Sacrifie toi ? - Likoutei sihot - Volume 1 - Paracha Vaykra - Paragraphes 1-5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayikra Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. La Parchat Vaykra, celle qui définit les sacrifices, commence par le verset suivant : “ Un homme qui offrira, d’entre vous, un sacrifice pour D.ieu ”. On peut s’étonner de cette formulation. Pourquoi ne pas dire, tout simplement, “ un homme, d’entre vous, qui offrira ” ?
La ‘Hassidout donne, à ce propos, l’explication suivante. En fait, l’énoncé de ce verset permet de préciser la portée spirituelle du sacrifice et son apport à l’âme humaine.
On connaît la remarque introduite par nos Sages, à propos du verset “ Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”. Ceux-ci soulignent : “ Il n’est pas dit ‘Je résiderai dans ce Sanctuaire’, mais bien ‘parmi eux’, c’est-à-dire au sein de chaque Juif ”.
On peut en conclure que toutes les formes du service de D.ieu qui étaient pratiquées dans le Sanctuaire et dans le Temple possèdent bien un pendant moral, occupant la même place dans le Sanctuaire spirituel que chacun porte en lui.
Il en est ainsi pour toutes les formes du service de D.ieu et combien plus est-ce le cas pour ce qui est des sacrifices, car, même dans le Temple matériel, où ils étaient constitués d’animaux physiques, ceux-ci possédaient déjà une immense dimension spirituelle.
C’est la raison pour laquelle ces sacrifices étaient partie intégrante du service des Cohanim et c’est pour cela que les Leviim chantaient et jouaient de la musique, quand on les effectuait. Tout cela avait une profonde dimension spirituelle, comme l’explique le Zohar, selon lequel “ les Cohanim étaient silencieux et un sentiment intense animait leur cœur ”, qui était à l’origine de la révélation céleste, alors que les Léviim, en chantant et en jouant de la musique, réalisaient l’élévation de la matière.
Ainsi, déjà dans le Temple, les sacrifices avaient un apport moral considérable. Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui sont pratiqués par chaque Juif, à titre personnel.
L’Admour Hazaken donne, de ce verset, l’interprétation suivante : “ un homme qui offrira ”, celui qui désire se rapprocher de D.ieu, puisque la finalité du sacrifice est de lier ses forces et ses sens du Divin, “ d’entre vous un sacrifice pour D.ieu ”, doit offrir à D.ieu sa propre personne.
2. Ce qui vient d’être dit permet de souligner deux points :
A) Le sacrifice est “ d’entre vous ”. Il émane de l’âme divine.
B) Il porte sur “ l’animal ” qui se trouve dans le cœur de l’homme, c’est-à-dire sur son âme animale.
C’est à ce propos que le verset dit ensuite : “ du gros bétail ou du petit bétail ”, faisant ainsi allusion à toutes les formes que peut prendre cette âme animale, comme l’explique la ‘Hassidout.
Le service de D.ieu émanant de l’âme divine par elle-même ne peut pas être la finalité ultime. Celle-ci doit, avant toute autre chose, transformer l’âme animale.
Ce verset introduit également cette idée, de manière allusive, puisque, juste après avoir dit: “ d’entre vous ”, il ajoute: “ un sacrifice pour D.ieu ”. Après avoir précisé que celui-ci était “ du gros bétail ou du petit bétail ”, il souligne qu’il sera effectué “ selon Sa Volonté, devant l’Eternel ”, c’est-à-dire avant Lui. En effet, la transformation de l’âme animale est particulièrement élevée, ainsi qu’il est dit: “ C’est grâce à la puissance du bœuf que l’on obtient d’abondantes récoltes ”.
C’est pour cette raison que le sacrifice offert “ d’entre vous ” est précisément lié au Nom divin Avaya, le Tétragramme et non à Elokim, Nom dont la valeur numérique est la même que celle du mot Hatéva, la nature et qui fait précisément allusion aux manifestations divines au sein des phénomènes naturels, comme l’explique le Zohar, commentant le verset: “ celui qui sacrifie aux dieux étrangers sera excommunié ”.
Pour autant, une telle élévation n’est nullement comparable à celle que l’on obtient en transformant son corps et son âme animale. En le faisant, on parvient ainsi “ devant l’Eternel ”, c’est-à-dire avant Lui. On transcende alors l’enchaînement des mondes et c’est à ce propos qu’il est dit: “ Lorsque l’on fait battre les forces du mal en retraite, la Lumière du Saint béni soit-Il apparaît dans tous les mondes ” en restant toujours identique, sans être modifiée par les stades de la création qu’elle traverse.
3. Lorsque l’on offrait un sacrifice, on devait, dans un premier temps, vérifier l’intégrité physique de l’animal, l’absence d’infirmités. C’est à l’issue de cet examen que celle-ci était “ agréée pour être un sacrifice ”. Or, il en est de même, dans la dimension morale. Si l’on souhaite “ sacrifier ” son âme animale pour D.ieu, on doit, au préalable, vérifier que celle-ci est entière, qu’elle n’a pas de défauts.
Le sacrifice d’une bête, dans le Temple, commençait donc par sa vérification. De la même façon, il convient de “ vérifier ” le moindre recoin de son esprit, de son intellect, de ses sentiments et surtout des trois vêtements de son âme, pensées, paroles et actions, afin de mettre les manques en évidence et de les réparer.
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La ‘Hassidout donne, à ce propos, l’explication suivante. En fait, l’énoncé de ce verset permet de préciser la portée spirituelle du sacrifice et son apport à l’âme humaine.
On connaît la remarque introduite par nos Sages, à propos du verset “ Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”. Ceux-ci soulignent : “ Il n’est pas dit ‘Je résiderai dans ce Sanctuaire’, mais bien ‘parmi eux’, c’est-à-dire au sein de chaque Juif ”.
On peut en conclure que toutes les formes du service de D.ieu qui étaient pratiquées dans le Sanctuaire et dans le Temple possèdent bien un pendant moral, occupant la même place dans le Sanctuaire spirituel que chacun porte en lui.
Il en est ainsi pour toutes les formes du service de D.ieu et combien plus est-ce le cas pour ce qui est des sacrifices, car, même dans le Temple matériel, où ils étaient constitués d’animaux physiques, ceux-ci possédaient déjà une immense dimension spirituelle.
C’est la raison pour laquelle ces sacrifices étaient partie intégrante du service des Cohanim et c’est pour cela que les Leviim chantaient et jouaient de la musique, quand on les effectuait. Tout cela avait une profonde dimension spirituelle, comme l’explique le Zohar, selon lequel “ les Cohanim étaient silencieux et un sentiment intense animait leur cœur ”, qui était à l’origine de la révélation céleste, alors que les Léviim, en chantant et en jouant de la musique, réalisaient l’élévation de la matière.
Ainsi, déjà dans le Temple, les sacrifices avaient un apport moral considérable. Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui sont pratiqués par chaque Juif, à titre personnel.
L’Admour Hazaken donne, de ce verset, l’interprétation suivante : “ un homme qui offrira ”, celui qui désire se rapprocher de D.ieu, puisque la finalité du sacrifice est de lier ses forces et ses sens du Divin, “ d’entre vous un sacrifice pour D.ieu ”, doit offrir à D.ieu sa propre personne.
2. Ce qui vient d’être dit permet de souligner deux points :
A) Le sacrifice est “ d’entre vous ”. Il émane de l’âme divine.
B) Il porte sur “ l’animal ” qui se trouve dans le cœur de l’homme, c’est-à-dire sur son âme animale.
C’est à ce propos que le verset dit ensuite : “ du gros bétail ou du petit bétail ”, faisant ainsi allusion à toutes les formes que peut prendre cette âme animale, comme l’explique la ‘Hassidout.
Le service de D.ieu émanant de l’âme divine par elle-même ne peut pas être la finalité ultime. Celle-ci doit, avant toute autre chose, transformer l’âme animale.
Ce verset introduit également cette idée, de manière allusive, puisque, juste après avoir dit: “ d’entre vous ”, il ajoute: “ un sacrifice pour D.ieu ”. Après avoir précisé que celui-ci était “ du gros bétail ou du petit bétail ”, il souligne qu’il sera effectué “ selon Sa Volonté, devant l’Eternel ”, c’est-à-dire avant Lui. En effet, la transformation de l’âme animale est particulièrement élevée, ainsi qu’il est dit: “ C’est grâce à la puissance du bœuf que l’on obtient d’abondantes récoltes ”.
C’est pour cette raison que le sacrifice offert “ d’entre vous ” est précisément lié au Nom divin Avaya, le Tétragramme et non à Elokim, Nom dont la valeur numérique est la même que celle du mot Hatéva, la nature et qui fait précisément allusion aux manifestations divines au sein des phénomènes naturels, comme l’explique le Zohar, commentant le verset: “ celui qui sacrifie aux dieux étrangers sera excommunié ”.
Pour autant, une telle élévation n’est nullement comparable à celle que l’on obtient en transformant son corps et son âme animale. En le faisant, on parvient ainsi “ devant l’Eternel ”, c’est-à-dire avant Lui. On transcende alors l’enchaînement des mondes et c’est à ce propos qu’il est dit: “ Lorsque l’on fait battre les forces du mal en retraite, la Lumière du Saint béni soit-Il apparaît dans tous les mondes ” en restant toujours identique, sans être modifiée par les stades de la création qu’elle traverse.
3. Lorsque l’on offrait un sacrifice, on devait, dans un premier temps, vérifier l’intégrité physique de l’animal, l’absence d’infirmités. C’est à l’issue de cet examen que celle-ci était “ agréée pour être un sacrifice ”. Or, il en est de même, dans la dimension morale. Si l’on souhaite “ sacrifier ” son âme animale pour D.ieu, on doit, au préalable, vérifier que celle-ci est entière, qu’elle n’a pas de défauts.
Le sacrifice d’une bête, dans le Temple, commençait donc par sa vérification. De la même façon, il convient de “ vérifier ” le moindre recoin de son esprit, de son intellect, de ses sentiments et surtout des trois vêtements de son âme, pensées, paroles et actions, afin de mettre les manques en évidence et de les réparer.
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