Il ne reste qu'à révéler la délivrance ! Likouté sihot - volume 1 - Vaéra Paragraphes 14-18
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vaéra Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
14. Nous avons vu que notre Sidra mentionne les quatre termes désignant la délivrance, “ Je vous ferai sortir ”, “ Je vous sauverai ”, “ Je vous libérerai ”, “ Je vous prendrai ”, qui correspondent aux quatre rédemptions d’Israël, celle de l’Egypte et les suivantes. On peut en conclure que le cinquième terme, “ Je vous conduirai ”, évoque l’immense élévation que sera la délivrance future, laquelle introduira la période messianique, puis le “ millénaire de destruction ”.
D.ieu prononça ce cinquième terme également lors de la délivrance d’Egypte et l’on peut en déduire que la délivrance future commença alors, avec tout ce qui la caractérise, conformément à l’explication de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle “ depuis la sortie d’Egypte, nous nous dirigeons vers la délivrance complète ”.
15. Le traité Baba Kama 22a enseigne : “ Rabbi Yo’hanan dit que le feu est comparable à une flèche ”. En d’autres termes, dès que l’on allume un feu, on prend la responsabilité de tous les dégâts qu’il causera par la suite.
Et, l’on peut s’interroger, à ce propos, car le feu, lorsqu’il endommage, échappe au contrôle de celui qui l’a allumé. Dès lors, comment l’incriminer ? En fait, un tel homme est uniquement accusé d’avoir allumé le feu, ce qu’il a fait sciemment. Potentiellement, tous les dégâts découlent de cet allumage.
Il est dit que “ l’attribut du bien est plus fort que celui du malheur ”. Si, dans le sens négatif, on estime que le dégât est causé d’emblée, combien plus en est-il ainsi pour un accomplissement positif. Ainsi, dès que D.ieu dit : “ Je vous conduirai vers la bonne terre ”, c’est-à-dire vers le stade le plus élevé de la délivrance future, celle-ci fit effectivement son apparition.
16. Le même Rabbi Yo’hanan enseigne, au traité Taanit 29a, qu’il aurait souhaité instaurer le jeûne du 9 Av à la date du 10. En effet, explique-t-il, la majeure partie du Temple était encore entière, le 9 Av et la destruction intervint essentiellement, le 10.
On peut s’interroger, à ce propos, en fonction de ce qui a été expliqué auparavant. En effet, on considère que, dès qu’un feu est allumé, le dégât qui en résulte est d’ores et déjà causé. Or, le Temple commença à brûler le 9 Av. Pourquoi Rabbi Yo’hanan n’admet-il donc pas que la destruction était effective, dès cette date ? La réponse à cette question est la suivante. Ce principe s’applique uniquement aux hommes, mais en aucune façon à D.ieu.
Voici comment justifier une telle distinction. Le feu est comparé à une flèche qui, dès qu’elle est décochée, échappe au contrôle de l’homme. On peut donc considérer que celui qui l’allume ou envoie une flèche a, dès cet instant, causé un dégât.
En revanche, il est bien clair que rien ne se soustrait au contrôle de D.ieu, que le feu et la flèche ne lui échappent jamais. On peut en conclure qu’il ne s’est rien passé, au premier instant, que D.ieu peut toujours rappeler le feu et la flèche.
C’est la raison pour laquelle, selon Rabbi Yo’hanan, le jeûne aurait dû être fixé, le 10 Av, car si l’incendie commença le 9, D.ieu aurait encore pu l’éteindre, de sorte que la destruction n’était pas effective, à cette date.
Ce qui vient d’être dit s’applique également à notre propos. Et, comment donc affirmer que la délivrance devint effective dès que D.ieu dit : “ Je vous conduirai vers la bonne terre ” ? Car, tout dépend de D.ieu et qui pourrait Lui dicter Sa conduite ? Tant que la rédemption n’est pas effective, elle ne peut donc être considérée comme une réalité.
17. En fait, cette question ne se pose même pas. On sait, en effet, que D.ieu regrette les Décrets sévères et les abroge. En revanche, Il ne revient jamais sur les résolutions positives et les confirme. Il est donc certain que D.ieu ne regrettera pas d’avoir dit : “ Je vous conduirai vers la bonne terre ”. Il est, en quelque sorte, tenu par Son engagement, si l’on peut ainsi s’exprimer. Une telle situation est effectivement comparable à celle de l’homme qui a décoché une flèche, laquelle échappe, dès lors, à son contrôle.
Certes, la contrainte n’a pas de sens, lorsqu’il s’agit de D.ieu et tout dépend de Sa Volonté. Néanmoins, Il désire Lui-même ne pas revenir sur une décision positive. Celle-ci s’accomplira donc, en tout état de cause.
Il est certain que telle est la Volonté de D.ieu, puisqu’Il souhaite Lui-même qu’il en soit ainsi. En tout état de cause, la présence de la délivrance doit être considérée comme inéluctable. Celle-ci ne peut nullement disparaître. Une telle situation est bien celle d’un homme qui a décoché une flèche. Celle-ci échappe à son contrôle et ne peut plus revenir à son point de départ.
18. Ce qui vient d’être expliqué trouve une application dans le service de D.ieu.
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D.ieu prononça ce cinquième terme également lors de la délivrance d’Egypte et l’on peut en déduire que la délivrance future commença alors, avec tout ce qui la caractérise, conformément à l’explication de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle “ depuis la sortie d’Egypte, nous nous dirigeons vers la délivrance complète ”.
15. Le traité Baba Kama 22a enseigne : “ Rabbi Yo’hanan dit que le feu est comparable à une flèche ”. En d’autres termes, dès que l’on allume un feu, on prend la responsabilité de tous les dégâts qu’il causera par la suite.
Et, l’on peut s’interroger, à ce propos, car le feu, lorsqu’il endommage, échappe au contrôle de celui qui l’a allumé. Dès lors, comment l’incriminer ? En fait, un tel homme est uniquement accusé d’avoir allumé le feu, ce qu’il a fait sciemment. Potentiellement, tous les dégâts découlent de cet allumage.
Il est dit que “ l’attribut du bien est plus fort que celui du malheur ”. Si, dans le sens négatif, on estime que le dégât est causé d’emblée, combien plus en est-il ainsi pour un accomplissement positif. Ainsi, dès que D.ieu dit : “ Je vous conduirai vers la bonne terre ”, c’est-à-dire vers le stade le plus élevé de la délivrance future, celle-ci fit effectivement son apparition.
16. Le même Rabbi Yo’hanan enseigne, au traité Taanit 29a, qu’il aurait souhaité instaurer le jeûne du 9 Av à la date du 10. En effet, explique-t-il, la majeure partie du Temple était encore entière, le 9 Av et la destruction intervint essentiellement, le 10.
On peut s’interroger, à ce propos, en fonction de ce qui a été expliqué auparavant. En effet, on considère que, dès qu’un feu est allumé, le dégât qui en résulte est d’ores et déjà causé. Or, le Temple commença à brûler le 9 Av. Pourquoi Rabbi Yo’hanan n’admet-il donc pas que la destruction était effective, dès cette date ? La réponse à cette question est la suivante. Ce principe s’applique uniquement aux hommes, mais en aucune façon à D.ieu.
Voici comment justifier une telle distinction. Le feu est comparé à une flèche qui, dès qu’elle est décochée, échappe au contrôle de l’homme. On peut donc considérer que celui qui l’allume ou envoie une flèche a, dès cet instant, causé un dégât.
En revanche, il est bien clair que rien ne se soustrait au contrôle de D.ieu, que le feu et la flèche ne lui échappent jamais. On peut en conclure qu’il ne s’est rien passé, au premier instant, que D.ieu peut toujours rappeler le feu et la flèche.
C’est la raison pour laquelle, selon Rabbi Yo’hanan, le jeûne aurait dû être fixé, le 10 Av, car si l’incendie commença le 9, D.ieu aurait encore pu l’éteindre, de sorte que la destruction n’était pas effective, à cette date.
Ce qui vient d’être dit s’applique également à notre propos. Et, comment donc affirmer que la délivrance devint effective dès que D.ieu dit : “ Je vous conduirai vers la bonne terre ” ? Car, tout dépend de D.ieu et qui pourrait Lui dicter Sa conduite ? Tant que la rédemption n’est pas effective, elle ne peut donc être considérée comme une réalité.
17. En fait, cette question ne se pose même pas. On sait, en effet, que D.ieu regrette les Décrets sévères et les abroge. En revanche, Il ne revient jamais sur les résolutions positives et les confirme. Il est donc certain que D.ieu ne regrettera pas d’avoir dit : “ Je vous conduirai vers la bonne terre ”. Il est, en quelque sorte, tenu par Son engagement, si l’on peut ainsi s’exprimer. Une telle situation est effectivement comparable à celle de l’homme qui a décoché une flèche, laquelle échappe, dès lors, à son contrôle.
Certes, la contrainte n’a pas de sens, lorsqu’il s’agit de D.ieu et tout dépend de Sa Volonté. Néanmoins, Il désire Lui-même ne pas revenir sur une décision positive. Celle-ci s’accomplira donc, en tout état de cause.
Il est certain que telle est la Volonté de D.ieu, puisqu’Il souhaite Lui-même qu’il en soit ainsi. En tout état de cause, la présence de la délivrance doit être considérée comme inéluctable. Celle-ci ne peut nullement disparaître. Une telle situation est bien celle d’un homme qui a décoché une flèche. Celle-ci échappe à son contrôle et ne peut plus revenir à son point de départ.
18. Ce qui vient d’être expliqué trouve une application dans le service de D.ieu.
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