D ieu te promet de réussir ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Be'houkotay Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Be'houkotaï Série : Bé'houkotaySérie : Likoutei sihot
1. Notre Sidra commence par le verset: “ Si vous suivez Mes décrets ”. La Guemara explique: “ Ce ‘si’ est implorant ”. Il ne faut donc pas l’interpréter comme s’il introduisait une condition, comme c’est généralement le cas, y compris dans cette même Paracha, ainsi qu’il est dit: “ Si vous ne m’écoutez pas ”.
Dans ce verset, en revanche, D.ieu implore Israël, si l’on peut s’exprimer ainsi: “ Suivez Mes décrets! Investissez votre effort dans la Torah! ”.
2. Nous retrouvons également ces deux formes d’expression, l’injonction et l’assurance, dans la Mitsva d’aimer D.ieu.
Commentant le verset “ tu aimeras l’Eternel ton D.ieu ”, l’Admour Hazaken en donne deux interprétations :
A) Tu dois aimer.
B) Tu vas aimer.
Là encore, les deux explications sont liées. Car, une Injonction divine est, en même temps, une force accordée pour la mettre en pratique, une assurance qu’il en sera bien ainsi, comme nous l’avons dit.
L’amour de D.ieu est à l’origine des deux cent quarante huit Injonctions de la Torah. Et, la crainte de D.ieu est l’une d’entre elles, qui est elle-même la source de ses trois cent soixante cinq Interdits. Il en résulte que l’amour de D.ieu est bien à l’origine des six cent treize Mitsvot de la Torah.
En l’occurrence, la Torah, à propos de l’amour de D.ieu, énonce à la fois une injonction et une assurance. Et, l’on peut donc en conclure qu’il en est de même pour toutes les six cent treize Mitsvot, auxquelles fait allusion le verset : “ Si vous suivez Mes décrets, accomplissez Mes Mitsvot et les pratiquez ”, qui doit lui-même être interprété comme une demande implorante et une promesse.
3. Une autre explication considère que les décrets dont il est question dans ce verset sont les Mitsvot. Celles-ci se répartissent en trois catégories, les Jugements, les Témoignages et les Décrets.
Les Jugements sont des Mitsvot qui constituent une évidence intellectuelle et que l’on aurait respecté également si la Torah ne les avait pas ordonnées. Les Témoignages sont des Préceptes qui ne sont pas d’une évidence absolue, mais que l’on peut, néanmoins, concevoir, dès lors que la Torah les a définis. Les Décrets défient totalement la logique. C’est le cas de l’interdiction de mélanger la laine et le lin ou bien de la vache rousse.
Le verset parle ici de “ Mes Décrets ”, bien qu’il fasse allusion à toutes les Mitsvot. Il souligne, de cette façon, que les Jugements et les Témoignages, même si l’on peut leur trouver une explication logique, doivent, avant tout, être mis en pratique avec soumission, au même titre que les Décrets, ainsi qu’il est dit : “ J’ai émis un décret, pris une décision ”.
La pratique des Mitsvot, bien qu’elle soit basée sur la soumission et non sur la logique, n’en procure pas moins un plaisir. Bien plus, celui-ci est particulièrement intense et l’on connaît, de ce point de vue, la différence qu’il y a entre un “ serviteur fidèle ” et un “ simple serviteur ”. Pour le premier, “ le plaisir du serviteur est le plaisir du maître ”.
C’est le sens de l’expression “ vous suivrez ”. Il s’agit bien ici de Décrets, pour lesquels l’approche qui convient est celle de la soumission. Malgré cela, ils permettent de “ suivre ”, d’avancer. Un avancement transcendant toute limite ne peut pas découler des forces limitées de la personnalité, de l’intellect et des sentiments. Il provient donc des forces qui la transcendent, du plaisir et de l’enthousiasme.
Le ‘si’, la demande implorante et l’assurance de D.ieu, portent non seulement sur l’accomplissement proprement dit de la Mitsva, mais aussi sur la manière de l’accomplir. Ainsi, il est certain que “ vous suivrez Mes Décrets ” et chacun peut donc avoir la conviction qu’il accomplira les Mitsvot avec ardeur et soumission.
4. La récompense d’une telle attitude est : “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, la pluie spirituelle de laquelle il est dit : “ que Ma Parole s’écoule comme la pluie ” ou une révélation encore plus haute, la lumière de la Torah, ou même un dévoilement plus élevé encore, l’enseignement du Machia’h, par rapport auquel la Torah que nous possédons, à l’heure actuelle, est insignifiante.
C’est de cette façon que l’on peut obtenir également “ vos pluies en leur temps ”, au sens le plus littéral.
De la sorte, on possédera l’opulence matérielle, qui fera disparaître tout ce qui fait obstacle au service de D.ieu. Bien plus, les biens matériels dont on dispose participeront également de ce service. Ainsi, l’un de nos Sages expliqua qu’il avait des difficultés à se concentrer avant d’avoir consommé de la viande.
L’opulence matérielle permettra de servir D.ieu dans le calme et la largesse de l’esprit.
Dans ce verset, en revanche, D.ieu implore Israël, si l’on peut s’exprimer ainsi: “ Suivez Mes décrets! Investissez votre effort dans la Torah! ”.
2. Nous retrouvons également ces deux formes d’expression, l’injonction et l’assurance, dans la Mitsva d’aimer D.ieu.
Commentant le verset “ tu aimeras l’Eternel ton D.ieu ”, l’Admour Hazaken en donne deux interprétations :
A) Tu dois aimer.
B) Tu vas aimer.
Là encore, les deux explications sont liées. Car, une Injonction divine est, en même temps, une force accordée pour la mettre en pratique, une assurance qu’il en sera bien ainsi, comme nous l’avons dit.
L’amour de D.ieu est à l’origine des deux cent quarante huit Injonctions de la Torah. Et, la crainte de D.ieu est l’une d’entre elles, qui est elle-même la source de ses trois cent soixante cinq Interdits. Il en résulte que l’amour de D.ieu est bien à l’origine des six cent treize Mitsvot de la Torah.
En l’occurrence, la Torah, à propos de l’amour de D.ieu, énonce à la fois une injonction et une assurance. Et, l’on peut donc en conclure qu’il en est de même pour toutes les six cent treize Mitsvot, auxquelles fait allusion le verset : “ Si vous suivez Mes décrets, accomplissez Mes Mitsvot et les pratiquez ”, qui doit lui-même être interprété comme une demande implorante et une promesse.
3. Une autre explication considère que les décrets dont il est question dans ce verset sont les Mitsvot. Celles-ci se répartissent en trois catégories, les Jugements, les Témoignages et les Décrets.
Les Jugements sont des Mitsvot qui constituent une évidence intellectuelle et que l’on aurait respecté également si la Torah ne les avait pas ordonnées. Les Témoignages sont des Préceptes qui ne sont pas d’une évidence absolue, mais que l’on peut, néanmoins, concevoir, dès lors que la Torah les a définis. Les Décrets défient totalement la logique. C’est le cas de l’interdiction de mélanger la laine et le lin ou bien de la vache rousse.
Le verset parle ici de “ Mes Décrets ”, bien qu’il fasse allusion à toutes les Mitsvot. Il souligne, de cette façon, que les Jugements et les Témoignages, même si l’on peut leur trouver une explication logique, doivent, avant tout, être mis en pratique avec soumission, au même titre que les Décrets, ainsi qu’il est dit : “ J’ai émis un décret, pris une décision ”.
La pratique des Mitsvot, bien qu’elle soit basée sur la soumission et non sur la logique, n’en procure pas moins un plaisir. Bien plus, celui-ci est particulièrement intense et l’on connaît, de ce point de vue, la différence qu’il y a entre un “ serviteur fidèle ” et un “ simple serviteur ”. Pour le premier, “ le plaisir du serviteur est le plaisir du maître ”.
C’est le sens de l’expression “ vous suivrez ”. Il s’agit bien ici de Décrets, pour lesquels l’approche qui convient est celle de la soumission. Malgré cela, ils permettent de “ suivre ”, d’avancer. Un avancement transcendant toute limite ne peut pas découler des forces limitées de la personnalité, de l’intellect et des sentiments. Il provient donc des forces qui la transcendent, du plaisir et de l’enthousiasme.
Le ‘si’, la demande implorante et l’assurance de D.ieu, portent non seulement sur l’accomplissement proprement dit de la Mitsva, mais aussi sur la manière de l’accomplir. Ainsi, il est certain que “ vous suivrez Mes Décrets ” et chacun peut donc avoir la conviction qu’il accomplira les Mitsvot avec ardeur et soumission.
4. La récompense d’une telle attitude est : “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, la pluie spirituelle de laquelle il est dit : “ que Ma Parole s’écoule comme la pluie ” ou une révélation encore plus haute, la lumière de la Torah, ou même un dévoilement plus élevé encore, l’enseignement du Machia’h, par rapport auquel la Torah que nous possédons, à l’heure actuelle, est insignifiante.
C’est de cette façon que l’on peut obtenir également “ vos pluies en leur temps ”, au sens le plus littéral.
De la sorte, on possédera l’opulence matérielle, qui fera disparaître tout ce qui fait obstacle au service de D.ieu. Bien plus, les biens matériels dont on dispose participeront également de ce service. Ainsi, l’un de nos Sages expliqua qu’il avait des difficultés à se concentrer avant d’avoir consommé de la viande.
L’opulence matérielle permettra de servir D.ieu dans le calme et la largesse de l’esprit.