Comment s'épargner des déluges ? Likoutei Sihot - Volume 1 - Noa'h - Paragraphes 4 - 5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Noa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
4. Les «eaux dévastatrices» du déluge appartiennent à deux catégories. L’une émane de l’abîme profond et l’autre, des trombes du ciel. Et, il en de même pour les difficultés et les obstacles se dressant devant l’homme.
L’abîme profond désigne les tracas liés aux préoccupations matérielles et basses, à la nécessité de gagner sa vie. Les trombes du ciel, par contre, sont des difficultés d’ordre moral, par exemple celles qui découlent des activités communautaires, susceptibles d’empêcher l’homme d’étudier la Torah et de mettre en pratique les Mitsvot.
Certes, il est nécessaire de se consacrer à ces activités communautaires, mais il ne doit en résulter aucune difficulté pour étudier la Torah et mettre en pratique les Mitsvot, par lesquelles on met en pratique les termes du verset : «Vous êtes attachés à l’Eternel votre D.ieu, tous vivants aujourd’hui». Celles-ci créent, en effet, un lien entre l’homme qui les met en pratique et le Tout Puissant, Qui lui accorde ainsi Sa vitalité. Lorsque ce lien est remis en cause, lorsque l’on n’accomplit pas les préceptes du Choul’han Arou’h, à quoi bon assumer toutes ces activités ?
On prétend donc se consacrer aux «trombes du ciel», aux préoccupations morales, mais l’on se trompe sur son propre compte. Une telle visée n’émane pas de l’âme divine, mais bien de l’âme animale. En effet, dès lors qu’elle fait obstacle à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot telles que le Choul’han Arou’h les définit, une telle démarche ne peut qu’être étrangère à la sainteté.
Celui qui va à l’encontre de la sainteté, même lorsqu’il se consacre aux «trombes du ciel», connaîtra nécessairement des chutes successives, de sorte qu’à terme, les «trombes du ciel» deviendront une «abîme profonde».
5. Le moyen de se préserver des eaux du déluge, qu’elles émanent de l’abîme profonde ou des trombes du ciel, est de mettre en pratique le Précepte «viens dans l’arche». Le Baal Chem Tov souligne que le mot Téva désigne l’arche, mais aussi les mots de la Torah et de la prière. Entrer dans l’arche signifie donc se pénétrer de ces mots, être entouré par eux, afin de se protéger de tous les dangers, pour que «Noa’h, l’homme juste» et tous les membres de sa famille conservent leur intégrité.
En conséquence, dès que l’on se réveille, le matin, avant même d’entrer en contact avec le monde et ses «eaux dévastatrices», on dit d’abord le Modé Ani, «Je Te rends grâce, Roi qui vit et existe, car Tu m’as restitué mon âme». Par ces mots, l’homme reconnaît que la vie de son âme émane uniquement de D.ieu. Puis, il récitera les bénédictions du matin, afin de remercier D.ieu pour chaque détail de ce qui lui arrive.En conséquence, dès que l’on se réveille, le matin, avant même d’entrer en contact avec le monde et ses «eaux dévastatrices», on dit d’abord le Modé Ani, «Je Te rends grâce, Roi qui vit et existe, car Tu m’as restitué mon âme». Par ces mots, l’homme reconnaît que la vie de son âme émane uniquement de D.ieu. Puis, il récitera les bénédictions du matin, afin de remercier D.ieu pour chaque détail de ce qui lui arrive.
Ainsi, il constatera que D.ieu «vêtit ceux qui sont nus». Or, ne possède-t-il pas lui-même tous les habits dont il a besoin? Dès lors, que signifie cette bénédiction et que veulent dire les autres?
En fait, nos Sages disent: «Qui est le Sage? Celui qui sait anticiper l’événement» et a donc conscience que toute chose est créée par D.ieu, à tout instant, à partir du néant.Le Zohar rapporte que Rabbi Issa l’ancien priait pour que D.ieu lui accorde sa subsistance. Même lorsqu’un plat était prêt, devant lui, il ne le mangeait pas avant d’avoir récité cette prière. Or, comment pouvait-il prier D.ieu de lui accorder ce plat alors qu’il se trouvait déjà devant lui?
La réponse est la suivante. Chaque créature est intrinsèquement néant, comme elle le fut à l’instant de la création. Elle existe uniquement parce que D.ieu, dans Sa bonté, lui accorde la vie, à tout instant, ainsi qu’il est dit: «Il renouvelle, par Sa bonté, chaque jour et toujours, la création originelle».
On peut donc prier également pour obtenir un plat qui est posé sur la table. Et, il en est de même pour la satisfaction des autres besoins. Car, cet aliment, qui existait il y a un instant est, entre temps, redevenu néant. Il faut donc demander à D.ieu de le renouveler pour pouvoir satisfaire ses besoins.
Celui qui commence sa journée en priant sait que la matière n’a pas d’existence propre, que celle-ci est renouvelée, par D.ieu, en permanence. Le monde entier est créé uniquement pour mener à bien la mission que D.ieu lui confie, ainsi qu’il est dit: «Je l’ai créé pour Mon honneur».
En ayant conscience de tout cela, l’homme peut entrer en contact avec le monde sans craindre ses «eaux dévastatrices».
L’abîme profond désigne les tracas liés aux préoccupations matérielles et basses, à la nécessité de gagner sa vie. Les trombes du ciel, par contre, sont des difficultés d’ordre moral, par exemple celles qui découlent des activités communautaires, susceptibles d’empêcher l’homme d’étudier la Torah et de mettre en pratique les Mitsvot.
Certes, il est nécessaire de se consacrer à ces activités communautaires, mais il ne doit en résulter aucune difficulté pour étudier la Torah et mettre en pratique les Mitsvot, par lesquelles on met en pratique les termes du verset : «Vous êtes attachés à l’Eternel votre D.ieu, tous vivants aujourd’hui». Celles-ci créent, en effet, un lien entre l’homme qui les met en pratique et le Tout Puissant, Qui lui accorde ainsi Sa vitalité. Lorsque ce lien est remis en cause, lorsque l’on n’accomplit pas les préceptes du Choul’han Arou’h, à quoi bon assumer toutes ces activités ?
On prétend donc se consacrer aux «trombes du ciel», aux préoccupations morales, mais l’on se trompe sur son propre compte. Une telle visée n’émane pas de l’âme divine, mais bien de l’âme animale. En effet, dès lors qu’elle fait obstacle à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot telles que le Choul’han Arou’h les définit, une telle démarche ne peut qu’être étrangère à la sainteté.
Celui qui va à l’encontre de la sainteté, même lorsqu’il se consacre aux «trombes du ciel», connaîtra nécessairement des chutes successives, de sorte qu’à terme, les «trombes du ciel» deviendront une «abîme profonde».
5. Le moyen de se préserver des eaux du déluge, qu’elles émanent de l’abîme profonde ou des trombes du ciel, est de mettre en pratique le Précepte «viens dans l’arche». Le Baal Chem Tov souligne que le mot Téva désigne l’arche, mais aussi les mots de la Torah et de la prière. Entrer dans l’arche signifie donc se pénétrer de ces mots, être entouré par eux, afin de se protéger de tous les dangers, pour que «Noa’h, l’homme juste» et tous les membres de sa famille conservent leur intégrité.
En conséquence, dès que l’on se réveille, le matin, avant même d’entrer en contact avec le monde et ses «eaux dévastatrices», on dit d’abord le Modé Ani, «Je Te rends grâce, Roi qui vit et existe, car Tu m’as restitué mon âme». Par ces mots, l’homme reconnaît que la vie de son âme émane uniquement de D.ieu. Puis, il récitera les bénédictions du matin, afin de remercier D.ieu pour chaque détail de ce qui lui arrive.En conséquence, dès que l’on se réveille, le matin, avant même d’entrer en contact avec le monde et ses «eaux dévastatrices», on dit d’abord le Modé Ani, «Je Te rends grâce, Roi qui vit et existe, car Tu m’as restitué mon âme». Par ces mots, l’homme reconnaît que la vie de son âme émane uniquement de D.ieu. Puis, il récitera les bénédictions du matin, afin de remercier D.ieu pour chaque détail de ce qui lui arrive.
Ainsi, il constatera que D.ieu «vêtit ceux qui sont nus». Or, ne possède-t-il pas lui-même tous les habits dont il a besoin? Dès lors, que signifie cette bénédiction et que veulent dire les autres?
En fait, nos Sages disent: «Qui est le Sage? Celui qui sait anticiper l’événement» et a donc conscience que toute chose est créée par D.ieu, à tout instant, à partir du néant.Le Zohar rapporte que Rabbi Issa l’ancien priait pour que D.ieu lui accorde sa subsistance. Même lorsqu’un plat était prêt, devant lui, il ne le mangeait pas avant d’avoir récité cette prière. Or, comment pouvait-il prier D.ieu de lui accorder ce plat alors qu’il se trouvait déjà devant lui?
La réponse est la suivante. Chaque créature est intrinsèquement néant, comme elle le fut à l’instant de la création. Elle existe uniquement parce que D.ieu, dans Sa bonté, lui accorde la vie, à tout instant, ainsi qu’il est dit: «Il renouvelle, par Sa bonté, chaque jour et toujours, la création originelle».
On peut donc prier également pour obtenir un plat qui est posé sur la table. Et, il en est de même pour la satisfaction des autres besoins. Car, cet aliment, qui existait il y a un instant est, entre temps, redevenu néant. Il faut donc demander à D.ieu de le renouveler pour pouvoir satisfaire ses besoins.
Celui qui commence sa journée en priant sait que la matière n’a pas d’existence propre, que celle-ci est renouvelée, par D.ieu, en permanence. Le monde entier est créé uniquement pour mener à bien la mission que D.ieu lui confie, ainsi qu’il est dit: «Je l’ai créé pour Mon honneur».
En ayant conscience de tout cela, l’homme peut entrer en contact avec le monde sans craindre ses «eaux dévastatrices».