Lorsqu'il n'y aura que des "garçons" - Likoutei sihot Volume 1 - Parachat Tazria - Paragraphes 1-14
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Tazria Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. Commentant le verset “ lorsqu’une femme ensemencera et donnera naissance à un garçon ”, nos Sages expliquent : “ Lorsque l’émission de liquide séminal se fait d’abord chez l’homme, l’enfant est une fille. Lorsqu’elle se fait d’abord chez la femme, l’enfant est un garçon ”.
Néanmoins, il n’en est ainsi qu’à l’époque actuelle. Dans le monde futur, en revanche, l’enfant sera un garçon également lorsque l’émission de l’homme se produira la première. C’est ce que dit le Torah Or, en commentant le verset : “ Chaque homme pourra dire de Tsion qu’il y est né ”. Le texte déduit, en effet, de l’expression “ chaque homme ” qu’un garçon naîtra également dans le cas d’une émission préalable du père.
2. Nous pouvons trouver, dans la situation actuelle, une application de ce qui vient d’être dit.
Le Likouteï Torah, commentant notre Paracha, explique que l’on peut obtenir la naissance d’un garçon grâce à la joie que l’on éprouve en accomplissant la Mitsva. Celle-ci, en effet, suscite la joie de D.ieu, qui fait disparaître toutes les contingences imposées par la création, en particulier le fait qu’une émission préalable de l’homme aboutit à la naissance d’une fille.
Ainsi, un roi de chair et d’os, lorsqu’il est joyeux, s’écarte de l’étiquette et des usages. Il se révèle à tous, aux petits comme aux grands. Il en est de même pour D.ieu. La joie permet qu’Il se révèle au-delà de toute limitation. Toutes les contingences disparaissent alors.
3. On peut, donner, à ce sujet, une explication plus profonde.
Pour éprouver la joie de la Mitsva, il faut méditer à son importance. Il faut comprendre qu’en la mettant en pratique, on révèle une lumière qui transcende les mondes, dépassant même la révélation que l’on peut obtenir dans le Gan Eden.
Nos Sages soulignent que “ un moment de Techouva et de bonnes actions dans ce monde est préférable à l’intégralité du monde futur ”. En effet, le monde futur s’adresse aux créatures, par nature limitées, alors que les Mitsvot sont la Volonté de D.ieu, qui est véritablement infinie.
Une telle réflexion est de nature à rendre le service de D.ieu joyeux. Bien plus, elle permet de s’emplir d’enthousiasme.
Le verset dit que “ tu serviras l’Eternel ton D.ieu avec joie et enthousiasme, en disposant de tout ”. De fait, comment servir “ l’Eternel ton D.ieu avec joie et enthousiasme ” ? Précisément “ en disposant de tout ”, c’est-à-dire en méditant au fait que les Mitsvot ont plus de valeur que tous les biens matériels et même que tous les mondes spirituels.
La joie qu’inspire la Mitsva découle de la conscience qu’en la mettant en pratique, on s’attache à l’Essence de D.ieu, Qui ne connaît pas la limite. Dès lors, l’homme peut également se libérer de ses entraves et donc, même s’il émet le liquide séminal le premier, donner naissance à un garçon.
4. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre ce qui se passera dans le monde futur, lorsque l’Essence de D.ieu se révélera. Il est clair qu’alors, toutes les limitations disparaîtront. Dès lors, “ chaque homme pourra dire de Tsion qu’il y est né ” et celui qui aura émis le liquide le premier verra, néanmoins, en découler la naissance d’un garçon.
5. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre la controverse, opposant le Babli et le Yerouchalmi, quant à la possibilité pour l’enfant d’être un garçon ou une fille. Le Babli dit que, pendant les quarante jours suivant la conception, on peut encore demander à D.ieu qu’il s’agisse d’un garçon. Passé ce délai, en revanche, la décision est irrévocable et une telle prière serait donc vaine. Le Yerouchalmi, par contre, cite un avis selon lequel on peut encore formuler cette requête au delà de quarante jours et même jusqu’à l’accouchement.
En fonction de ce qui a été dit auparavant, on peut comprendre ces deux opinions. Il est clair qu’à partir du moment où le corps du foetus est formé, une telle prière est vaine. Mais, le Yerouchalmi considère, néanmoins, qu’une prière n’est jamais inutile. En effet, le Babli est comparé à la pénombre. Il rapporte de nombreuses interrogations, fait état de plusieurs incertitudes. Le Yerouchalmi, en revanche, préfigure la lumière qui éclairera, dans le monde futur. Or, une telle élévation transcende effectivement toutes les contingences.
6. Nous avons maintes fois souligné que chaque existence matérielle possède une dimension spirituelle. Combien plus est-ce le cas si cette existence est mentionnée par la Torah. Bien plus, en pareil cas, on peut considérer que son apparence matérielle n’est que le reflet de sa source spirituelle.
Il en est de même pour le garçon et la fille dont il est ici question. Une première différence est faite selon que le père ou la mère émet le liquide séminal en premier lieu. Une seconde différence est également constatée entre l’époque actuelle et le monde futur. L’une et l’autre existent aussi de manière spirituelle et elles ont donc une incidence sur le service de D.ieu de chacun.
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Néanmoins, il n’en est ainsi qu’à l’époque actuelle. Dans le monde futur, en revanche, l’enfant sera un garçon également lorsque l’émission de l’homme se produira la première. C’est ce que dit le Torah Or, en commentant le verset : “ Chaque homme pourra dire de Tsion qu’il y est né ”. Le texte déduit, en effet, de l’expression “ chaque homme ” qu’un garçon naîtra également dans le cas d’une émission préalable du père.
2. Nous pouvons trouver, dans la situation actuelle, une application de ce qui vient d’être dit.
Le Likouteï Torah, commentant notre Paracha, explique que l’on peut obtenir la naissance d’un garçon grâce à la joie que l’on éprouve en accomplissant la Mitsva. Celle-ci, en effet, suscite la joie de D.ieu, qui fait disparaître toutes les contingences imposées par la création, en particulier le fait qu’une émission préalable de l’homme aboutit à la naissance d’une fille.
Ainsi, un roi de chair et d’os, lorsqu’il est joyeux, s’écarte de l’étiquette et des usages. Il se révèle à tous, aux petits comme aux grands. Il en est de même pour D.ieu. La joie permet qu’Il se révèle au-delà de toute limitation. Toutes les contingences disparaissent alors.
3. On peut, donner, à ce sujet, une explication plus profonde.
Pour éprouver la joie de la Mitsva, il faut méditer à son importance. Il faut comprendre qu’en la mettant en pratique, on révèle une lumière qui transcende les mondes, dépassant même la révélation que l’on peut obtenir dans le Gan Eden.
Nos Sages soulignent que “ un moment de Techouva et de bonnes actions dans ce monde est préférable à l’intégralité du monde futur ”. En effet, le monde futur s’adresse aux créatures, par nature limitées, alors que les Mitsvot sont la Volonté de D.ieu, qui est véritablement infinie.
Une telle réflexion est de nature à rendre le service de D.ieu joyeux. Bien plus, elle permet de s’emplir d’enthousiasme.
Le verset dit que “ tu serviras l’Eternel ton D.ieu avec joie et enthousiasme, en disposant de tout ”. De fait, comment servir “ l’Eternel ton D.ieu avec joie et enthousiasme ” ? Précisément “ en disposant de tout ”, c’est-à-dire en méditant au fait que les Mitsvot ont plus de valeur que tous les biens matériels et même que tous les mondes spirituels.
La joie qu’inspire la Mitsva découle de la conscience qu’en la mettant en pratique, on s’attache à l’Essence de D.ieu, Qui ne connaît pas la limite. Dès lors, l’homme peut également se libérer de ses entraves et donc, même s’il émet le liquide séminal le premier, donner naissance à un garçon.
4. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre ce qui se passera dans le monde futur, lorsque l’Essence de D.ieu se révélera. Il est clair qu’alors, toutes les limitations disparaîtront. Dès lors, “ chaque homme pourra dire de Tsion qu’il y est né ” et celui qui aura émis le liquide le premier verra, néanmoins, en découler la naissance d’un garçon.
5. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre la controverse, opposant le Babli et le Yerouchalmi, quant à la possibilité pour l’enfant d’être un garçon ou une fille. Le Babli dit que, pendant les quarante jours suivant la conception, on peut encore demander à D.ieu qu’il s’agisse d’un garçon. Passé ce délai, en revanche, la décision est irrévocable et une telle prière serait donc vaine. Le Yerouchalmi, par contre, cite un avis selon lequel on peut encore formuler cette requête au delà de quarante jours et même jusqu’à l’accouchement.
En fonction de ce qui a été dit auparavant, on peut comprendre ces deux opinions. Il est clair qu’à partir du moment où le corps du foetus est formé, une telle prière est vaine. Mais, le Yerouchalmi considère, néanmoins, qu’une prière n’est jamais inutile. En effet, le Babli est comparé à la pénombre. Il rapporte de nombreuses interrogations, fait état de plusieurs incertitudes. Le Yerouchalmi, en revanche, préfigure la lumière qui éclairera, dans le monde futur. Or, une telle élévation transcende effectivement toutes les contingences.
6. Nous avons maintes fois souligné que chaque existence matérielle possède une dimension spirituelle. Combien plus est-ce le cas si cette existence est mentionnée par la Torah. Bien plus, en pareil cas, on peut considérer que son apparence matérielle n’est que le reflet de sa source spirituelle.
Il en est de même pour le garçon et la fille dont il est ici question. Une première différence est faite selon que le père ou la mère émet le liquide séminal en premier lieu. Une seconde différence est également constatée entre l’époque actuelle et le monde futur. L’une et l’autre existent aussi de manière spirituelle et elles ont donc une incidence sur le service de D.ieu de chacun.
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