La Hassidout, remède pour notre génération ! Likoutei sihot - Volume 1 - Ytro Paragraphes 5-10

6 février 2023 · 15 chevat 5783 · 9:44 · 36 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Yitro Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1

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5. Ceux qui s’opposent à l’étude de la ‘Hassidout avancent, de façon générale, deux arguments :

A) Si cette étude est profitable, pourquoi n’existait-elle pas auparavant ? Et, si l’on a pu s’en passer pendant tant d’années, n’est-ce pas la preuve de son inutilité ?

B) L’étude de la ‘Hassidout remet en cause l’existence de la matière, ce qui est une démarche négative, suscitant un manque.

6. Voici la réponse qu’il faut leur apporter.

Le Rambam explique, dans ses huit chapitres, que, tout comme il existe des maladies physiques et des traitements pour les guérir, il y a aussi des maladies morales et des manières de les faire disparaître.

On peut en conclure que les moyens de diagnostiquer et de traiter les premières permettent de déterminer ce qui caractérise et qui soigne les secondes.

7. De manière générale, une maladie est une déficience ou un dysfonctionnement d’une partie du corps, ce qu’à D.ieu ne plaise. Néanmoins, on peut envisager une affection qui ne remet pas en cause l’intégrité du corps, mais qui, bien au contraire, lui ajoute une excroissance, une tumeur. Or, pourrait-on se dire, quoi de dramatique à ce qu’un élément supplémentaire soit ajouté au corps, dès lors que ceux qu’il doit avoir s’y trouvent effectivement ?

Il se trouve que la présence d’une telle tumeur est bien considérée comme une maladie, bien plus, que celle-ci s’avère parfois être beaucoup plus grave qu’une simple déficience. Quelques fois, cette affection est si grave que l’on ne souhaite même pas en citer le nom.

Cette tumeur peut être dommageable à l’endroit où elle se trouve. Plus encore, elle peut se répandre, par la suite.

Une telle maladie est différente de toutes les autres et son traitement est donc également spécifique. Dans les autres cas, l’homme atteint de l’affection devra prendre des médicaments. Dans ce cas, en revanche, il faudra supprimer la tumeur, car c’est uniquement ainsi que le malade recouvrera réellement la santé.

Le diagnostic de cette maladie a été mis au point, il y a tout juste quelques générations. Et, le traitement proprement dit a été découvert encore plus tard. Bien plus, les recherches, dans ce domaine, se poursuivent encore.

8. Bien évidemment, si quelqu’un refuse de prendre des médicaments, prétextant que :

A) Ceux-ci ont pour but de renforcer et d’élargir la résistance du corps, sans rien lui retirer.

B) On a pu s’en passer pendant de nombreuses générations et il n’y a donc pas lieu de se conformer aux prescriptions des médecins modernes et à leurs traitements. Etant soi-même un “ médecin autodidacte ”, on décidera donc de se limiter à l’ancien traitement.

Chacun comprend bien la valeur d’une telle argumentation.

En effet, c’est la partie saine du corps qui doit être renforcée et élargie, mais non la tumeur, qui n’appartient pas au corps. Celle-ci, bien au contraire, lui est dommageable et doit donc faire l’objet d’une ablation.

Auparavant, cette maladie était moins évidente, moins fréquente qu’à l’heure actuelle. Un traitement n’était donc pas recherché de manière aussi appliquée et, avant tout, D.ieu n’avait pas donné le moyen de le découvrir. Dernièrement, cette affection est, malheureusement, beaucoup plus courante. Le Saint béni soit-Il envoie donc la guérison avant la plaie et Il a permis que l’on mette en évidence la manière de la traiter.

9. Chaque événement matériel découle de sa source spirituelle, dont il est le reflet. Et, il en est de même pour la maladie dont il vient d’être question et pour son traitement, qui ont fait leur apparition, dans ces dernières générations, parce que leur équivalent spirituel a également été introduit.

Nous vivons dans la période du “ talon du talon du Machia’h ” et, de manière imminente, D.ieu “ a fixé un terme à l’obscurité ”. La force du mal caractéristique d’Amalek, celle qui se manifeste de manière effrontée, se renforce donc, prônant l’orgueil sans raison et sans justification. Certes, celui-ci, existait déjà auparavant, mais il n’avait pas encore la forme grossière qu’on lui connaît maintenant.

Il en est résulté, dans la dimension matérielle, une situation qui, elle aussi, n’a pas de raison et pas de justification, qui affaiblit le corps, comme si elle en devenait l’existence profonde.

Mais, D.ieu a permis que le traitement précède la plaie, en révélant la ‘Hassidout, qui supprime et fait disparaître la partie malade de l’organisme, c’est-à-dire l’orgueil et l’amour propre.

10. Bien évidemment, cette image, en un point, ne correspond pas à ce qu’elle doit illustrer.

Dans l’exemple qui vient d’être donné, une application prolongée du traitement peut avoir un effet destructeur sur l’ensemble du corps, y compris sa partie saine, ce qu’à D.ieu ne plaise. A l’opposé, il est possible d’étudier toujours plus de ‘Hassidout, ce qui détruira uniquement l’orgueil et l’amour propre.
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