Le meilleur des quatre enfants - Likoutei sihot - Volume 3 - Hossafot Pessa'h - Paragraphe 12
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
12. "Un sage et un impie".
Mon beau-père, le Rabbi, explique pourquoi le sage est à côté de l’impie. En effet, celui-ci doit s’améliorer, car "aucun d’entre nous ne sera écarté". Le rapprocher demande beaucoup de forces et seul le sage les possède.
Peut-être l’explication suivante, basée sur ce qui est dit par ailleurs, peut-elle, en outre, être avancée.
La question du sage est bien la marque d’une interrogation et, de ce fait, elle n’est pas pleinement positive, car le domaine de la Sainteté fait abstraction de toutes les questions, ainsi qu’il est dit: "Tu seras intègre envers l’Eternel ton D.ieu". Et, mon beau-père, le Rabbi, citait, au nom des ’Hassidim âgés, le dicton suivant: "Le mot ’pourquoi’ est une force du mal".
Certes, le sage pose une question parce qu’il veut recevoir un enseignement. Pour autant, cette action ne peut être qualifiée de service de D.ieu parfait, de sorte que, à l’issue de différentes contractions, la question du sage ouvre la voie à celle de l’impie.
Mon beau-père, le Rabbi, raconta, lors du premier Séder de Pessa’h 5698, que son père, le Rabbi Rachab, émit un jugement sévère à l’encontre du sage. En effet, celui-ci, malgré sa sagesse, n’était-il pas allé se placer à côté de l’impie. En revanche, il constata l’intégrité du naïf et fit l’éloge de celui qui ne sait pas poser de questions.
Il expliqua que, lorsque l’âme se trouve là-haut, la Divinité est pour elle une évidence. Puis, elle descend ici-bas et elle perd alors cette évidence. C’est à ce moment qu’elle pose des questions. Celui qui ne sait pas poser de question, en revanche, conserve, même dans ce monde, l’évidence de la Divinité. Il n’a donc pas lieu de s’interroger.
Mon beau-père, le Rabbi, explique pourquoi le sage est à côté de l’impie. En effet, celui-ci doit s’améliorer, car "aucun d’entre nous ne sera écarté". Le rapprocher demande beaucoup de forces et seul le sage les possède.
Peut-être l’explication suivante, basée sur ce qui est dit par ailleurs, peut-elle, en outre, être avancée.
La question du sage est bien la marque d’une interrogation et, de ce fait, elle n’est pas pleinement positive, car le domaine de la Sainteté fait abstraction de toutes les questions, ainsi qu’il est dit: "Tu seras intègre envers l’Eternel ton D.ieu". Et, mon beau-père, le Rabbi, citait, au nom des ’Hassidim âgés, le dicton suivant: "Le mot ’pourquoi’ est une force du mal".
Certes, le sage pose une question parce qu’il veut recevoir un enseignement. Pour autant, cette action ne peut être qualifiée de service de D.ieu parfait, de sorte que, à l’issue de différentes contractions, la question du sage ouvre la voie à celle de l’impie.
Mon beau-père, le Rabbi, raconta, lors du premier Séder de Pessa’h 5698, que son père, le Rabbi Rachab, émit un jugement sévère à l’encontre du sage. En effet, celui-ci, malgré sa sagesse, n’était-il pas allé se placer à côté de l’impie. En revanche, il constata l’intégrité du naïf et fit l’éloge de celui qui ne sait pas poser de questions.
Il expliqua que, lorsque l’âme se trouve là-haut, la Divinité est pour elle une évidence. Puis, elle descend ici-bas et elle perd alors cette évidence. C’est à ce moment qu’elle pose des questions. Celui qui ne sait pas poser de question, en revanche, conserve, même dans ce monde, l’évidence de la Divinité. Il n’a donc pas lieu de s’interroger.