L'épouse de D.ieu - Likoutei sihot - Volume 2 - Nasso - Paragraphes 1-4

27 mai 2023 · 7 sivan 5783 · 21:31 · 80 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Nasso Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2

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1. Dans son disc. Dans son discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ”, mon beau-père, le Rabbi, définit la folie caractéristique du domaine du mal et mentionne, à ce propos, le verset : “ Celui dont la femme se détourne ”.

Chaque idée de la ‘Hassidout est précise. Lorsqu’elle mentionne un verset, elle n’a donc pas pour motivation de faire preuve d’érudition. Bien au contraire, elle met en évidence un lien direct entre ce verset et le sujet dont elle traite.

Quelle relation établir entre le verset : “ Celui dont la femme se détourne ”, précisément cité ici et la folie du domaine du mal ? On peut le déduire simplement de l’interprétation qu’en donnent nos Sages : “ Un homme ne peut commettre une faute que dans la mesure où il est saisi par un esprit de folie ”.

Néanmoins, il nous reste encore à comprendre cette interprétation elle-même. En effet, il y a de nombreuses affirmations de nos Sages qui ne sont pas basées sur un verset de la Torah. Il faut en conclure que le verset : “ Celui dont la femme se détourne ” décrit plus précisément la situation de l’homme qui commet une faute. Nous devons comprendre pourquoi il en est ainsi.

Cette interrogation peut être renforcée. Nos Sages constatent que “ il y a cent pièces dans deux cents. En revanche, il n’y en a pas deux cents dans cent ”. En l’occurrence, il s’agit d’affirmer que celui qui commet une faute, laquelle n’est pas nécessairement la plus grave, celle qui est punie de retranchement de l’âme, n’en est pas moins saisi par un esprit de folie. Il en est ainsi pour chaque transgression, y compris la plus légère, introduite par nos Sages et même pour un manquement au principe selon lequel “ tu te sanctifieras en ce qui t’est permis ”.

Le Tanya explique pourquoi il en est ainsi. En effet, en agissant ainsi, l’homme transgresse la Volonté de D.ieu. Bien plus, il le fait également, s’il ne respecte pas le principe selon lequel “ tu te sanctifieras en ce qui t’est permis ”.

Dès lors, pourquoi citer comme preuve le verset “ Celui dont la femme se détourne ”, faisant référence à une faute grave, alors que “ il n’y a pas deux cents pièces dans cent ” ?

2. La relation qui peut être faite entre l’esprit de folie qui se saisit de l’homme commettant une faute et le verset “ Celui dont la femme se détourne ” est double :

A) Ce verset fait allusion à une femme mariée qui devient adultère en ayant une relation interdite, mais non à une jeune fille, même si Rabbi Eliézer retient le même degré de gravité, lorsqu’un jeune homme a une relation avec une jeune fille. Néanmoins, il est le seul à avoir cet avis, qui n’est pas retenu par la Hala’ha. La portée d’une telle faute découle donc, avant tout, du fait que cette femme est mariée.

Il en est de même pour l’esprit de folie qui se saisit d’un homme, lorsqu’il commet une faute. Etant possédé par cet esprit, cet homme se sépare de D.ieu. Comment chaque faute, même la moins grave, peut-elle avoir un effet aussi terrible ? Parce que les Juifs sont l’épouse de D.ieu, comme nous le montrerons.

Le Zohar rapporte qu’un philosophe interrogea Rabbi Eléazar : “ Si les Juifs sont le peuple élu, pourquoi sont-ils donc les plus faibles ? ”. Rabbi Eléazar lui répondit : “ Précisément parce qu’ils sont le peuple élu. De ce fait, ils ne peuvent, spirituellement, souffrir aucune impureté. Ils rejettent donc les reptiles et les rampants. Et, ils en font donc de même, dans le domaine matériel. ”

Nous avons expliqué, par ailleurs, que, dans la conception des nations, il peut exister un pouvoir intermédiaire entre D.ieu et les créatures. Pour ce qui les concerne, il n’est pas interdit d’avoir une telle conception. Elle n’est pas considérée comme une révolte contre D.ieu. Les Juifs, en revanche, possèdent une telle stature morale que la moindre transgression les sépare de la Divinité et les livre aux forces du mal et à “ l’autre côté ”.

Les Juifs ont été comparés à un cœur, le membre le plus élevé du corps. C’est pour cela qu’ils ne supportent pas les scories, même les plus fines. Ils sont ainsi.

Ceci nous permettra de préciser la relation pouvant être faite entre celui qui commet une faute et le verset “ Celui dont la femme se détourne ”. Les Juifs sont l’épouse et D.ieu est le Mari. Il en est ainsi de tout temps, y compris pendant la période de l’exil. Néanmoins, deux termes décrivent le mari et, à l’heure actuelle, dans Sa relation avec les Juifs, D.ieu porte le premier, Baal, alors que dans le monde futur, il recevra le second, Ich.

Ainsi, le verset rapporte la plainte des Juifs, qui pensent avoir été congédiés par D.ieu : “ Le mari (Baal) peut-il rester en relation avec son épouse, après avoir divorcé d’elle ? ”. Il précise également quelle est la réponse de D.ieu, à cette interrogation : “ Où est l’acte de divorce de votre mère, qui établirait que J’ai divorcé d’elle ? ”. En effet, “ il est impossible de les remplacer par une autre nation. ”

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