Nouvel an des arbres concrètement ! Likoutei sihot Vol 1 Béchala'h - tou bichvat paragraphes 15-18
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Bechala'h Série : Béchala'hSérie : Likoutei sihot
15. Le 15 Chevat est le nouvel an des arbres. De fait, une controverse oppose nos Sages, quant à la fixation de cette date. Beth Chamaï considèrent qu’il s’agit du Roch ‘Hodech Chevat. Néanmoins, lorsqu’ils s’opposent à Beth Hillel, c’est l’avis de ces derniers que la Hala’ha retient. Bien plus, nos Sages écartent même l’enseignement de Beth Chamaï, en pareil cas.
16. On peut donner, à ce propos, l’explication suivante.
Différents passages talmudiques établissent que Beth Chamaï prennent en compte l’aspect potentiel des choses, même si celui-ci reste caché. Nous citerons quelques exemples.
A) A partir de quand peut-on considérer des pains de miel comme liquides, susceptibles de communiquer l’impureté ? Beth Chamaï disent : “ Dès que l’on pense en faire du miel ”, ce qui est bien un potentiel, pour l’heure encore caché. Beth Hillel disent : “ Dès qu’on les liquéfie ”, ce qui constitue bien une action concrète, révélée.
B) Beth Chamaï disent que l’on allume huit bougies, au premier jour de ‘Hanouka, puis, les jours suivants, un nombre décroissant. Beth Hillel considèrent que l’on allume, le premier jour, une seule bougie et, par la suite, un nombre croissant.
En effet, Beth Chamaï prend en compte le nombre de jours qui restent de la fête, lesquels sont encore potentiels, cachés. Beth Hillel, par contraire, considèrent les jours déjà écoulés, effectivement passés et révélés.
Beth Chamaï observe donc un événement tel qu’il peut être, en fonction des forces cachés qu’il recèle. Beth Hillel, en revanche, se limite à ce qu’il est actuellement, de manière révélée.
L’origine de cette divergence est la suivante. La source de Beth Chamaï est l’Attribut de rigueur, Guevoura. Leur service de D.ieu consiste donc à réaliser l’élévation de ce qui est caché. Celle de Beth Hillel, par contre, est l’Attribut de bonté, ‘Hessed. Leur service de D.ieu tend donc à obtenir la révélation. De fait, Hillel est de la même étymologie que l’expression “ sa lumière brille (Behilo) ”, qui correspond bien à la révélation.
17. C’est lors du nouvel an des arbres que ceux-ci cessent de tirer leur vitalité de la sève obtenue l’an passé, pour se nourrir de la nouvelle sève.
Cette nouvelle sève peut vivifier les arbres dès lors que quatre mois se sont écoulés, à partir du moment où est prononcé le jugement qui la concerne.
Le jugement portant sur l’eau a lieu le 15 Tichri, le jour de Soukkot. Puis, quatre mois plus tard, soit le 15 Chevat, les arbres commencent à absorber la nouvelle sève.
Pendant Soukkot, le jugement prononcé à propos de l’eau est clairement tranché. De manière cachée et potentielle, en revanche, il est décidé dès le 1er Tichri, en même temps que tout le reste du monde, puisque c’est alors Roch Hachana. En ce sens, le 15 Tichri est la révélation effective de ce qui était resté caché, le 1er Tichri.
Nous avons vu que les arbres commencent à se nourrir de la nouvelle sève, quatre mois après que celle-ci ait été jugée, de manière évidente. Il en résulte qu’ils le font, de manière cachée, le 1er Chevat, soit quatre mois après que ce jugement ait été prononcé, de manière occulte.
En conséquence, Beth Chamaï, qui prennent en compte la situation potentielle, fixent le nouvel an des arbres au 1er Chevat. Pour Beth Hillel, en revanche, qui considèrent la situation effective, c’est la date du 15 Chevat qui doit être retenue.
Il en résulte que, selon Beth Chamaï également, la révélation effective du nouvel an des arbres intervient bien le 15 Chevat.
18. Le nouvel an des arbres existe également pour l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ”.
L’arbre se distingue par le fait qu’il produit des fruits, capables, à leur tour, de donner naissance à d’autres arbres qui, eux aussi, porteront des fruits.
De même, un Juif doit exercer une influence positive sur son entourage, sa synagogue, sa Yechiva, de façon générale sur toutes les personnes qu’il rencontre. Le but de cette influence est de “ produire ” d’autres Juifs.
On bénit un arbre en lui souhaitant que “ les pousses auquel il donne naissance lui ressemblent ”, tel qu’il est réellement, par toute la profondeur de lui-même. C’est, de fait, la meilleure bénédiction qu’on puisse lui accorder, conformément à l’exclamation suivante de nos Sages : “ Arbre, arbre, comment puis-je te bénir ? En souhaitant que les pousses auquel tu donnes naissance te ressemblent ”.
Lorsque, de manière effective, “ tes pousses te ressemblent ”, lorsque “ vous donnerez des feuilles et porterez des fruits ”, selon l’expression de la Guemara, à la fin du traité Sanhédrin, on peut avoir la certitude absolue que la venue du Machia’h est proche.
Quand on s’agrippe à l’arbre de vie, c’est-à-dire à nos saints maîtres et à la ‘Hassidout, lorsqu’en outre, on transmet ces valeurs aux autres, de sorte que “ tes pousses te ressemblent ”, on pourra dire : “ Voyez ceux que j’ai formés ”. ...
16. On peut donner, à ce propos, l’explication suivante.
Différents passages talmudiques établissent que Beth Chamaï prennent en compte l’aspect potentiel des choses, même si celui-ci reste caché. Nous citerons quelques exemples.
A) A partir de quand peut-on considérer des pains de miel comme liquides, susceptibles de communiquer l’impureté ? Beth Chamaï disent : “ Dès que l’on pense en faire du miel ”, ce qui est bien un potentiel, pour l’heure encore caché. Beth Hillel disent : “ Dès qu’on les liquéfie ”, ce qui constitue bien une action concrète, révélée.
B) Beth Chamaï disent que l’on allume huit bougies, au premier jour de ‘Hanouka, puis, les jours suivants, un nombre décroissant. Beth Hillel considèrent que l’on allume, le premier jour, une seule bougie et, par la suite, un nombre croissant.
En effet, Beth Chamaï prend en compte le nombre de jours qui restent de la fête, lesquels sont encore potentiels, cachés. Beth Hillel, par contraire, considèrent les jours déjà écoulés, effectivement passés et révélés.
Beth Chamaï observe donc un événement tel qu’il peut être, en fonction des forces cachés qu’il recèle. Beth Hillel, en revanche, se limite à ce qu’il est actuellement, de manière révélée.
L’origine de cette divergence est la suivante. La source de Beth Chamaï est l’Attribut de rigueur, Guevoura. Leur service de D.ieu consiste donc à réaliser l’élévation de ce qui est caché. Celle de Beth Hillel, par contre, est l’Attribut de bonté, ‘Hessed. Leur service de D.ieu tend donc à obtenir la révélation. De fait, Hillel est de la même étymologie que l’expression “ sa lumière brille (Behilo) ”, qui correspond bien à la révélation.
17. C’est lors du nouvel an des arbres que ceux-ci cessent de tirer leur vitalité de la sève obtenue l’an passé, pour se nourrir de la nouvelle sève.
Cette nouvelle sève peut vivifier les arbres dès lors que quatre mois se sont écoulés, à partir du moment où est prononcé le jugement qui la concerne.
Le jugement portant sur l’eau a lieu le 15 Tichri, le jour de Soukkot. Puis, quatre mois plus tard, soit le 15 Chevat, les arbres commencent à absorber la nouvelle sève.
Pendant Soukkot, le jugement prononcé à propos de l’eau est clairement tranché. De manière cachée et potentielle, en revanche, il est décidé dès le 1er Tichri, en même temps que tout le reste du monde, puisque c’est alors Roch Hachana. En ce sens, le 15 Tichri est la révélation effective de ce qui était resté caché, le 1er Tichri.
Nous avons vu que les arbres commencent à se nourrir de la nouvelle sève, quatre mois après que celle-ci ait été jugée, de manière évidente. Il en résulte qu’ils le font, de manière cachée, le 1er Chevat, soit quatre mois après que ce jugement ait été prononcé, de manière occulte.
En conséquence, Beth Chamaï, qui prennent en compte la situation potentielle, fixent le nouvel an des arbres au 1er Chevat. Pour Beth Hillel, en revanche, qui considèrent la situation effective, c’est la date du 15 Chevat qui doit être retenue.
Il en résulte que, selon Beth Chamaï également, la révélation effective du nouvel an des arbres intervient bien le 15 Chevat.
18. Le nouvel an des arbres existe également pour l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ”.
L’arbre se distingue par le fait qu’il produit des fruits, capables, à leur tour, de donner naissance à d’autres arbres qui, eux aussi, porteront des fruits.
De même, un Juif doit exercer une influence positive sur son entourage, sa synagogue, sa Yechiva, de façon générale sur toutes les personnes qu’il rencontre. Le but de cette influence est de “ produire ” d’autres Juifs.
On bénit un arbre en lui souhaitant que “ les pousses auquel il donne naissance lui ressemblent ”, tel qu’il est réellement, par toute la profondeur de lui-même. C’est, de fait, la meilleure bénédiction qu’on puisse lui accorder, conformément à l’exclamation suivante de nos Sages : “ Arbre, arbre, comment puis-je te bénir ? En souhaitant que les pousses auquel tu donnes naissance te ressemblent ”.
Lorsque, de manière effective, “ tes pousses te ressemblent ”, lorsque “ vous donnerez des feuilles et porterez des fruits ”, selon l’expression de la Guemara, à la fin du traité Sanhédrin, on peut avoir la certitude absolue que la venue du Machia’h est proche.
Quand on s’agrippe à l’arbre de vie, c’est-à-dire à nos saints maîtres et à la ‘Hassidout, lorsqu’en outre, on transmet ces valeurs aux autres, de sorte que “ tes pousses te ressemblent ”, on pourra dire : “ Voyez ceux que j’ai formés ”. ...