Avant le mariage ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Toldot - Paragraphes 13-21
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Toledot Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
13. La qualité d’Its’hak, qui vient d’être définie, se révéla essentiellement par le mariage. Nous avons vu, en effet, qu’avant de se marier, il se réfugia dans le Gan Eden pour conjurer le mauvais sort. Commentant le verset: «Its’hak sortit prier dans le champ», le Yalkout dit: «D’où sortait-il? du Gan Eden». C’est alors que «il vit des chameaux arriver et Rivka leva les yeux».
Il en est de même pour quiconque doit se marier. Mon beau-père, le Rabbi, indiqua qu’un jeune homme, dès les quelques jours qui précèdent son mariage, il ne précisa pas combien de jours, ne doit plus rester seul. Il lui faut être gardé par quelqu’un. Dans les Pirkeï de Rabbi Eliézer, fin du chapitre 16, il est dit aussi que le marié ne doit pas rester seul, mais cet ouvrage explique que ceci relève de l’honneur qui lui est dû, ce qui est le cas seulement après son mariage. En revanche, mon beau-père, le Rabbi, m’a dit que le marié devait faire l’objet d’une protection, pendant les quelques jours précédant son mariage.
14. Quelle relation peut-on faire entre un mariage et le Gan Eden? Les bénédictions du mariage permettent de répondre à cette question, «Tu réjouiras les amis qui s’aiment, comme Tu t’es réjoui de la création, dans le Gan Eden, auparavant».
Cette relation peut être précisée. On sait que le mal est absent du Gan Eden. C’est la raison pour laquelle Adam, le premier homme, en fut chassé, lorsqu’il commit la faute. Le Gan Eden, en effet, ne peut supporter le mal.
15. On distingue plusieurs niveaux, parmi les mondes qui sont inférieurs au Gan Eden. On considère, de façon générale, qu’ils sont au nombre de trois, Assya, Yetsira et Brya.
Dans le monde d’Assya, le mal est majoritaire et peut donc l’emporter sur le bien. En Yetsira, l’équilibre est réalisé entre le bien et le mal. En Brya, le bien est majoritaire.
C’est sur la même base que l’on peut faire une différence entre le Talmud Babli et le Yerouchalmi. A l’extérieur d’Erets Israël, tout passe par Assya. La méthode employée par le Talmud Babli est donc construite sur des questions et des réponses. Un effort est alors nécessaire pour répondre aux interrogations, pour résoudre les difficultés. C’est de cette manière que l’on obtient le résultat recherché.
Ainsi, on dit que le Ari Zal apprenait la ‘Hala’ha de six manières différentes. Il analysait profondément les questions qui se posaient, au point d’en être épuisé et de se couvrir de transpiration. C’est ainsi qu’il brisait les forces du mal, à l’origine de ces questions.
En Erets Israël, par contre, tout passe par Yetsira. Le Talmud Yerouchalmi peut donc faire l’objet d’une étude directe.
Certes, on trouve bien des questions dans le Yerouchalmi, mais l’on y apporte aussitôt une réponse. Ces questions ne sont donc pas très fortes, tout comme le monde de Yetsira, dans lequel le mal existe. Car, c’est précisément le domaine du mal qui donne la possibilité de poser une question, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 26, se basant sur le Zohar. Un tel mal n’a cependant aucune force.
C’est la raison pour laquelle on consacre son temps d’étude, dans la semaine, pour deux tiers à la partie révélée de la Torah et pour un tiers, à la ‘Hassidout. C’est alors cette partie révélée qui est prépondérante. L’étude du Chabbat, en revanche, porte sur l’enseignement profond de la Torah.
Pendant les six jours de la semaine, en effet, la lumière de D.ieu se révèle dans la création par l’intermédiaire des vêtements issus des mondes de Yetsira et d’Assya. A ces stades, le mal existe et la partie révélée de la Torah permet d’en réaliser l’élévation, puisque son but est la transformation des différents éléments constituant le monde matériel.
Puis, lorsqu’arrive le Chabbat, la lumière traverse uniquement un vêtement de Brya et l’étude porte donc seulement sur l’enseignement caché de la Torah, «l’arbre de vie», qui transcende toute transformation de la matière.
C’est ainsi qu’il faut comprendre les deux propositions du verset: «Louez l’Eternel de toute la terre» et «prosternez-vous devant D.ieu, avec gloire et sainteté». Les initiales des mots constituant la première, s’appliquant aux six jours de la semaine, forment le mot Hala’ha, alors que les initiales des mots de la seconde, concernant le Chabbat, forment le mot Kabbala.
Certes, le mal existe aussi en Brya, mais le bien peut le vaincre. Le Gan Eden, en revanche, ne peut souffrir l’existence du mal.
16. Ce qui vient d’être dit nous permettra d’établir une relation entre le mariage et le Gan Eden. Le mariage permet de bâtir un édifice éternel et, pour cela, il doit être introduit par un élément d’une haute élévation, qui ne supporte même pas l’éventualité du mal, écartant ainsi le risque que «il mange du fruit et vive éternellement». Car, c’est bien ainsi que l’on construit un édifice véritablement éternel.
Il en est de même pour quiconque doit se marier. Mon beau-père, le Rabbi, indiqua qu’un jeune homme, dès les quelques jours qui précèdent son mariage, il ne précisa pas combien de jours, ne doit plus rester seul. Il lui faut être gardé par quelqu’un. Dans les Pirkeï de Rabbi Eliézer, fin du chapitre 16, il est dit aussi que le marié ne doit pas rester seul, mais cet ouvrage explique que ceci relève de l’honneur qui lui est dû, ce qui est le cas seulement après son mariage. En revanche, mon beau-père, le Rabbi, m’a dit que le marié devait faire l’objet d’une protection, pendant les quelques jours précédant son mariage.
14. Quelle relation peut-on faire entre un mariage et le Gan Eden? Les bénédictions du mariage permettent de répondre à cette question, «Tu réjouiras les amis qui s’aiment, comme Tu t’es réjoui de la création, dans le Gan Eden, auparavant».
Cette relation peut être précisée. On sait que le mal est absent du Gan Eden. C’est la raison pour laquelle Adam, le premier homme, en fut chassé, lorsqu’il commit la faute. Le Gan Eden, en effet, ne peut supporter le mal.
15. On distingue plusieurs niveaux, parmi les mondes qui sont inférieurs au Gan Eden. On considère, de façon générale, qu’ils sont au nombre de trois, Assya, Yetsira et Brya.
Dans le monde d’Assya, le mal est majoritaire et peut donc l’emporter sur le bien. En Yetsira, l’équilibre est réalisé entre le bien et le mal. En Brya, le bien est majoritaire.
C’est sur la même base que l’on peut faire une différence entre le Talmud Babli et le Yerouchalmi. A l’extérieur d’Erets Israël, tout passe par Assya. La méthode employée par le Talmud Babli est donc construite sur des questions et des réponses. Un effort est alors nécessaire pour répondre aux interrogations, pour résoudre les difficultés. C’est de cette manière que l’on obtient le résultat recherché.
Ainsi, on dit que le Ari Zal apprenait la ‘Hala’ha de six manières différentes. Il analysait profondément les questions qui se posaient, au point d’en être épuisé et de se couvrir de transpiration. C’est ainsi qu’il brisait les forces du mal, à l’origine de ces questions.
En Erets Israël, par contre, tout passe par Yetsira. Le Talmud Yerouchalmi peut donc faire l’objet d’une étude directe.
Certes, on trouve bien des questions dans le Yerouchalmi, mais l’on y apporte aussitôt une réponse. Ces questions ne sont donc pas très fortes, tout comme le monde de Yetsira, dans lequel le mal existe. Car, c’est précisément le domaine du mal qui donne la possibilité de poser une question, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 26, se basant sur le Zohar. Un tel mal n’a cependant aucune force.
C’est la raison pour laquelle on consacre son temps d’étude, dans la semaine, pour deux tiers à la partie révélée de la Torah et pour un tiers, à la ‘Hassidout. C’est alors cette partie révélée qui est prépondérante. L’étude du Chabbat, en revanche, porte sur l’enseignement profond de la Torah.
Pendant les six jours de la semaine, en effet, la lumière de D.ieu se révèle dans la création par l’intermédiaire des vêtements issus des mondes de Yetsira et d’Assya. A ces stades, le mal existe et la partie révélée de la Torah permet d’en réaliser l’élévation, puisque son but est la transformation des différents éléments constituant le monde matériel.
Puis, lorsqu’arrive le Chabbat, la lumière traverse uniquement un vêtement de Brya et l’étude porte donc seulement sur l’enseignement caché de la Torah, «l’arbre de vie», qui transcende toute transformation de la matière.
C’est ainsi qu’il faut comprendre les deux propositions du verset: «Louez l’Eternel de toute la terre» et «prosternez-vous devant D.ieu, avec gloire et sainteté». Les initiales des mots constituant la première, s’appliquant aux six jours de la semaine, forment le mot Hala’ha, alors que les initiales des mots de la seconde, concernant le Chabbat, forment le mot Kabbala.
Certes, le mal existe aussi en Brya, mais le bien peut le vaincre. Le Gan Eden, en revanche, ne peut souffrir l’existence du mal.
16. Ce qui vient d’être dit nous permettra d’établir une relation entre le mariage et le Gan Eden. Le mariage permet de bâtir un édifice éternel et, pour cela, il doit être introduit par un élément d’une haute élévation, qui ne supporte même pas l’éventualité du mal, écartant ainsi le risque que «il mange du fruit et vive éternellement». Car, c’est bien ainsi que l’on construit un édifice véritablement éternel.