Ne pas se laisser impressionner ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Bo Paragraphes 1-4

21 janvier 2023 · 28 téveth 5783 · 6:24 · 51 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Bo Pessa'h Série : BoSérie : Likoutei sihot

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1. La Torah raconte, dans notre Sidra, que D.ieu ordonna de prendre un agneau, au dixième jour du mois de Nissan, de le conserver chez soi pendant quelques jours, puis, le quatorzième jour de ce mois, de le consacrer et d’en faire le sacrifice de Pessa’h.

Pourquoi cet agneau devait-il être mis de côté dès le dixième jour ? Nos Sages apportent à cette question la réponse suivante. Les Egyptiens verraient ainsi ces animaux dans les demeures juives et demanderaient pourquoi ils se trouvaient là. Les enfants d’Israël devraient alors faire la preuve qu’ils n’étaient pas effrayés et leur répondre : “ Nous conservons cet agneau à la maison afin de le consacrer et d’en faire un sacrifice ”.

L’agneau était l’idole des Egyptiens. C’est la raison pour laquelle Moché dit au Pharaon : “ Si nous sacrifions à D.ieu ce que les Egyptiens vénèrent, ne nous lapideront-ils pas ? ”. Malgré cela, D.ieu ordonna que l’on conserve cet animal, chez soi, pendant quatre jours et que l’on réponde aux questions des Egyptiens, en leur précisant que celui-ci serait consacré à D.ieu et sacrifié pour Lui.

La détermination et l’abnégation des enfants d’Israël leur permirent de ne pas s’affecter face aux Egyptiens. C’est ainsi qu’ils purent obtenir la délivrance. Nos Sages font remarquer que les Juifs, quand ils quittèrent l’Egypte, étaient dépourvus de Mitsvot, au point que, les comparant aux Egyptiens, les anges purent dire : “ Les uns et les autres sont idolâtres ”. D.ieu leur accorda donc la Mitsva du sacrifice de Pessa’h. Et, c’est par le mérite du don d’eux-mêmes dont ils firent preuve pour la mettre en pratique qu’ ils furent effectivement libérés d’Egypte.

2. Il est dit que, “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Cet événement illustre donc la délivrance future. Il s’agit d’une comparaison qui est faite par la Torah elle-même. Elle est donc précise et l’on peut en conclure que ce qui eut pour effet la sortie d’Egypte conduira également à la délivrance future. En effet, une parabole énoncée par la Torah doit décrire, jusque dans le moindre détail, ce qu’elle est sensée illustrer.

La libération de l’Egypte fut donc le résultat de la ténacité et du don de soi. Et, il en sera de même pour la délivrance future, que nous obtiendrons en faisant preuve de détermination et d’abnégation.

3. S’il est nécessaire d’accomplir toutes les Mitsvot avec détermination, combien plus cela est-il impératif, lorsqu’il s’agit d’aimer son prochain, principe qui est le fondement même de la Torah. Cette Mitsva mérite la plus grande attention et rien ne doit empêcher de la mettre en pratique.

Il faut parler aux autres Juifs de la Torah et des Mitsvot. Si ces propos sont sans effet, il faut s’adresser à eux une seconde fois et ne pas s’affecter d’une réaction vive, laquelle fait la preuve que ceux-ci se sentent bien concernés par ce qui leur est présenté. On dialoguera donc avec eux, encore et encore, jusqu à les convaincre.

Il faut être déterminé, tout en parlant posément, afin d’être entendu. Ainsi, mon beau-père, le Rabbi, dit que : “ l’on ne doit pas arracher le nez de son interlocuteur ”. Pour autant, il faut être sûr de soi. Lorsque l’on parlera avec calme et assurance, on connaîtra la réussite.

Si l’on constate que, pour l’heure, on n’a encore obtenu aucun résultat, on doit savoir qu’on en est personnellement responsable, que l’on ne peut rien reprocher à l’autre, qui, assurément, n’a rien à se reprocher. Néanmoins, les paroles qu’on lui a adressées n’émanaient pas du cœur et, en conséquence, elles ne sont pas pénétrées dans son cœur. Il faut donc lire un Psaume, en demandant à D.ieu d’être capable de parler avec son cœur. C’est ainsi que l’on touchera le cœur de son interlocuteur.

4. Lors de la sortie d’Egypte, la détermination dont les enfants d’Israël firent preuve leur permit de ne pas s’affecter, face à l’adversité. Ceux-ci quittèrent le pays, emportant avec eux l’or et l’argent des Egyptiens. Ces derniers furent noyés et il est dit que “ pas un seul d’entre eux ne survécut ”, à l’exception du Pharaon lui-même, qui se rendit ensuite à Ninive, où il subit encore d’autres échecs.

Il en est de même, à l’heure actuelle. Si nous agissons avec détermination et abnégation, sans s’affecter d’aucun obstacle, nous ferons disparaître toutes les oppositions et nous obtiendrons la délivrance future, très bientôt et de nos jours.

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