L'UNIQUE solution pour s'attacher au Divin ! Likoutei Sihot Vol 1 Parachat Noa'h - paragraphes 10-18
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Noa'h Elloul Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
10. Il est une explication de la Torah, rédigée par le Tséma’h Tsédek et commençant par ses mots: «Rabbi Akiva dit: Vous êtes bienheureux, enfants d’Israël. Voyez devant Qui vous vous purifiez et Qui vous purifie». Elle fut rédigée en Elloul et Tichri. On peut comprendre le lien entre cette période et l’affirmation de Rabbi Akiva, qui évoque la Techouva. Pour la même raison, la Michna citant ces propos de Rabbi Akiva figure à la fin du traité Yoma, qui décrit le service de D.ieu de Yom Kippour. Un discours ‘hassidique, introduit par la même phrase, fut prononcé pendant le Chabbat Noa’h 5667, il y a cinquante ans. Il fut dit à l’occasion de la Parchat Noa’h et doit donc être lié à elle. Reprenant une explication du Torah Or, on peut dire simplement que le déluge est comparable aux eaux du bain rituel, qui apportent la purification.
11. La Techouva peut s’entendre à deux niveaux. Au sens simple, elle consiste à regretter la faute. A une dimension plus profonde, elle accomplit les termes du verset «l’esprit retourne vers D.ieu, Qui l’a accordé». Elle est alors une attirance profonde, transcendant la raison, que l’homme éprouve pour la Divinité.
C’est ainsi qu’il faut comprendre cette répétition, «devant Qui vous vous purifiez et Qui vous purifie». La première expression, «devant Qui vous vous purifiez» désigne la Techouva qui est réalisée ici-bas et qui est consécutive à la faute. La seconde, «Qui vous purifie», est celle qui est à l’initiative céleste, «l’esprit retourne vers D.ieu Qui l’a accordé ».
On peut trouver une allusion à ces deux stades de la Techouva, dans la Parchat Noa’h. Commentant le verset «viens dans l’arche», le Baal Chem Tov explique, en effet, qu’il faut se pénétrer des mots de la Torah et de la prière. Or, on peut constater que la Torah est une révélation céleste et la prière, le résultat d’un effort accompli ici-bas. Les mots de la Torah sont comparables à des pierres, créées par D.ieu et ceux de la prière, à des briques, c’est-à-dire aux «pierres» fabriquées par les hommes.
12. L’attirance pour la Divinité et le don de soi qui transcende la raison sont envisageables de différentes manières, très élevées ou, au contraire, très basses.
Faire don de soi signifie offrir sa propre volonté à D.ieu ou encore, selon l’expression de la Guemara, qui constate «peut-on tuer à moitié ou tuer entièrement», se «tuer» pour D.ieu. Car, chaque acte de soumission envers D.ieu, même le plus léger, permet de se «tuer à moitié ». Et, il en est de même pour le don de soi.
Par ailleurs, même l’homme le plus grand ne peut pas baser son service de D.ieu uniquement sur sa propre compréhension. Il doit également se soumettre à D.ieu et faire don de lui-même. C’est ainsi qu’il pourra percevoir la Divinité, ainsi qu’il est dit: «Je suis élevé et saint, Je réside avec celui qui est humble et modeste».
Une telle personne ne saurait se dire que, compte tenu de sa grandeur, elle peut s’en remettre à sa propre compréhension, que celle-ci n’est pas inférieure au sentiment d’abnégation d’un autre.
On lui expliquera, en effet, qu’elle doit servir D.ieu «de tout ton pouvoir», c’est-à-dire selon le pouvoir de chacun. Celui qui est limité par la logique ne peut pas saisir la Divinité. Pour y parvenir, il doit faire don de lui-même.
Il en est de même pour l’étude de la ‘Hassidout. Celui qui en possède de larges connaissances, adopte ses coutumes et ses enseignements, peut penser avoir atteint le sommet, par référence à son entourage. On lui dira donc que ce qu’il a acquis n’est pas suffisant, qu’il doit encore servir D.ieu et ne peut y parvenir qu’en faisant don de sa propre personne.Le Kountrass Oumayan explique que celui qui est intelligent et manipule aisément des concepts abstraits, ceux que d’autres personnes ne saisissent qu’au prix d’un grand effort, doit, lui aussi, fournir des efforts. S’il se cantonne dans les limites de sa propre personne, il ne pourra pas saisir la Divinité.
13. C’est pour cette raison qu’à l’issue de Roch Hachana, de Yom Kippour et du mois de Tichri, on lit la Parchat Noa’h.
L’essence profonde du jour de Yom Kippour apporte le pardon et D.ieu efface toutes les fautes. Les Juifs s’unissent alors profondément à D.ieu, de sorte que «Israël et le Roi sont seuls». L’existence même d’Israël est la Divinité.
On peut donc s’interroger. Pourquoi un Juif doit-il faire don de lui-même alors que le fondement de son existence est divin? C’est pour répondre à cette question qu’à la fin du mois de Tichri, on lit la Parchat Noa’h, qui dit «viens dans l’arche», introduit la Techouva qui est une révélation céleste et celle qui est réalisée ici-bas.
Il faut donc faire don de sa propre personne, car il est exclu de percevoir la Divinité en la conservant, aussi grand que l’on puisse être. Il faut servir D.ieu «de tout ton pouvoir».
11. La Techouva peut s’entendre à deux niveaux. Au sens simple, elle consiste à regretter la faute. A une dimension plus profonde, elle accomplit les termes du verset «l’esprit retourne vers D.ieu, Qui l’a accordé». Elle est alors une attirance profonde, transcendant la raison, que l’homme éprouve pour la Divinité.
C’est ainsi qu’il faut comprendre cette répétition, «devant Qui vous vous purifiez et Qui vous purifie». La première expression, «devant Qui vous vous purifiez» désigne la Techouva qui est réalisée ici-bas et qui est consécutive à la faute. La seconde, «Qui vous purifie», est celle qui est à l’initiative céleste, «l’esprit retourne vers D.ieu Qui l’a accordé ».
On peut trouver une allusion à ces deux stades de la Techouva, dans la Parchat Noa’h. Commentant le verset «viens dans l’arche», le Baal Chem Tov explique, en effet, qu’il faut se pénétrer des mots de la Torah et de la prière. Or, on peut constater que la Torah est une révélation céleste et la prière, le résultat d’un effort accompli ici-bas. Les mots de la Torah sont comparables à des pierres, créées par D.ieu et ceux de la prière, à des briques, c’est-à-dire aux «pierres» fabriquées par les hommes.
12. L’attirance pour la Divinité et le don de soi qui transcende la raison sont envisageables de différentes manières, très élevées ou, au contraire, très basses.
Faire don de soi signifie offrir sa propre volonté à D.ieu ou encore, selon l’expression de la Guemara, qui constate «peut-on tuer à moitié ou tuer entièrement», se «tuer» pour D.ieu. Car, chaque acte de soumission envers D.ieu, même le plus léger, permet de se «tuer à moitié ». Et, il en est de même pour le don de soi.
Par ailleurs, même l’homme le plus grand ne peut pas baser son service de D.ieu uniquement sur sa propre compréhension. Il doit également se soumettre à D.ieu et faire don de lui-même. C’est ainsi qu’il pourra percevoir la Divinité, ainsi qu’il est dit: «Je suis élevé et saint, Je réside avec celui qui est humble et modeste».
Une telle personne ne saurait se dire que, compte tenu de sa grandeur, elle peut s’en remettre à sa propre compréhension, que celle-ci n’est pas inférieure au sentiment d’abnégation d’un autre.
On lui expliquera, en effet, qu’elle doit servir D.ieu «de tout ton pouvoir», c’est-à-dire selon le pouvoir de chacun. Celui qui est limité par la logique ne peut pas saisir la Divinité. Pour y parvenir, il doit faire don de lui-même.
Il en est de même pour l’étude de la ‘Hassidout. Celui qui en possède de larges connaissances, adopte ses coutumes et ses enseignements, peut penser avoir atteint le sommet, par référence à son entourage. On lui dira donc que ce qu’il a acquis n’est pas suffisant, qu’il doit encore servir D.ieu et ne peut y parvenir qu’en faisant don de sa propre personne.Le Kountrass Oumayan explique que celui qui est intelligent et manipule aisément des concepts abstraits, ceux que d’autres personnes ne saisissent qu’au prix d’un grand effort, doit, lui aussi, fournir des efforts. S’il se cantonne dans les limites de sa propre personne, il ne pourra pas saisir la Divinité.
13. C’est pour cette raison qu’à l’issue de Roch Hachana, de Yom Kippour et du mois de Tichri, on lit la Parchat Noa’h.
L’essence profonde du jour de Yom Kippour apporte le pardon et D.ieu efface toutes les fautes. Les Juifs s’unissent alors profondément à D.ieu, de sorte que «Israël et le Roi sont seuls». L’existence même d’Israël est la Divinité.
On peut donc s’interroger. Pourquoi un Juif doit-il faire don de lui-même alors que le fondement de son existence est divin? C’est pour répondre à cette question qu’à la fin du mois de Tichri, on lit la Parchat Noa’h, qui dit «viens dans l’arche», introduit la Techouva qui est une révélation céleste et celle qui est réalisée ici-bas.
Il faut donc faire don de sa propre personne, car il est exclu de percevoir la Divinité en la conservant, aussi grand que l’on puisse être. Il faut servir D.ieu «de tout ton pouvoir».