Lettres gravées et lettres écrites - Likoutei sihot - Volume 2 - Vayéle'h Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayelekh Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
1. Il est écrit, dans notre Sidra : “ Prends ce livre de la Torah et tu le placeras sur le côté de l’arche de l’alliance avec l’Eternel votre D.ieu ” ?
La Guemara énonce deux avis, à ce sujet. Selon le premier, ce Séfer Torah se trouvait dans l’arche, avec les Tables de la Loi. Selon le second, il était placé sur le côté de cette arche. Tous s’accordent, en revanche, pour dire qu’il était bien dans le Saint des Saint.
Ainsi, il y avait, dans le Saint des Saints, aussi bien les Tables de la Loi, sur lesquelles les lettres étaient gravées, que le Séfer Torah, dans lequel elles étaient écrites. Que faisait un Séfer Torah dans ce lieu ?
On peut comprendre que les Tables de la Loi et les lettres gravées s’y trouvaient. En effet, l’Arche sainte, placée dans le Saint des Saints, n’y occupait pas de place. Elle avait des dimensions précises, deux coudées et demie de longueur, mais ce lieu transcendait la mesure de l’espace. De même, il n’était pas soumis au temps, car ces deux dimensions sont liées.
Or, il en est de même pour les lettres gravées. Celles-ci sont des lettres à proprement parler, possédant effectivement les dimensions requises. Pour autant, elles ne s’ajoutaient pas à la pierre, dont elles restaient partie intégrante, à la différence des lettres écrites avec de l’encre sur un parchemin.
Bien plus, les lettres fermées, le Mêm final et le Samé’h, tenaient miraculeusement, dans les Tables de la Loi.
De ce fait, les lettres gravées avaient bien leur place dans le Saint des Saints. En revanche, pourquoi les lettres écrites s’y trouvaient-elles ?
2. Le Saint des saints, lieu et moment qui transcendent l’espace et le temps, avait pour but d’éclairer ce qui lui était extérieur, l’esplanade des Cohanim, celle d’Israël, celle des femmes, le mont du Temple et même au delà de celui-ci et jusqu’aux autres nations, où qu’elles se trouvent et non uniquement quand elles se rendent dans le Temple.
De la sorte, ces nations peuvent prendre conscience que le lieu et le moment transcendent l’espace et le temps, afin de mettre ainsi en pratique les termes du verset : “ Des étrangers viendront et feront paître vos troupeaux ”.
C’est pour cette raison qu’il y avait aussi des lettres écrites, dans le Saint des Saint. Celles-ci étaient les intermédiaires, par lesquels la lumière de cet endroit pouvait se révéler à l’extérieur, tel qu’en lui-même.
3. La ‘Hassidout précise ce qui distingue le service de D.ieu de Roch Hachana de celui de toute l’année. Pendant l’année, la démarche doit être rationnelle, y compris lorsqu’elle aboutit au don de soi. A l’opposé, la soumission de Roch Hachana transcende complètement la raison.
On doit savoir, même s’il n’est pas nécessaire de faire abstraction de sa logique pendant toute l’année, qu’il n’en est pas moins nécessaire d’être totalement soumis, comme à Roch Hachana, tout comme les lettres écrites figurent également dans le Saint des Saints.
De la sorte, on peut conserver, tout au long de l’année, les bénédictions que l’on a obtenues à Roch Hachana, y compris dans leur dimension matérielle, afin d’obtenir la satisfaction de tous ses besoins.
4. Comment se préparer à tout cela? Par le fait que “ vous êtes tous présents aujourd’hui ”, en ce “ jour du grand Jugement ”, depuis “ vos chefs de tribu ”, jusqu’à “ vos coupeurs de bois et vos puiseurs d’eau ”. Même si l’on est soi-même un chef de tribu, on n’hésitera pas à se lier à son prochain, qui pourra être un “ coupeur de bois ” ou un “ puiseur d’eau ”. En pareil cas, l’unité doit être totale.
Celui qui s’habitue à ne pas faire de différences entre les hommes pourra, plus aisément, ne pas distinguer le service de D.ieu de Roch Hachana de celui du reste de l’année, au cours de laquelle il restera pleinement soumis à la Divinité.
De la sorte, la bénédiction céleste peut être entendue en tout endroit. On obtient ainsi la réalisation de la promesse selon laquelle “ des étrangers viendront et feront paître vos troupeaux ”.
En imposant la soumission de Roch Hachana à “ l’étranger ” que l’on porte en soi, c’est-à-dire au corps et à l’âme animale, de même qu’en agissant sur “ l’étranger ” qui se trouve chez les autres, on peut transformer également les nations du monde, auxquelles ce verset fait allusion. Celles-ci, dès lors, percevront la qualité d’Israël et elles “ feront paître vos troupeaux ”.
De la sorte, la bénédiction obtenue à Roch Hachana se révélera de manière concrète, pendant toute l’année et elle apportera la satisfaction de tous les besoins, un bien visible et tangible. Chacun sera inscrit et scellé pour une bonne et douce année, au sein de tout le peuple d’Israël, d’un bien visible et tangible.
La Guemara énonce deux avis, à ce sujet. Selon le premier, ce Séfer Torah se trouvait dans l’arche, avec les Tables de la Loi. Selon le second, il était placé sur le côté de cette arche. Tous s’accordent, en revanche, pour dire qu’il était bien dans le Saint des Saint.
Ainsi, il y avait, dans le Saint des Saints, aussi bien les Tables de la Loi, sur lesquelles les lettres étaient gravées, que le Séfer Torah, dans lequel elles étaient écrites. Que faisait un Séfer Torah dans ce lieu ?
On peut comprendre que les Tables de la Loi et les lettres gravées s’y trouvaient. En effet, l’Arche sainte, placée dans le Saint des Saints, n’y occupait pas de place. Elle avait des dimensions précises, deux coudées et demie de longueur, mais ce lieu transcendait la mesure de l’espace. De même, il n’était pas soumis au temps, car ces deux dimensions sont liées.
Or, il en est de même pour les lettres gravées. Celles-ci sont des lettres à proprement parler, possédant effectivement les dimensions requises. Pour autant, elles ne s’ajoutaient pas à la pierre, dont elles restaient partie intégrante, à la différence des lettres écrites avec de l’encre sur un parchemin.
Bien plus, les lettres fermées, le Mêm final et le Samé’h, tenaient miraculeusement, dans les Tables de la Loi.
De ce fait, les lettres gravées avaient bien leur place dans le Saint des Saints. En revanche, pourquoi les lettres écrites s’y trouvaient-elles ?
2. Le Saint des saints, lieu et moment qui transcendent l’espace et le temps, avait pour but d’éclairer ce qui lui était extérieur, l’esplanade des Cohanim, celle d’Israël, celle des femmes, le mont du Temple et même au delà de celui-ci et jusqu’aux autres nations, où qu’elles se trouvent et non uniquement quand elles se rendent dans le Temple.
De la sorte, ces nations peuvent prendre conscience que le lieu et le moment transcendent l’espace et le temps, afin de mettre ainsi en pratique les termes du verset : “ Des étrangers viendront et feront paître vos troupeaux ”.
C’est pour cette raison qu’il y avait aussi des lettres écrites, dans le Saint des Saint. Celles-ci étaient les intermédiaires, par lesquels la lumière de cet endroit pouvait se révéler à l’extérieur, tel qu’en lui-même.
3. La ‘Hassidout précise ce qui distingue le service de D.ieu de Roch Hachana de celui de toute l’année. Pendant l’année, la démarche doit être rationnelle, y compris lorsqu’elle aboutit au don de soi. A l’opposé, la soumission de Roch Hachana transcende complètement la raison.
On doit savoir, même s’il n’est pas nécessaire de faire abstraction de sa logique pendant toute l’année, qu’il n’en est pas moins nécessaire d’être totalement soumis, comme à Roch Hachana, tout comme les lettres écrites figurent également dans le Saint des Saints.
De la sorte, on peut conserver, tout au long de l’année, les bénédictions que l’on a obtenues à Roch Hachana, y compris dans leur dimension matérielle, afin d’obtenir la satisfaction de tous ses besoins.
4. Comment se préparer à tout cela? Par le fait que “ vous êtes tous présents aujourd’hui ”, en ce “ jour du grand Jugement ”, depuis “ vos chefs de tribu ”, jusqu’à “ vos coupeurs de bois et vos puiseurs d’eau ”. Même si l’on est soi-même un chef de tribu, on n’hésitera pas à se lier à son prochain, qui pourra être un “ coupeur de bois ” ou un “ puiseur d’eau ”. En pareil cas, l’unité doit être totale.
Celui qui s’habitue à ne pas faire de différences entre les hommes pourra, plus aisément, ne pas distinguer le service de D.ieu de Roch Hachana de celui du reste de l’année, au cours de laquelle il restera pleinement soumis à la Divinité.
De la sorte, la bénédiction céleste peut être entendue en tout endroit. On obtient ainsi la réalisation de la promesse selon laquelle “ des étrangers viendront et feront paître vos troupeaux ”.
En imposant la soumission de Roch Hachana à “ l’étranger ” que l’on porte en soi, c’est-à-dire au corps et à l’âme animale, de même qu’en agissant sur “ l’étranger ” qui se trouve chez les autres, on peut transformer également les nations du monde, auxquelles ce verset fait allusion. Celles-ci, dès lors, percevront la qualité d’Israël et elles “ feront paître vos troupeaux ”.
De la sorte, la bénédiction obtenue à Roch Hachana se révélera de manière concrète, pendant toute l’année et elle apportera la satisfaction de tous les besoins, un bien visible et tangible. Chacun sera inscrit et scellé pour une bonne et douce année, au sein de tout le peuple d’Israël, d’un bien visible et tangible.