NOW ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Hayé Sarah - Paragraphes 5 - 7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha 'Hayé Sarah Série : Hayé sarahSérie : Likoutei sihot
5. La première union et le premier mariage clairement décrits par la Torah sont mentionnés dans notre Paracha. Il s’agit du mariage d’Its’hak. Le Midrach note que la Torah fait également allusion au mariage d’Adam et de ‘Hava. Pour autant, il n’y a bien là qu’une allusion, tout juste exprimée en quelques mots.
Lorsque Eliézer raconta comment Avraham l’avait envoyé à Aram Naharaïm et de quelle manière il était parvenu dans cet endroit, il dit: «Je suis arrivé aujourd’hui». Rachi explique: «Je suis parti aujourd’hui et je suis arrivé aujourd’hui. On peut en conclure que la route fut contractée pour lui».
Quelle était la raison d’être de cette contraction de la route et pourquoi Eliézer en fit-il état? On peut apporter deux réponses à cette question. La seconde, qui est développée par la ‘Hassidout, nous permettra de percevoir la finesse et la spiritualité caractéristiques des explications issues de cette partie de la Torah.
6. Voici, tout d’abord, la première explication. Lorsqu’Avraham envoya Eliézer à Aram Naharaïm, il rédigea pour lui un acte faisant don de tout ce qu’il possédait à Its’hak. Néanmoins, il ne sut quelle date il devait porter sur cet acte. Inscrire celle du jour du départ d’Eliézer ne se justifiait pas. Pourquoi devait-il faire le don de ses biens déjà pendant les dix sept jours que devait durer le voyage d’Avraham? La Michna ne dit-elle pas qu’un homme «doit gérer ce qu’il possède avec circonspection»? Dès l’arrivée d’Eliézer à Aram Naharaïm, en revanche, ce don était nécessaire, puisqu’il devait permettre le mariage d’Its’hak. A l’opposé, rien ne justifiait que ce don soit déjà effectif, dix sept jours plus tôt.
De même, Avraham ne pouvait inscrire sur cet acte la date de l’arrivée d’Eliézer, dix sept jours plus tard. Il aurait alors rédigé un acte post daté. Certes, sa validité n’aurait pas été remise en cause, mais, il n’est pas souhaitable de pratiquer ainsi. En conséquence, Avraham inscrivit la date à laquelle l’acte fut établi et, par la suite, le route fut contractée, «je suis parti aujourd’hui et je suis arrivé aujourd’hui», afin qu’il ne soit pas dépossédé de ses biens tant que cela n’était pas nécessaire.
Puis, Eliézer arriva à Aram Naharaïm et, craignant que Bethouel et Lavan lui demandent comment il pouvait leur présenter un acte daté du jour même, comment Avraham avait pu rédiger un écrit post daté, ayant donc une apparence mensongère, il prit lui-même l’initiative de se justifier: «Ne me posez pas de telles questions. Je suis parti aujourd’hui et je suis arrivé aujourd’hui».
Nous introduirons maintenant la seconde explication. Il est dit que Rivka se trouvait, dans la maison de Bethouel, comme «une rose parmi les ronces». Or, c’est précisément là que la rose peut pousser, car les ronces participent à son développement et à sa maturité. Par la suite, un effort est nécessaire pour cueillir cette rose, car les ronces font obstacle. De plus, pour que pousse la rose, on arrose l’endroit où elle a été plantée et les ronces en profitent donc également.
Dès que Rivka eut trois ans et un jour, devenant ainsi apte à s’unir à un homme, en l’occurrence à épouser Its’hak, Avraham en eut aussitôt connaissance. La rose pouvait enfin se lier au domaine de la sainteté et se libérer de l’emprise des ronces. Avraham dit alors à Eliézer: «Rends-toi dans mon pays et dans ma patrie. Là tu prendras une épouse pour mon fils, pour Its’hak».
Si la route n’avait pas été contractée, Rivka aurait dû passer quelques jours de plus chez Lavan et Bethouel. De même, la libération de l’emprise des ronces n’aurait pas pu commencer si Eliézer avait été envoyé avant que Rivka n’ait trois ans et un jour. En conséquence, la route subit une contraction, afin que Rivka ne reste pas chez elle plus que le temps nécessaire.
Eliézer parvint à Aram Naharaïm et là, il comprit que Lavan et Bethouel plaideraient pour que Rivka passe encore quelques temps auprès d’eux. De fait, ils demandèrent effectivement: «Que la jeune fille reste chez nous pendant un an ou dix mois». Il annonça donc, d’emblée: «Tout cela s’est passé aujourd’hui. Sachez qu’en la matière, chaque minute compte, chaque instant perdu est regrettable. C’est pour cela que je suis parti aujourd’hui et que je suis arrivé aujourd’hui».
7. Ce récit de la Torah délivre un enseignement évident, pour nous et pour les générations qui suivent. Les actions des pères sont des indications pour les enfants. Le chemin fut rétracté pour que Rivka ne reste pas une minute de plus dans la maison de Bethouel. Et, il en doit donc en être de même pour ses descendants Ceux-ci ne doivent pas s’affecter en considérant l’obscurité de l’exil, car D.ieu hâtera la délivrance, de sorte que nous n’ayons pas une minute de plus à passer en exil.
Lorsque Eliézer raconta comment Avraham l’avait envoyé à Aram Naharaïm et de quelle manière il était parvenu dans cet endroit, il dit: «Je suis arrivé aujourd’hui». Rachi explique: «Je suis parti aujourd’hui et je suis arrivé aujourd’hui. On peut en conclure que la route fut contractée pour lui».
Quelle était la raison d’être de cette contraction de la route et pourquoi Eliézer en fit-il état? On peut apporter deux réponses à cette question. La seconde, qui est développée par la ‘Hassidout, nous permettra de percevoir la finesse et la spiritualité caractéristiques des explications issues de cette partie de la Torah.
6. Voici, tout d’abord, la première explication. Lorsqu’Avraham envoya Eliézer à Aram Naharaïm, il rédigea pour lui un acte faisant don de tout ce qu’il possédait à Its’hak. Néanmoins, il ne sut quelle date il devait porter sur cet acte. Inscrire celle du jour du départ d’Eliézer ne se justifiait pas. Pourquoi devait-il faire le don de ses biens déjà pendant les dix sept jours que devait durer le voyage d’Avraham? La Michna ne dit-elle pas qu’un homme «doit gérer ce qu’il possède avec circonspection»? Dès l’arrivée d’Eliézer à Aram Naharaïm, en revanche, ce don était nécessaire, puisqu’il devait permettre le mariage d’Its’hak. A l’opposé, rien ne justifiait que ce don soit déjà effectif, dix sept jours plus tôt.
De même, Avraham ne pouvait inscrire sur cet acte la date de l’arrivée d’Eliézer, dix sept jours plus tard. Il aurait alors rédigé un acte post daté. Certes, sa validité n’aurait pas été remise en cause, mais, il n’est pas souhaitable de pratiquer ainsi. En conséquence, Avraham inscrivit la date à laquelle l’acte fut établi et, par la suite, le route fut contractée, «je suis parti aujourd’hui et je suis arrivé aujourd’hui», afin qu’il ne soit pas dépossédé de ses biens tant que cela n’était pas nécessaire.
Puis, Eliézer arriva à Aram Naharaïm et, craignant que Bethouel et Lavan lui demandent comment il pouvait leur présenter un acte daté du jour même, comment Avraham avait pu rédiger un écrit post daté, ayant donc une apparence mensongère, il prit lui-même l’initiative de se justifier: «Ne me posez pas de telles questions. Je suis parti aujourd’hui et je suis arrivé aujourd’hui».
Nous introduirons maintenant la seconde explication. Il est dit que Rivka se trouvait, dans la maison de Bethouel, comme «une rose parmi les ronces». Or, c’est précisément là que la rose peut pousser, car les ronces participent à son développement et à sa maturité. Par la suite, un effort est nécessaire pour cueillir cette rose, car les ronces font obstacle. De plus, pour que pousse la rose, on arrose l’endroit où elle a été plantée et les ronces en profitent donc également.
Dès que Rivka eut trois ans et un jour, devenant ainsi apte à s’unir à un homme, en l’occurrence à épouser Its’hak, Avraham en eut aussitôt connaissance. La rose pouvait enfin se lier au domaine de la sainteté et se libérer de l’emprise des ronces. Avraham dit alors à Eliézer: «Rends-toi dans mon pays et dans ma patrie. Là tu prendras une épouse pour mon fils, pour Its’hak».
Si la route n’avait pas été contractée, Rivka aurait dû passer quelques jours de plus chez Lavan et Bethouel. De même, la libération de l’emprise des ronces n’aurait pas pu commencer si Eliézer avait été envoyé avant que Rivka n’ait trois ans et un jour. En conséquence, la route subit une contraction, afin que Rivka ne reste pas chez elle plus que le temps nécessaire.
Eliézer parvint à Aram Naharaïm et là, il comprit que Lavan et Bethouel plaideraient pour que Rivka passe encore quelques temps auprès d’eux. De fait, ils demandèrent effectivement: «Que la jeune fille reste chez nous pendant un an ou dix mois». Il annonça donc, d’emblée: «Tout cela s’est passé aujourd’hui. Sachez qu’en la matière, chaque minute compte, chaque instant perdu est regrettable. C’est pour cela que je suis parti aujourd’hui et que je suis arrivé aujourd’hui».
7. Ce récit de la Torah délivre un enseignement évident, pour nous et pour les générations qui suivent. Les actions des pères sont des indications pour les enfants. Le chemin fut rétracté pour que Rivka ne reste pas une minute de plus dans la maison de Bethouel. Et, il en doit donc en être de même pour ses descendants Ceux-ci ne doivent pas s’affecter en considérant l’obscurité de l’exil, car D.ieu hâtera la délivrance, de sorte que nous n’ayons pas une minute de plus à passer en exil.