Les offrandes du Cohen - Likoutei sihot - Volume 2 - Kora'h - Paragraphes 1-5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Kora'h Série : Kora'hSérie : Likoutei sihot
1. Notre Sidra, qui commence par “ Et, Kora’h prit ”, fait le récit de sa contestation de la prêtrise d’Aharon. Puis, le bon droit de ce dernier fut établi grâce à son bâton qui fleurit et, en conséquence, les offrandes du Cohen lui furent également accordées.
Ces offrandes consistaient à donner aux Cohanim une part de tout ce que l’on possédait, de ce que l’on introduit en son corps, des aliments, comme de ce qui entoure le corps, des vêtements. Ainsi, la dîme et les prémices appartiennent à la première catégorie, le début de la tonte, à la seconde.
Le verset définit ce que sont ces cadeaux offerts au Cohen. Ils ont pour but d’établir que l’entrée en matière de tout ce que l’on possède doit être consacrée au service de D.ieu. Il est dit, à propos des Cohanim, que “ D.ieu est leur héritage ” et qu’ils n’ont pas de relation directe avec la matérialité se consacrant à Son service. En conséquence, ces offrandes étaient, en réalité, faites à D.ieu et les Cohanim étaient nourris à la table céleste.
De fait, ces offrandes existent encore, à l’heure actuelle, comme le souligne le Rambam, qui explique que celui qui donne à manger à un pauvre doit, de ce fait, lui offrir le meilleur et le plus doux de ce qu’il possède. S’il lui offre des vêtements, ainsi qu’il dit: “ quand tu verras un homme dévêtu, tu le couvriras ”, il lui donnera les plus élégants. S’il fait construire une synagogue, il s’arrangera pour qu’elle soit plus belle que sa propre maison, ainsi qu’il est dit: “ Les mets les plus gras sont pour D.ieu ”.
De façon générale, le Michné Torah, du Rambam, est considéré comme un ouvrage appartenant à la partie révélée de la Torah. Pour autant, on y trouve, en différents endroits, des allusions à son enseignement profond. C’est bien le cas ici, puisque le Rambam définit les trois besoins de l’homme selon les mêmes termes que cet enseignement profond, en l’occurrence, la nourriture, les vêtements, la maison.
Ces trois catégories englobent bien tout ce que l’homme possède. Or, de tout cela, il doit donner la première et la meilleure partie au Cohen qu’il porte au profond de son âme, c’est-à-dire au domaine de la Sainteté.
De fait, chez celui qui est “ l’homme moyen ” défini par le Tanya et non un Juste, l’âme divine peut effectivement être définie comme “ un pauvre ”. L’inverse est vrai pour le Juste. C’est ainsi que Hillel, lorsqu’il mangeait disait qu’il “ prodiguait un bienfait à celui qui est abandonné ”, c’est-à-dire à son corps.
Il en est ainsi pour la nourriture et les vêtements. Pour la maison, le Rambam fait clairement référence à une synagogue, c’est-à-dire à un édifice consacré à D.ieu.
Pour adopter une telle attitude, jusque dans le moindre détail de son comportement, une préparation globale est nécessaire. Le Rambam l’indique en conclusion: “ On doit consacrer ce que l’on possède, ainsi qu’il est dit: ‘les mets les plus gras sont pour D.ieu’ ”.
Cette préparation est donc la suivante. Il faut avoir conscience que l’essentiel doit être consacré à D.ieu. Lorsque c’est effectivement le cas, on peut parvenir, dans chaque détail de son comportement, de son alimentation, de ses vêtements et de sa maison, à consacrer la meilleure part au Cohen qui se trouve au profond de l’âme.
Et, cette attitude a également une incidence matérielle. Il s’agit, en l’occurrence, des offrandes du Cohen et l’on connaît, à ce sujet, le récit de celui qui y consacra une valeur inférieure à celle qu’il aurait dû donner. L’année suivante, il ne disposait plus que de ce qu’il aurait dû apporter au Cohen.
2. Il en est de même pour le temps. Il est certaines périodes pendant lesquelles on se détache des événements du monde. De façon générale, il en est ainsi pendant les premières années de la vie. A d’autres moments, en revanche, on doit s’y consacrer pleinement.
C’est également le cas pour le cycle annuel, qui comporte des jours de semaine, pendant lesquels chacun est occupé, des Chabbats et des jours de fêtes, durant lesquels on est libre. Bien plus, à Roch Hachana et pendant les dix jours de Techouva, l’âme aspire à se rapprocher de D.ieu.
On doit donc savoir que “ les mets les plus gras sont pour D.ieu ”. Il faut Lui consacrer les premiers et les meilleurs moments. Chaque jour, le temps le plus propice est celui du lever. On a alors la tête reposée et l’on doit donc offrir ce moment à D.ieu, ainsi qu’il est dit: “ vous effectuerez un prélèvement du début de vos pâtes ”. Mon beau-père, le Rabbi, constate que le terme Arrisoté’hem signifie “ vos pâtes ”, mais également “ vos lits ”. Ainsi, dès que l’on quitte son lit, au lever, on doit aussitôt prélever de son temps pour D.ieu.
C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on se posa, en Amérique, la question de l’organisation des études, dans les écoles juives, mon beau-père, le Rabbi, prit très fortement position pour que l’on réserve la matinée aux études sacrées et que l’on garde les études séculaires pour l’après-midi.
...
Ces offrandes consistaient à donner aux Cohanim une part de tout ce que l’on possédait, de ce que l’on introduit en son corps, des aliments, comme de ce qui entoure le corps, des vêtements. Ainsi, la dîme et les prémices appartiennent à la première catégorie, le début de la tonte, à la seconde.
Le verset définit ce que sont ces cadeaux offerts au Cohen. Ils ont pour but d’établir que l’entrée en matière de tout ce que l’on possède doit être consacrée au service de D.ieu. Il est dit, à propos des Cohanim, que “ D.ieu est leur héritage ” et qu’ils n’ont pas de relation directe avec la matérialité se consacrant à Son service. En conséquence, ces offrandes étaient, en réalité, faites à D.ieu et les Cohanim étaient nourris à la table céleste.
De fait, ces offrandes existent encore, à l’heure actuelle, comme le souligne le Rambam, qui explique que celui qui donne à manger à un pauvre doit, de ce fait, lui offrir le meilleur et le plus doux de ce qu’il possède. S’il lui offre des vêtements, ainsi qu’il dit: “ quand tu verras un homme dévêtu, tu le couvriras ”, il lui donnera les plus élégants. S’il fait construire une synagogue, il s’arrangera pour qu’elle soit plus belle que sa propre maison, ainsi qu’il est dit: “ Les mets les plus gras sont pour D.ieu ”.
De façon générale, le Michné Torah, du Rambam, est considéré comme un ouvrage appartenant à la partie révélée de la Torah. Pour autant, on y trouve, en différents endroits, des allusions à son enseignement profond. C’est bien le cas ici, puisque le Rambam définit les trois besoins de l’homme selon les mêmes termes que cet enseignement profond, en l’occurrence, la nourriture, les vêtements, la maison.
Ces trois catégories englobent bien tout ce que l’homme possède. Or, de tout cela, il doit donner la première et la meilleure partie au Cohen qu’il porte au profond de son âme, c’est-à-dire au domaine de la Sainteté.
De fait, chez celui qui est “ l’homme moyen ” défini par le Tanya et non un Juste, l’âme divine peut effectivement être définie comme “ un pauvre ”. L’inverse est vrai pour le Juste. C’est ainsi que Hillel, lorsqu’il mangeait disait qu’il “ prodiguait un bienfait à celui qui est abandonné ”, c’est-à-dire à son corps.
Il en est ainsi pour la nourriture et les vêtements. Pour la maison, le Rambam fait clairement référence à une synagogue, c’est-à-dire à un édifice consacré à D.ieu.
Pour adopter une telle attitude, jusque dans le moindre détail de son comportement, une préparation globale est nécessaire. Le Rambam l’indique en conclusion: “ On doit consacrer ce que l’on possède, ainsi qu’il est dit: ‘les mets les plus gras sont pour D.ieu’ ”.
Cette préparation est donc la suivante. Il faut avoir conscience que l’essentiel doit être consacré à D.ieu. Lorsque c’est effectivement le cas, on peut parvenir, dans chaque détail de son comportement, de son alimentation, de ses vêtements et de sa maison, à consacrer la meilleure part au Cohen qui se trouve au profond de l’âme.
Et, cette attitude a également une incidence matérielle. Il s’agit, en l’occurrence, des offrandes du Cohen et l’on connaît, à ce sujet, le récit de celui qui y consacra une valeur inférieure à celle qu’il aurait dû donner. L’année suivante, il ne disposait plus que de ce qu’il aurait dû apporter au Cohen.
2. Il en est de même pour le temps. Il est certaines périodes pendant lesquelles on se détache des événements du monde. De façon générale, il en est ainsi pendant les premières années de la vie. A d’autres moments, en revanche, on doit s’y consacrer pleinement.
C’est également le cas pour le cycle annuel, qui comporte des jours de semaine, pendant lesquels chacun est occupé, des Chabbats et des jours de fêtes, durant lesquels on est libre. Bien plus, à Roch Hachana et pendant les dix jours de Techouva, l’âme aspire à se rapprocher de D.ieu.
On doit donc savoir que “ les mets les plus gras sont pour D.ieu ”. Il faut Lui consacrer les premiers et les meilleurs moments. Chaque jour, le temps le plus propice est celui du lever. On a alors la tête reposée et l’on doit donc offrir ce moment à D.ieu, ainsi qu’il est dit: “ vous effectuerez un prélèvement du début de vos pâtes ”. Mon beau-père, le Rabbi, constate que le terme Arrisoté’hem signifie “ vos pâtes ”, mais également “ vos lits ”. Ainsi, dès que l’on quitte son lit, au lever, on doit aussitôt prélever de son temps pour D.ieu.
C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on se posa, en Amérique, la question de l’organisation des études, dans les écoles juives, mon beau-père, le Rabbi, prit très fortement position pour que l’on réserve la matinée aux études sacrées et que l’on garde les études séculaires pour l’après-midi.
...