Comment avoir de bons enfants ? Likouté sihot - Volume 1 - Parachat Vaye'hi - Paragraphes 15-16
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vaye'hi Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
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15. Le Midrach définit, dans notre Paracha, la récompense que l’on obtient en adoptant la manière de servir D.ieu d’Acher. Il explique que : «Le pain d’Acher est gras, car il est à l’origine des huit vêtements» du Grand Prêtre. Rachi reprend ce commentaire, dans sa seconde interprétation du verset et dit : «Il sera agréé par ses frères, parce que les filles de cette tribu étaient belles et épousaient des Grands Prêtres», portant ces huit vêtements.
Quel relation peut-on établir entre ces belles filles et les Grands Prêtres ? Il faut en conclure qu’il s’agit ici de beauté spirituelle, directement liée avec l’état du Grand Prêtre.
Il fut dit, à propos de la première femme, que «Je lui ferai une aide, face à lui», lui permettant de mener à bien plus facilement la mission qui lui était confiée. Et, ceci concerne, en particulier, le Grand Prêtre qui, pendant Yom Kippour, doit pénétrer dans le Saint des Saints et «obtenir le pardon pour lui-même et pour sa maison, c’est-à-dire pour son épouse», faute de quoi il n’aurait pu effectuer les différents actes du service de D.ieu de ce jour sacré.
Il est dit que «l’honneur de la fille du roi se trouve à l’intérieur». La beauté véritable d’une femme juive est donc sa pudeur. Or, le Grand Prêtre lui-même a besoin que son épouse possède cette qualité.
Comment obtenir un tel résultat ? En mettant en pratique la sentence : «que l’on établisse un jugement, à ce propos». Lorsque l’on se soumet à D.ieu, que l’on respecte pleinement les prescriptions du Choul’han Arou’h, en particulier celles qui sont relatives à la pudeur, on peut avoir des enfants et des petits-enfants qui se consacrent à la Torah et aux Mitsvot, plus encore des descendants qui seront des Grands Prêtres, pénétreront dans le Saint des Saints, où se trouvent l’Arche saint et les Tables de la Loi, sur lesquelles sont gravés les dix Commandements. Car, ceux-ci ne sont pas écrits avec de l’encre qui serait uniquement déposée sur le parchemin, mais bien gravés, établissant ainsi, de la manière la plus claire, qu’un Juif et la Torah ne doivent former qu’une seule et même entité.
16. Ceci nous permettra de comprendre le début de ce même verset, «qu’Acher soit béni de fils». Citant le Sifri, Rachi explique : «Parmi toutes les tribus, aucune autre ne fut bénie de fils comme Acher». Puis, Rachi précise : «Mais, je ne sais pas de quelle manière».
Cette dernière remarque de Rachi est motivée par le fait que la tribu d’Acher n’était pas, numériquement, plus nombreuse que les autres.
Il faut donc interpréter le Sifri d’après l’affirmation de nos Sages selon laquelle la tribu d’Acher est, à elle seule, l’équivalent de toutes les autres tribus à la fois, de par les qualités qu’elles possèdent et, pour ce qui fait l’objet de notre propos, de par la satisfaction que procuraient les enfants de cette tribu.
En se soumettant à D.ieu et en les éduquant de cette manière, on peut avoir le mérite d’avoir des fils et des filles s’engageant sur le chemin de la Torah et des Mitsvot. Et, l’on conçoit d’eux beaucoup de satisfaction, bien au-delà de celle que l’on aurait eu de nombreux enfants.
On peut ainsi comprendre le verset : «J’ai multiplié sa descendance et Je lui ai donné Its’hak». Le Rabbi Rachab s’interroge, à ce propos. Comment D.ieu promit-Il à Avraham une descendance qui serait «multipliée» pour ne lui donner qu’un fils unique, Its’hak ? L’explication est donc celle qui a été donnée auparavant. Un seul enfant peut procurer à ses parents beaucoup plus de satisfaction que de nombreux enfants.
En conséquence, un seul enfant peut en représenter, à lui seul, six cent mille, tout comme Moché, notre maître était l’équivalent de tout Israël. Or, en chaque génération, il est un Moché. Et, l’on peut avoir un tel enfant lorsque l’on est soi-même totalement soumis à D.ieu.
17. Pourquoi est-ce précisément en se soumettant à D.ieu que l’on peut avoir de bons enfants ? Nous le comprendrons d’après le Midrach rapportant que D.ieu, lorsqu’Il voulut donner la Torah à Israël, exigea des garants. Les Juifs formulèrent alors différentes propositions, mais D.ieu ne les accepta pas. Ils dirent enfin : «Nos enfants seront nos garants».
L’explication de tout cela est la suivante. La vie de l’homme est constituée de différentes étapes, citées par le chapitre 5 du traité Avot, depuis l’âge de cinq ans, lorsqu’il commence à étudier la Torah. Par la suite, à vingt ans, cet homme parvient à la maturité intellectuelle. On sait, en effet, ce qui caractérise l’enfant de six ans, celui qui a treize ans, l’homme de vingt ans. Puis, au delà de cet âge, il doit encore traverser de nombreuses étapes. De ce point de vue, les enfants qui commencent leur étude de la Torah sont bien les «pieds».
Tous les Juifs constituent un grand corps. Physiquement, c’est le pied qui permet à la tête de se tenir droite. Il en est de même, dans la dimension morale et la soumission renforce la compréhension.
Quel relation peut-on établir entre ces belles filles et les Grands Prêtres ? Il faut en conclure qu’il s’agit ici de beauté spirituelle, directement liée avec l’état du Grand Prêtre.
Il fut dit, à propos de la première femme, que «Je lui ferai une aide, face à lui», lui permettant de mener à bien plus facilement la mission qui lui était confiée. Et, ceci concerne, en particulier, le Grand Prêtre qui, pendant Yom Kippour, doit pénétrer dans le Saint des Saints et «obtenir le pardon pour lui-même et pour sa maison, c’est-à-dire pour son épouse», faute de quoi il n’aurait pu effectuer les différents actes du service de D.ieu de ce jour sacré.
Il est dit que «l’honneur de la fille du roi se trouve à l’intérieur». La beauté véritable d’une femme juive est donc sa pudeur. Or, le Grand Prêtre lui-même a besoin que son épouse possède cette qualité.
Comment obtenir un tel résultat ? En mettant en pratique la sentence : «que l’on établisse un jugement, à ce propos». Lorsque l’on se soumet à D.ieu, que l’on respecte pleinement les prescriptions du Choul’han Arou’h, en particulier celles qui sont relatives à la pudeur, on peut avoir des enfants et des petits-enfants qui se consacrent à la Torah et aux Mitsvot, plus encore des descendants qui seront des Grands Prêtres, pénétreront dans le Saint des Saints, où se trouvent l’Arche saint et les Tables de la Loi, sur lesquelles sont gravés les dix Commandements. Car, ceux-ci ne sont pas écrits avec de l’encre qui serait uniquement déposée sur le parchemin, mais bien gravés, établissant ainsi, de la manière la plus claire, qu’un Juif et la Torah ne doivent former qu’une seule et même entité.
16. Ceci nous permettra de comprendre le début de ce même verset, «qu’Acher soit béni de fils». Citant le Sifri, Rachi explique : «Parmi toutes les tribus, aucune autre ne fut bénie de fils comme Acher». Puis, Rachi précise : «Mais, je ne sais pas de quelle manière».
Cette dernière remarque de Rachi est motivée par le fait que la tribu d’Acher n’était pas, numériquement, plus nombreuse que les autres.
Il faut donc interpréter le Sifri d’après l’affirmation de nos Sages selon laquelle la tribu d’Acher est, à elle seule, l’équivalent de toutes les autres tribus à la fois, de par les qualités qu’elles possèdent et, pour ce qui fait l’objet de notre propos, de par la satisfaction que procuraient les enfants de cette tribu.
En se soumettant à D.ieu et en les éduquant de cette manière, on peut avoir le mérite d’avoir des fils et des filles s’engageant sur le chemin de la Torah et des Mitsvot. Et, l’on conçoit d’eux beaucoup de satisfaction, bien au-delà de celle que l’on aurait eu de nombreux enfants.
On peut ainsi comprendre le verset : «J’ai multiplié sa descendance et Je lui ai donné Its’hak». Le Rabbi Rachab s’interroge, à ce propos. Comment D.ieu promit-Il à Avraham une descendance qui serait «multipliée» pour ne lui donner qu’un fils unique, Its’hak ? L’explication est donc celle qui a été donnée auparavant. Un seul enfant peut procurer à ses parents beaucoup plus de satisfaction que de nombreux enfants.
En conséquence, un seul enfant peut en représenter, à lui seul, six cent mille, tout comme Moché, notre maître était l’équivalent de tout Israël. Or, en chaque génération, il est un Moché. Et, l’on peut avoir un tel enfant lorsque l’on est soi-même totalement soumis à D.ieu.
17. Pourquoi est-ce précisément en se soumettant à D.ieu que l’on peut avoir de bons enfants ? Nous le comprendrons d’après le Midrach rapportant que D.ieu, lorsqu’Il voulut donner la Torah à Israël, exigea des garants. Les Juifs formulèrent alors différentes propositions, mais D.ieu ne les accepta pas. Ils dirent enfin : «Nos enfants seront nos garants».
L’explication de tout cela est la suivante. La vie de l’homme est constituée de différentes étapes, citées par le chapitre 5 du traité Avot, depuis l’âge de cinq ans, lorsqu’il commence à étudier la Torah. Par la suite, à vingt ans, cet homme parvient à la maturité intellectuelle. On sait, en effet, ce qui caractérise l’enfant de six ans, celui qui a treize ans, l’homme de vingt ans. Puis, au delà de cet âge, il doit encore traverser de nombreuses étapes. De ce point de vue, les enfants qui commencent leur étude de la Torah sont bien les «pieds».
Tous les Juifs constituent un grand corps. Physiquement, c’est le pied qui permet à la tête de se tenir droite. Il en est de même, dans la dimension morale et la soumission renforce la compréhension.