L'initiative de Moshé - Likoutei sihot - Volume 4 - Parachat Devarim - Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Devarim Série : DevarimSérie : Likoutei sihot
1. Le traité Meguila 31b dit que Moché, notre maître, prononça le contenu du livre de Devarim : “ de sa propre initiative ” et les Tossafot précisent : “ par inspiration divine ”, comme l’explique le Likouteï Torah Chir Hachirim, à la page 20c.
Il est différents niveaux d’inspiration divine et il est dit, à propos de Moché (Devarim 34, 10), que : “ Il ne s’est pas dressé, en Israël, un prophète qui soit comparable à Moché ”. Celle qui lui fut accordée était donc la plus élevée. Le livre de Devarim, le Michné Torah, le “ double de la Torah ” est partie intégrante de la Torah et le fait que Moché l’ait écrit “ de sa propre initiative ” ne signifie pas, bien entendu, qu’il n’émane pas de D.ieu, bien au contraire, comme le souligne le Likouteï Torah Bamidbar, à la page 15c.
Dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 8, le Rambam tranche que celui qui considère qu’un seul mot de la Torah a été introduit par Moché lui-même est défini comme un “ impie ”. Combien plus ne peut-on le dire d’un livre entier de la Loi Écrite. L’expression “ de sa propre initiative ” fait donc bien référence à l’inspiration de D.ieu, Qui s’introduisit en lui et s’unifia à lui, ainsi qu’il est dit : “ la Présence divine s’exprimait par la gorge de Moché ”, comme l’expliquent le Zohar, tome 3, pages 232a, 7a, 265a, le Midrach Chemot Rabba, chapitre 3, paragraphe 15, Vaykra Rabba, chapitre 2, paragraphe 3 et la Me’hilta, sur Chemot 18, 19.
C’est donc pour cette raison que Moché affirme (Devarim 11, 14-15) : “ Je donnerai la pluie… Je donnerai de l’herbe ”, comme l’explique le Likouteï Torah, Be’houkotaï, à la page 50a. Ces mots furent bien l’expression de la Présence divine, prononcés par la gorge de Moché.
La différence entre Devarim et les quatre livres précédents de la Torah réside donc uniquement dans la manière dont nous en avons obtenu la révélation, par l’intermédiaire de Moché. Les quatre premiers livres nous furent effectivement transmis par Moché et l’on n’entendit directement de D.ieu que les deux premiers Commandements, “ Je suis l’Éternel ton D.ieu ” et “ Tu n’auras pas d’autres dieux ”. S’agissant des six cent onze autres Préceptes, en revanche, le verset parle de “ la Torah que Moché nous a ordonné ”. De fait, la valeur numérique du mot Torah est six cent onze, comme le souligne le traité Makot 23b et 24a.
En fait, Moché ne fut qu’un émissaire, chargé de transmettre les quatre premiers livres, comme le souligne Rachi, commentant le traité Meguila 31b. A l’opposé, il énonça le livre de Devarim comme s’il émanait “ de sa propre initiative ”. Dès lors, il n’était plus un émissaire, car la Présence de D.ieu se révélait par son intellect, s’unifiait à lui et s’exprimait “ par la gorge de Moché ”.
Plus précisément, Moché s’exprima “ de sa propre initiative ” afin de révéler son inspiration divine, de laquelle émanaient sa prophétie et sa compréhension. Pour autant, il énonçait bien la Parole de D.ieu, la source de la Torah étant infiniment plus élevée que cette inspiration divine, laquelle servait uniquement à la révéler.
Il en est de même pour toutes les explications de la Torah, développées par les Sages de la Michna, de la Guemara, par les érudits de chaque époque. Tous portent le nom de Moché, comme le soulignent le Torah Or, à la page 68c et le commentaire de Rachi, sur le traité ‘Houlin 93a. Et, il est dit que “ tout commentaire nouveau développé par un érudit expérimenté fut déjà donné à Moché, sur le mont Sinaï ”, selon le traité Meguila 19b, le Yerouchalmi Péa, chapitre 2, paragraphe 4, le Midrach Chemot Rabba, au début du chapitre 47, le Midrach Vaykra Rabba, au début du chapitre 22, le Kohélet Rabba, chapitre 1, paragraphe 9, chapitre 9, paragraphes 5 et 8, les responsa Beth Hachem, troisième partie, le Or Ha Torah du Maguid, au début de la Parchat Toledot et Iguéret Ha Kodech, Kountrass A’haron, au paragraphe “ Afin de comprendre le sens des détails de la Loi ”.
Les explications des Sages furent donc transmises à Moché sur le mont Sinaï et elles constituent, à proprement parler, la Parole de D.ieu, comme le soulignent les lois de la Techouva du Rambam et le Likouteï Torah, Be’houkotaï, à la page 50a. Cette Parole de D.ieu se révéla, néanmoins, à travers leur compréhension, ce qui, bien évidemment, peut se réaliser de différentes façons. Mais, en tout état de cause, il s’agit effectivement de la Parole de D.ieu.
Le livre de Devarim introduit des notions nouvelles et, en outre, il explique de nombreux points figurant dans les livres précédents, mais que l’on n’aurait pu comprendre autrement. Et, il en est de même pour les commentaires et les décisions des Sages, à chaque époque. Si l’on n’accepte pas une pratique introduite par “ l’équivalent de Moché, dans la génération ”, selon l’expression des Tikouneï Zohar, Tikoun 69, page 114a et du Midrach Béréchit Rabba, chapitre 56, paragraphe 7, on ne remet pas en cause uniquement sa décision, mais également toutes les précédentes.
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Il est différents niveaux d’inspiration divine et il est dit, à propos de Moché (Devarim 34, 10), que : “ Il ne s’est pas dressé, en Israël, un prophète qui soit comparable à Moché ”. Celle qui lui fut accordée était donc la plus élevée. Le livre de Devarim, le Michné Torah, le “ double de la Torah ” est partie intégrante de la Torah et le fait que Moché l’ait écrit “ de sa propre initiative ” ne signifie pas, bien entendu, qu’il n’émane pas de D.ieu, bien au contraire, comme le souligne le Likouteï Torah Bamidbar, à la page 15c.
Dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 8, le Rambam tranche que celui qui considère qu’un seul mot de la Torah a été introduit par Moché lui-même est défini comme un “ impie ”. Combien plus ne peut-on le dire d’un livre entier de la Loi Écrite. L’expression “ de sa propre initiative ” fait donc bien référence à l’inspiration de D.ieu, Qui s’introduisit en lui et s’unifia à lui, ainsi qu’il est dit : “ la Présence divine s’exprimait par la gorge de Moché ”, comme l’expliquent le Zohar, tome 3, pages 232a, 7a, 265a, le Midrach Chemot Rabba, chapitre 3, paragraphe 15, Vaykra Rabba, chapitre 2, paragraphe 3 et la Me’hilta, sur Chemot 18, 19.
C’est donc pour cette raison que Moché affirme (Devarim 11, 14-15) : “ Je donnerai la pluie… Je donnerai de l’herbe ”, comme l’explique le Likouteï Torah, Be’houkotaï, à la page 50a. Ces mots furent bien l’expression de la Présence divine, prononcés par la gorge de Moché.
La différence entre Devarim et les quatre livres précédents de la Torah réside donc uniquement dans la manière dont nous en avons obtenu la révélation, par l’intermédiaire de Moché. Les quatre premiers livres nous furent effectivement transmis par Moché et l’on n’entendit directement de D.ieu que les deux premiers Commandements, “ Je suis l’Éternel ton D.ieu ” et “ Tu n’auras pas d’autres dieux ”. S’agissant des six cent onze autres Préceptes, en revanche, le verset parle de “ la Torah que Moché nous a ordonné ”. De fait, la valeur numérique du mot Torah est six cent onze, comme le souligne le traité Makot 23b et 24a.
En fait, Moché ne fut qu’un émissaire, chargé de transmettre les quatre premiers livres, comme le souligne Rachi, commentant le traité Meguila 31b. A l’opposé, il énonça le livre de Devarim comme s’il émanait “ de sa propre initiative ”. Dès lors, il n’était plus un émissaire, car la Présence de D.ieu se révélait par son intellect, s’unifiait à lui et s’exprimait “ par la gorge de Moché ”.
Plus précisément, Moché s’exprima “ de sa propre initiative ” afin de révéler son inspiration divine, de laquelle émanaient sa prophétie et sa compréhension. Pour autant, il énonçait bien la Parole de D.ieu, la source de la Torah étant infiniment plus élevée que cette inspiration divine, laquelle servait uniquement à la révéler.
Il en est de même pour toutes les explications de la Torah, développées par les Sages de la Michna, de la Guemara, par les érudits de chaque époque. Tous portent le nom de Moché, comme le soulignent le Torah Or, à la page 68c et le commentaire de Rachi, sur le traité ‘Houlin 93a. Et, il est dit que “ tout commentaire nouveau développé par un érudit expérimenté fut déjà donné à Moché, sur le mont Sinaï ”, selon le traité Meguila 19b, le Yerouchalmi Péa, chapitre 2, paragraphe 4, le Midrach Chemot Rabba, au début du chapitre 47, le Midrach Vaykra Rabba, au début du chapitre 22, le Kohélet Rabba, chapitre 1, paragraphe 9, chapitre 9, paragraphes 5 et 8, les responsa Beth Hachem, troisième partie, le Or Ha Torah du Maguid, au début de la Parchat Toledot et Iguéret Ha Kodech, Kountrass A’haron, au paragraphe “ Afin de comprendre le sens des détails de la Loi ”.
Les explications des Sages furent donc transmises à Moché sur le mont Sinaï et elles constituent, à proprement parler, la Parole de D.ieu, comme le soulignent les lois de la Techouva du Rambam et le Likouteï Torah, Be’houkotaï, à la page 50a. Cette Parole de D.ieu se révéla, néanmoins, à travers leur compréhension, ce qui, bien évidemment, peut se réaliser de différentes façons. Mais, en tout état de cause, il s’agit effectivement de la Parole de D.ieu.
Le livre de Devarim introduit des notions nouvelles et, en outre, il explique de nombreux points figurant dans les livres précédents, mais que l’on n’aurait pu comprendre autrement. Et, il en est de même pour les commentaires et les décisions des Sages, à chaque époque. Si l’on n’accepte pas une pratique introduite par “ l’équivalent de Moché, dans la génération ”, selon l’expression des Tikouneï Zohar, Tikoun 69, page 114a et du Midrach Béréchit Rabba, chapitre 56, paragraphe 7, on ne remet pas en cause uniquement sa décision, mais également toutes les précédentes.
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