Le contenu de chaque Sidra - Likoutei sihot - Volume 3 - Parachat Pékoudé Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Pekoudei Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
1. La répartition entre les Sidrot, comme tout ce qui concerne la Torah, est particulièrement précise et juste. Elle n’est nullement le fait du hasard, ce qu’à D.ieu ne plaise. Ainsi, chaque Sidra a un contenu précis, de sorte que cette répartition n’a en aucune façon un caractère arbitraire. De même, le nom d’une Sidra n’est pas simplement son premier mot, mais bien une expression de ce contenu. Et, c’est précisément pour cette raison que ce mot introduit la Sidra.
Le Zohar, tome 1, page 104 et les Tikouneï Zohar, Tikoun 13, page 29b, soulignent que la Torah compte cinquante trois Sidrot. Ce nombre est donc particulièrement précis et on le retrouve chaque année, y compris lorsque plusieurs Sidrot sont lues conjointement. En effet, la répartition entre elles est réalisée en fonction du contenu de chacune. Néanmoins, deux contenus doivent, parfois, être lus séparément, alors que, d’autres fois, ils sont lus simultanément, pendant la même semaine, lorsque les Sidrot correspondantes sont réunies.
On peut en conclure que les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï, même lorsqu’elles sont lues conjointement, possèdent, l’une et l’autre, un contenu propre. Certes, toutes deux traitent de la construction effective du Sanctuaire et de ses instruments, en ce monde matériel, par les enfants d’Israël, alors que celles de Terouma et de Tétsavé rapportaient les Injonctions divines, énoncées à ce sujet. Malgré cela, Vayakhel et Pekoudeï présentent effectivement des idées différentes, comme c’est le cas pour Terouma et Tetsavé, qui ne sont jamais lues simultanément, même si elles évoquent le même sujet, les instructions divines concernant le Sanctuaire.
2. La différence qui existe entre le contenu de Vayakhel et celui de Pekoudeï est la suivante. La Parchat Vayakhel raconte de quelle manière Moché réunit les enfants d’Israël afin de leur transmettre l’Injonction divine de bâtir le Sanctuaire et ses instruments. Elle précise comment ils mirent effectivement en pratique ce que D.ieu leur avait demandé. La Parchat Pekoudeï, quant à elle, explique comment Moché établit le compte de toutes les offrandes qui avaient été apportées, de l’or et de l’argent, rapporte de quelle manière tout cela fut utilisé. Elle décrit ensuite l’onction du Sanctuaire et de ses instruments, avec de l’huile, les sacrifices qui s’y déroulèrent et la révélation divine qui fut obtenue, ainsi qu’il est dit (Chemot 40, 34) : “ L’honneur de D.ieu emplit le Sanctuaire ”.
En conséquence, Vayakhel présente l’accomplissement des hommes, leur engagement financier, physique et moral pour bâtir le Sanctuaire. En effet, financièrement, ceux-ci offrirent treize ou quinze éléments, physiquement, ils investirent tous leurs efforts dans cet accomplissement et, moralement, ils firent usage de toutes les qualités décrites par le verset, “ son cœur s’éleva ”, “ il eut un esprit généreux ”, “ la sagesse du cœur ”.
Pour autant, il n’y avait bien là que l’effort des hommes. Pekoudeï introduit donc un fait nouveau, la révélation céleste, à propos de laquelle il est dit : “ L’honneur de D.ieu emplit le Sanctuaire ”.
Certes, la Parchat Pekoudeï raconte aussi comment on confectionna les vêtements des Cohanim. Néanmoins, il n’y a là qu’un prolongement de Vayakhel et non une idée spécifique à Pekoudeï. De plus, on sait que la confection de ces vêtements n’était pas une Mitsva, d’après le Rambam, dans son Séfer Ha Mitsvot, à la Mitsva 33. Bien plus, selon le Baal Hala’hot Guedolot et le Ramban, il n’est même pas une Mitsva de les porter. Ces vêtements sont uniquement un moyen de préparer le service des Cohanim, puisque ceux-ci sont écartés de ce service, s’ils ne les portent pas.
Ainsi, les vêtements des Cohanim ne sont pas une Mitsva, d’après la Torah et ils le deviennent uniquement lorsqu’ils sont portés, pendant le service. C’est pour cela qu’il est question de ces vêtements, dans la Parchat Pekoudeï. Car, celle-ci décrit la révélation céleste qui est obtenue par le service des Cohanim, leur faisant prendre toute leur valeur.
Il n’en est pas de même pour le Sanctuaire et ses instruments, le chandelier, la table, l’autel, qu’il est une Mitsva de construire, selon le Séfer Ha Mitsvot, à la Mitsva 20. La Torah leur confère donc une existence intrinsèque, dès lors qu’ils ont été forgés. Aussi sont-ils présentés dans la Parchat Vayakhel. Cette interprétation est, en tout état de cause, celle qui doit être adoptée afin d’écarter la question que l’on pourrait, si on l’écartait, se poser sur l’ordre des versets. En effet, Pekoudeï introduit une interruption entre le récit de la construction du Sanctuaire et de ses instruments, d’une part, celui de la confection des vêtements des Cohanim, d’autre part.
Ce qui vient d’être dit nous permettra également de comprendre pourquoi il n’est pas dit, dans la Parchat Vayakhel, à propos de l’édification du Sanctuaire et de ses instruments, “ comme D.ieu l’a ordonné à Moché ”, ce qui est pourtant bien le cas pour chacun des vêtements des Cohanim.
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Le Zohar, tome 1, page 104 et les Tikouneï Zohar, Tikoun 13, page 29b, soulignent que la Torah compte cinquante trois Sidrot. Ce nombre est donc particulièrement précis et on le retrouve chaque année, y compris lorsque plusieurs Sidrot sont lues conjointement. En effet, la répartition entre elles est réalisée en fonction du contenu de chacune. Néanmoins, deux contenus doivent, parfois, être lus séparément, alors que, d’autres fois, ils sont lus simultanément, pendant la même semaine, lorsque les Sidrot correspondantes sont réunies.
On peut en conclure que les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï, même lorsqu’elles sont lues conjointement, possèdent, l’une et l’autre, un contenu propre. Certes, toutes deux traitent de la construction effective du Sanctuaire et de ses instruments, en ce monde matériel, par les enfants d’Israël, alors que celles de Terouma et de Tétsavé rapportaient les Injonctions divines, énoncées à ce sujet. Malgré cela, Vayakhel et Pekoudeï présentent effectivement des idées différentes, comme c’est le cas pour Terouma et Tetsavé, qui ne sont jamais lues simultanément, même si elles évoquent le même sujet, les instructions divines concernant le Sanctuaire.
2. La différence qui existe entre le contenu de Vayakhel et celui de Pekoudeï est la suivante. La Parchat Vayakhel raconte de quelle manière Moché réunit les enfants d’Israël afin de leur transmettre l’Injonction divine de bâtir le Sanctuaire et ses instruments. Elle précise comment ils mirent effectivement en pratique ce que D.ieu leur avait demandé. La Parchat Pekoudeï, quant à elle, explique comment Moché établit le compte de toutes les offrandes qui avaient été apportées, de l’or et de l’argent, rapporte de quelle manière tout cela fut utilisé. Elle décrit ensuite l’onction du Sanctuaire et de ses instruments, avec de l’huile, les sacrifices qui s’y déroulèrent et la révélation divine qui fut obtenue, ainsi qu’il est dit (Chemot 40, 34) : “ L’honneur de D.ieu emplit le Sanctuaire ”.
En conséquence, Vayakhel présente l’accomplissement des hommes, leur engagement financier, physique et moral pour bâtir le Sanctuaire. En effet, financièrement, ceux-ci offrirent treize ou quinze éléments, physiquement, ils investirent tous leurs efforts dans cet accomplissement et, moralement, ils firent usage de toutes les qualités décrites par le verset, “ son cœur s’éleva ”, “ il eut un esprit généreux ”, “ la sagesse du cœur ”.
Pour autant, il n’y avait bien là que l’effort des hommes. Pekoudeï introduit donc un fait nouveau, la révélation céleste, à propos de laquelle il est dit : “ L’honneur de D.ieu emplit le Sanctuaire ”.
Certes, la Parchat Pekoudeï raconte aussi comment on confectionna les vêtements des Cohanim. Néanmoins, il n’y a là qu’un prolongement de Vayakhel et non une idée spécifique à Pekoudeï. De plus, on sait que la confection de ces vêtements n’était pas une Mitsva, d’après le Rambam, dans son Séfer Ha Mitsvot, à la Mitsva 33. Bien plus, selon le Baal Hala’hot Guedolot et le Ramban, il n’est même pas une Mitsva de les porter. Ces vêtements sont uniquement un moyen de préparer le service des Cohanim, puisque ceux-ci sont écartés de ce service, s’ils ne les portent pas.
Ainsi, les vêtements des Cohanim ne sont pas une Mitsva, d’après la Torah et ils le deviennent uniquement lorsqu’ils sont portés, pendant le service. C’est pour cela qu’il est question de ces vêtements, dans la Parchat Pekoudeï. Car, celle-ci décrit la révélation céleste qui est obtenue par le service des Cohanim, leur faisant prendre toute leur valeur.
Il n’en est pas de même pour le Sanctuaire et ses instruments, le chandelier, la table, l’autel, qu’il est une Mitsva de construire, selon le Séfer Ha Mitsvot, à la Mitsva 20. La Torah leur confère donc une existence intrinsèque, dès lors qu’ils ont été forgés. Aussi sont-ils présentés dans la Parchat Vayakhel. Cette interprétation est, en tout état de cause, celle qui doit être adoptée afin d’écarter la question que l’on pourrait, si on l’écartait, se poser sur l’ordre des versets. En effet, Pekoudeï introduit une interruption entre le récit de la construction du Sanctuaire et de ses instruments, d’une part, celui de la confection des vêtements des Cohanim, d’autre part.
Ce qui vient d’être dit nous permettra également de comprendre pourquoi il n’est pas dit, dans la Parchat Vayakhel, à propos de l’édification du Sanctuaire et de ses instruments, “ comme D.ieu l’a ordonné à Moché ”, ce qui est pourtant bien le cas pour chacun des vêtements des Cohanim.
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