Comment transmettre la sainteté aux enfants ? Likoutei sihot Volume 1 Kedochim - Paragraphes 1-5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Kedochim Série : KedochimSérie : Likoutei sihot
1. Les trois premières Injonctions énoncées au début de notre Paracha sont: “ Vous serez saints ”, “ Un homme craindra sa mère et son père ”, “ Vous respecterez Mes Chabbats ”.
La Torah est particulièrement précise et l’on peut en conclure qu’il y a une raison, justifiant que ces trois Préceptes soient enseignés conjointement, qu’une relation existe bien entre eux.
2. Dans ce verset, la sainteté est synonyme de séparation. Ainsi, la fin de notre Sidra dit: “ Vous serez saints pour Moi. Et, Je vous séparerai des nations ”, ce qui établit clairement que les Juifs doivent se distinguer des autres peuples, ainsi qu’il est dit: “ Nous serons différents, moi et Ton peuple, de toutes les autres nations de la terre ”.
La séparation est utile uniquement dans une situation qui, autrement, serait unitaire. En conséquence, l’Injonction “ Vous serez saints ” ne fait pas référence à la Torah et aux Mitsvot, qui ne concernent pas les autres nations, ainsi qu’il est dit: “ Il dit Ses Paroles à Israël... Il n’en a pas fait de même pour tous les peuples ”.
Il est donc bien question, dans ce verset, d’actes permis, c’est-à-dire de manger, de boire, d’avoir une activité commerciale. Les Juifs ayant de telles occupations semblent identiques aux autres nations. Et, c’est précisément pour cela que la Torah leur dit: “ Vous serez saints ”.
Comment peut-on vivre dans ce monde matériel, en particulier dans l’obscurité profonde de l’exil et, malgré cela, accéder à la sainteté? Le verset donne la réponse à cette question: “ Car, Je suis saint ”. Les Juifs, où qu’ils se trouvent, sont attachés à D.ieu, à Sa sainteté. Ils sont donc également un “ peuple saint ”, dont la sainteté est, à proprement comparable à celle du Tout Puissant.
3. Mais, l’objectif des Juifs n’est pas uniquement de constituer un peuple saint. Il fut dit du premier Juif, notre père Avraham, que: “ il ordonnera à ses fils et à sa maison, après lui, de garder le chemin de D.ieu ”. C’est à ce propos qu’est énoncée la seconde Injonction, “ un homme craindra sa mère et son père ”. Celle-ci introduit le principe de l’éducation.
La mère et le père sont les premiers éducateurs de l’enfant, auquel ils doivent transmettre la conscience de sa spécificité, de son appartenance au peuple sacré.
Le verset mentionne la mère avant le père, car, en tant que maîtresse de maison, la responsabilité de l’éducation lui incombe en premier chef. Concrètement, c’est bien à elle qu’elle incombe.
4. Comment convaincre les enfants et se convaincre soi-même que “ nous serons différents, moi et Ton peuple ”? La troisième Injonction le précise: “ Vous respecterez Mes Chabbats ”.
Le Chabbat est un signe entre D.ieu et Israël, proclamant que le monde a été créé par D.ieu. Il raffermit la conviction que D.ieu a créé l’univers et le dirige en permanence.
De fait, les Juifs se distinguent, dans ce domaine, de tous les autres peuples. Ces derniers considèrent que D.ieu a abandonné la créations aux constellations et aux astres, ainsi qu’il est dit: “ D.ieu a livré la terre aux étoiles et aux astres ”.
A l’opposé, la foi juive transcende ces manifestations naturelles, dont elle ne tient aucun compte, ainsi qu’il est dit: “ vous ne craindrez pas les signes des cieux ” alors que “ les autres nations les craindront ”.
Tel est précisément le contenu du Chabbat, par rapport aux six jours de la semaine. Dans la description de la création, la Torah mentionne trente deux fois le Nom divin Elokim, dont la valeur numérique est la même que celle du mot Hatéva, la nature. Le verset dit, en revanche, que le Chabbat est “ pour Avaya ”, Nom qui constate que D.ieu “ a été, est et sera ” de manière surnaturelle.
Or, les Juifs sont précisément les dépositaires du Chabbat. Bien plus, nos Sages affirment qu’un idolâtre respectant le Chabbat devrait être condamné à mort. En effet, la perception des autres peuples se limitent à Elokim, dont la valeur numérique est la même que Hatéva. Ils ne peuvent donc pas respecter le “ Chabbat pour Avaya ”.
Par ailleurs, le Chabbat rappelle également la sortie d’Egypte. De fait, il permet de se libérer des contingences et des barrières dressées par la nature.
5. En respectant le Chabbat, en gardant le signe et le lien qui relie les Juifs à D.ieu de manière surnaturelle, en se pénétrant de la conviction que les Juifs ne sont pas soumis aux lois de la nature, mais protégés par la divine Providence, on met en évidence sa propre sainteté, de même que celle de ses enfants. Dès lors, celle-ci apparaît clairement, même dans les préoccupations matérielles, lorsque l’on est persuadé que celles-ci dépendent de D.ieu, “ car Je suis saint ”.
Notre Paracha dit encore: “ Vous respecterez Mes Chabbats et vous craindrez Mon Sanctuaire ”. La relation entre ces deux notions est la suivante. En respectant le Chabbat, un Juif obtient que tout ce qui le concerne soit un Sanctuaire, un Temple consacré à D.ieu.
La Torah est particulièrement précise et l’on peut en conclure qu’il y a une raison, justifiant que ces trois Préceptes soient enseignés conjointement, qu’une relation existe bien entre eux.
2. Dans ce verset, la sainteté est synonyme de séparation. Ainsi, la fin de notre Sidra dit: “ Vous serez saints pour Moi. Et, Je vous séparerai des nations ”, ce qui établit clairement que les Juifs doivent se distinguer des autres peuples, ainsi qu’il est dit: “ Nous serons différents, moi et Ton peuple, de toutes les autres nations de la terre ”.
La séparation est utile uniquement dans une situation qui, autrement, serait unitaire. En conséquence, l’Injonction “ Vous serez saints ” ne fait pas référence à la Torah et aux Mitsvot, qui ne concernent pas les autres nations, ainsi qu’il est dit: “ Il dit Ses Paroles à Israël... Il n’en a pas fait de même pour tous les peuples ”.
Il est donc bien question, dans ce verset, d’actes permis, c’est-à-dire de manger, de boire, d’avoir une activité commerciale. Les Juifs ayant de telles occupations semblent identiques aux autres nations. Et, c’est précisément pour cela que la Torah leur dit: “ Vous serez saints ”.
Comment peut-on vivre dans ce monde matériel, en particulier dans l’obscurité profonde de l’exil et, malgré cela, accéder à la sainteté? Le verset donne la réponse à cette question: “ Car, Je suis saint ”. Les Juifs, où qu’ils se trouvent, sont attachés à D.ieu, à Sa sainteté. Ils sont donc également un “ peuple saint ”, dont la sainteté est, à proprement comparable à celle du Tout Puissant.
3. Mais, l’objectif des Juifs n’est pas uniquement de constituer un peuple saint. Il fut dit du premier Juif, notre père Avraham, que: “ il ordonnera à ses fils et à sa maison, après lui, de garder le chemin de D.ieu ”. C’est à ce propos qu’est énoncée la seconde Injonction, “ un homme craindra sa mère et son père ”. Celle-ci introduit le principe de l’éducation.
La mère et le père sont les premiers éducateurs de l’enfant, auquel ils doivent transmettre la conscience de sa spécificité, de son appartenance au peuple sacré.
Le verset mentionne la mère avant le père, car, en tant que maîtresse de maison, la responsabilité de l’éducation lui incombe en premier chef. Concrètement, c’est bien à elle qu’elle incombe.
4. Comment convaincre les enfants et se convaincre soi-même que “ nous serons différents, moi et Ton peuple ”? La troisième Injonction le précise: “ Vous respecterez Mes Chabbats ”.
Le Chabbat est un signe entre D.ieu et Israël, proclamant que le monde a été créé par D.ieu. Il raffermit la conviction que D.ieu a créé l’univers et le dirige en permanence.
De fait, les Juifs se distinguent, dans ce domaine, de tous les autres peuples. Ces derniers considèrent que D.ieu a abandonné la créations aux constellations et aux astres, ainsi qu’il est dit: “ D.ieu a livré la terre aux étoiles et aux astres ”.
A l’opposé, la foi juive transcende ces manifestations naturelles, dont elle ne tient aucun compte, ainsi qu’il est dit: “ vous ne craindrez pas les signes des cieux ” alors que “ les autres nations les craindront ”.
Tel est précisément le contenu du Chabbat, par rapport aux six jours de la semaine. Dans la description de la création, la Torah mentionne trente deux fois le Nom divin Elokim, dont la valeur numérique est la même que celle du mot Hatéva, la nature. Le verset dit, en revanche, que le Chabbat est “ pour Avaya ”, Nom qui constate que D.ieu “ a été, est et sera ” de manière surnaturelle.
Or, les Juifs sont précisément les dépositaires du Chabbat. Bien plus, nos Sages affirment qu’un idolâtre respectant le Chabbat devrait être condamné à mort. En effet, la perception des autres peuples se limitent à Elokim, dont la valeur numérique est la même que Hatéva. Ils ne peuvent donc pas respecter le “ Chabbat pour Avaya ”.
Par ailleurs, le Chabbat rappelle également la sortie d’Egypte. De fait, il permet de se libérer des contingences et des barrières dressées par la nature.
5. En respectant le Chabbat, en gardant le signe et le lien qui relie les Juifs à D.ieu de manière surnaturelle, en se pénétrant de la conviction que les Juifs ne sont pas soumis aux lois de la nature, mais protégés par la divine Providence, on met en évidence sa propre sainteté, de même que celle de ses enfants. Dès lors, celle-ci apparaît clairement, même dans les préoccupations matérielles, lorsque l’on est persuadé que celles-ci dépendent de D.ieu, “ car Je suis saint ”.
Notre Paracha dit encore: “ Vous respecterez Mes Chabbats et vous craindrez Mon Sanctuaire ”. La relation entre ces deux notions est la suivante. En respectant le Chabbat, un Juif obtient que tout ce qui le concerne soit un Sanctuaire, un Temple consacré à D.ieu.