A., un Avrekh Habad établi dans une communauté du centre du pays, lance un appel désespéré aux responsables communautaires et aux Rabbanim des Yechivot de Terre Sainte. Son fils Mendy, de retour de deux années d’étude au 770, a été arrêté dès son atterrissage à l’aéroport Ben Gourion, puis jeté à la « Prison 10 », sans pouvoir prier dignement ni recevoir à manger et à boire. Son seul tort aura été d’avoir consacré sa vie à l’étude de la Torah.
Neve Tzedek, de désignation militaire « prison 10 », est le principal centre de détention de Tsahal, inauguré le 18 avril 2021 au camp Gour (Beth Lid), près de Netanya. Il a remplacé les prisons 4 et 6, vétustes et héritées du Mandat britannique, longtemps critiquées pour leurs conditions médiocres et leurs mauvais traitements. L’établissement peut accueillir environ mille détenus avec quelque 300 membres du personnel, et vise avant tout les déserteurs et les insoumis. Il abrite un dispositif de réinsertion, « Ga’halat », qui aide les soldats à réintégrer le service, propose des aménagements de conditions et peut aller jusqu’à l’exemption. Le site réunit enfin sur un même campus la justice militaire, avec un tribunal comprenant le parquet et la défense.
L’appel d’un père au bord des larmes
Le père de Mendy supplie les responsables communautaires et les Rabbanim des Yechivot de Terre Sainte de lui venir en aide afin d’obtenir la libération de son fils, aujourd’hui détenu à la prison 10. Là, le jeune homme ne peut ni prier dignement ni recevoir de quoi se nourrir et se désaltérer, et cela pour avoir étudié la Torah.
Le parcours exemplaire d’un jeune homme d’étude
Mendy est un Ba’hour Habad comme tant d’autres. Après six années de petite puis de grande Yechiva en Terre Sainte, il s’est envolé vers notre sainte cour, à 770, à New York, avec ses camarades et tous les élèves de sa classe d’âge. Après avoir achevé ses études à Beth ‘Hayénou, il a poursuivi par une année de Chli’hout, puis a mené à son terme le cursus de la Semikha, obtenant son diplôme de Cho’het, l’abattage rituel, avec mention.
Une arrestation dès l’atterrissage
Hier soir, à son atterrissage à l’aéroport Ben Gourion, il a été arrêté en compagnie de dizaines de Ba’hourim, sur ce vol désormais tristement célèbre où Tsahal les intercepte pour les conduire au bureau de recrutement ou devant un juge. Comme cela a été rapporté, la plupart des Temimim ont signé une procédure d’enrôlement et ont pu être libérés dans la soirée pour retrouver leurs familles. Mendy, lui, a été installé dans un véhicule militaire qui l’a emmené à la « Prison 10 », à Kfar Yona.
Des conditions de détention indignes
Là, il a été jeté comme le dernier des criminels dans une cellule étouffante, sans nourriture ni boisson, et la cuvette des toilettes à l’intérieur même de la pièce, ce qui rend toute prière décente impossible. Mendy a seulement demandé à sortir de sa cellule le temps de prier ; pour toute réponse, il n’a reçu que des cris et des menaces.
Le témoignage bouleversant du père
Depuis cette tribune, son père s’adresse aux responsables de Habad et aux Rabbanim des Yechivot : « Aidez-moi à faire libérer mon fils de prison. Mon fils a accepté, comme ses camarades, de signer un engagement en vue d’un enrôlement futur, mais l’armée a refusé et l’a jeté en détention. »
« Nous l’avons vu lors de l’audience portant sur la prolongation de sa détention de huit jours supplémentaires, jusqu’à mercredi prochain. Il se tenait derrière une épaisse vitre, face à un juge impassible, et ne souhaitait qu’une seule chose : nous serrer dans ses bras. »
Le père poursuit : « Mendy veut retrouver ses parents, ses frères et sœurs, toute sa famille, ses grands-parents qui l’attendent tant après deux années passées à l’étranger. Il est accablé de voir comment l’armée traite un jeune homme d’étude dont le seul désir était d’étudier la Torah. »

Source : COL

