Il affirme qu’Il sera effectivement présent, là où le Sanctuaire sera construit, selon des dimensions matérielles bien établies. Et, il n’en est pas ainsi uniquement pour le Temple qui fut construit par la suite et resta toujours au même endroit, à Jérusalem, en un lieu désormais immuable. Il en est de même également pour le Sanctuaire, qui suivit les enfants d’Israël partout où ils se rendaient. De la sorte, ce Sanctuaire se trouvait toujours dans un endroit différent. Malgré cela, la Présence de D.ieu se révélait systématiquement là où le Sanctuaire était dressé.
On peut s’interroger sur ce qui vient d’être dit. Nous avons constaté que D.ieu n’est pas limité par la dimension de l’espace, ainsi qu’il est dit (Yermyahou 23, 24) : “ J’emplis les cieux et la terre ”, de manière identique en tout endroit. Dès lors, pourquoi D.ieu désira-t-Il révéler Sa présence en un lieu bien précis ?
Certes, le fait que “ J’emplis le ciel et la terre ” peut rester voilé. La Divinité peut ne pas être perceptible dans le monde, de sorte que seul l’effort permet de mettre Sa Présence en évidence. Néanmoins, comment lier cette révélation à un endroit précis ?
Il est clair que, partout où se trouve un Juif, D.ieu se dévoile effectivement, ainsi qu’il est dit (Chemot 20, 21) : “ En tout endroit où l’on invoquera Mon Nom, Je viendrai vers toi et Je te bénirai ”, comme l’expliquent le traité Avot, chapitre 3, Michna 6 et le Yerouchalmi Bera’hot, chapitre 4, paragraphe 4. Dès lors, pourquoi ce qui était effectué dans le Sanctuaire et dans le Temple ne pouvait-il se dérouler également en un autre endroit du monde? Si cela avait été le cas, la résidence de D.ieu aurait été en tout endroit. Comment donc justifier une telle limitation ?
2. L’un des actes principaux du service de D.ieu effectués dans le Temple était celui des sacrifices, parmi lesquels deux catégories peuvent être distinguées. Il y a, tout d’abord, les sacrifices matériels, des animaux qui étaient offerts sur l’autel. On définit, en outre, des sacrifices spirituels, qui sont, pour nous les prières, lesquelles furent instaurées pour remplacer les précédents, comme le soulignent le traité Bera’hot 26b et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 98, paragraphe 4.
Les deux catégories qui viennent d’être définies sont liées au Temple et au Sanctuaire. Cela est bien évident pour les premiers, puisque “ depuis l’édification du Sanctuaire, les autels extérieurs au Temple furent interdits. Par la suite, “ on arriva à Jérusalem ”, selon l’expression du traité Zeva’him, chapitre 14, Michna 4 et, dès lors, il fut interdit d’offrir des sacrifices à l’extérieur du Temple.
Certes, les sacrifices spirituels, les prières, peuvent être prononcées en tout endroit, si ce n’est dans une cabane, selon le traité Bera’hot 34b et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 90, paragraphe 5, car il est difficile de s’y concentrer, comme le souligne le Tour Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm Ora’h ‘Haïm, au chapitre 90. Malgré cela, il a été dit, à propos du Temple, que “ ceci est la porte du ciel ”, selon le verset Béréchit 28, 17 et cette qualité est désormais immuable.
Toutes les prières s’élèvent donc par l’intermédiaire de ce lieu, vers lequel on se tourne pour les prononcer, ainsi qu’il est dit (Mela’him 1, 8, 48) : “ Ils Te prient en se tournant vers leur terre ”. Bien plus, en Erets Israël, on se tourne vers Jérusalem et, à Jérusalem, vers le Temple, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 94, paragraphe 1. De même, si l’on se trouve à l’extérieur du Temple, on fera plus sûrement entendre sa prière à la synagogue, laquelle est “ un petit Sanctuaire ”, comme le précise le traité Meguila 29a.
Or, ce qui vient d’être dit semble difficile à comprendre. Pourquoi la prière, qui est “ le service de D.ieu du cœur ”, selon le Sifri Devarim 11, 12 et le traité Taanit 2a, dont la portée est morale, doit-elle être liée à un lieu matériel, ayant des dimensions bien précises?
Les sacrifices matériels consistent à offrir, sur l’autel, un animal, qui doit répondre à plusieurs conditions. Et, la bénédiction révélée, de la sorte, dans le monde, avait également une incidence matérielle.