Mais comment a-t'il réussi ? Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Vayétsé Paragraphes 7-8

27 novembre 2022 · 3 kislev 5783 · 6:35 · 43 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayetsé Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1

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7. Notre Sidra raconte de quelle manière un seul et unique Juif se rendit dans un pays étranger, où il parvint dépourvu de tout. De fait, celui-ci pensait disposer de quelques biens, mais il s’aperçut que ce n’était pas le cas et dit: «C’est seulement avec mon bâton que j’ai traversé le Jourdain». Malgré cela, il était enthousiaste et avait le coeur léger, car il plaçait toute sa confiance en D.ieu.

Parvenu à ‘Haran, il prit conscience qu’il ne pouvait s’en remettre à personne, pas même aux membres de sa famille. Son oncle, Lavan, l’avait trompé. Malgré tout cela, il ne perdit pas sa confiance en D.ieu.

Il passa ainsi plusieurs années et fournit de multiples efforts, ainsi qu’il est dit: «j’ai subi la chaleur, pendant le jour et le froid, pendant la nuit». Mais, il effectua son travail en plaçant sa confiance en D.ieu et il accumula ainsi de nombreux biens, une immense richesse. Plus important encore, tous ses enfants étaient intègres et avaient un bon comportement.

Avraham avait un bon fils, Its’hak, mais il en avait un autre, Ichmaël. Its’hak avait aussi un bon fils, Yaakov, mais il avait également Esav. Or, Avraham et Its’hak avaient éduqué leurs enfants en Erets Israël et non en exil. Cela ne les empêcha pas d’avoir pour enfants Ichmaël et Esav.

Yaakov, en revanche, se trouvait en exil, de même que ses enfants. Il ne pouvait faire confiance à personne et il s’écria: «D’où me viendra mon aide?».

Il devait à la fois travailler dur et s’assurer que ses douze enfants, ses filles et ses garçons se trouvant au milieu d’un peuple étranger, n’en adoptent pas les pratiques, mais se pénètrent de la Torah que lui-même, leur père âgé de plus de cent ans, avait reçue de ses parents, de ses grand-parents, de Chem et d’Ever. Il l’avait apportée avec lui et elle avait traversé le Jourdain en même temps que lui.

Or, c’est précisément de cette façon que Yaakov connut la réussite, «et l’homme devint très, très puissant». Il possédait une richesse considérable, qui lui donna la réussite et le bonheur, parce qu’il avait une raison beaucoup plus importante pour être heureux. Tous ses enfants étaient intègres. Ses fils et ses filles ne furent nullement touchés par l’exil.

8. Le message et la leçon que ce récit nous délivre, à notre époque, sont bien évidents. Ils concernent la situation des Juifs, en général et de l’éducation, en particulier.

On peut constater que toutes les promesses n’ont aucune valeur, car «l’aide me viendra de D.ieu» et nous ne pouvons nous en remettre qu’à Lui, ce qui est possible uniquement à travers la Torah et les Mitsvot.

Les enfants doivent être éduqués dans la tradition d’Israël, «un peuple qui réside seul», avoir leur ‘Heder, leur Yechiva, dans l’esprit de la Torah de D.ieu, que nous ont légué nos parents et nos grand-parents. Il faut mettre la Torah en pratique avec crainte de D.ieu, sans aucune concession. Ainsi, nos enfants seront intègres et nous avancerons, «avec nos fils et nos filles, avec nos jeunes et nos vieux». Le Machia’h viendra et, à juste titre, nous pourrons lui dire: «Voici nos soldats, notre armée «made in America», qui est né et a grandi sur ce continent, mais qui est faite de Juifs intègres, prêts pour la délivrance».

Puisse D.ieu faire que nous allions, très bientôt et de nos jours, à la rencontre de notre juste Machia’h, Amen.

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