Hilloula de Rachbi : un jour EXCEPTIONNEL ! Likoutei sihot - Vol 1 -Be'houkotay - Paragraphe 9-18

8 mai 2023 · 17 iyar 5783 · 22:56 · 35 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Be'houkotaï Lag Baomer Série : Bé'houkotaySérie : Lag Baomer

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9. Ce qui vient d’être dit concerne plus spécifiquement ce Chabbat, qui fait suite à Lag Baomer.

Nos Sages soulignent que “ l’on peut manger pendant le Chabbat, à condition d’avoir fait des efforts, à la veille de ce jour ”, c’est-à-dire, de fait, non seulement le vendredi, mais aussi durant tous les jours de la semaine qui ont précédé le Chabbat. Dès dimanche, il faut donc commencer à préparer le Chabbat.

C’est la raison pour laquelle nous disons chaque jour, dans la prière du matin, “ c’est aujourd’hui le premier jour après le Chabbat ”, “ c’est aujourd’hui le second jour après le Chabbat ”, décomptant ainsi les jours qui séparent encore du Chabbat.

Commentant le verset “ souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ”, le Ramban dit que l’on acquiert ce souvenir en comptant les jours qui séparent encore du Chabbat. Et, il est dit également que le Chabbat apporte l’élévation à la prière des six jours qui le précèdent.

Et, cette affirmation ne contredit pas les propos de la Guemara selon lesquels le Chabbat est lié aux derniers jours de la semaine qui le précède, à partir du mercredi, alors que le début de la semaine prolonge le Chabbat qui vient de s’écouler. C’est la raison pour laquelle, jusqu’au mardi, on peut dire la Havdala, si l’on n’a pu le faire à l’issue du Chabbat. On peut également, jusqu’à ce jour, lire la Paracha du Chabbat, en répétant deux fois chaque verset et une fois le Targoum, si on ne l’a pas fait auparavant.

Néanmoins, tout cela ne va pas à l’encontre de ce qui a été dit auparavant. Nos Sages expliquent qu’un certain aspect de la révélation du Chabbat peut être obtenu pendant les trois jours qui le précèdent et les trois jours qui le suivent. Mais, par ailleurs, le Chabbat doit, en outre, apporter l’élévation aux six jours de la semaine qui s’achève et qui le préparent.

En fonction de tout cela, on peut dire que ce Chabbat apporte l’élévation à Lag Baomer, jour de la Hilloula et de la joie de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï.

10. Il est qu’au jour de la Hilloula d’un Juste, tout ce qu’il a accompli dans ce monde, l’œuvre qu’il réalisa de son vivant, reçoit une élévation. C’est, en effet, à cette date qu’est parvenue à son terme la mission que son âme devait mener à bien dans son corps.

Même si cette âme doit se réincarner par la suite, elle a bien achevé, à cette date, ce qu’elle devait accomplir avec ce corps. De ce fait, le jour du décès possède une qualité que toute la vie n’a pas. Il réalise la synthèse de l’œuvre menée à bien dans le monde. Bien plus, cette synthèse fait apparaître une lumière que chaque action constituant cette œuvre ne possède pas, si on la considère de manière indépendante.

Ainsi, lorsque l’on assemble plusieurs lettres qui ont une signification et une prononciation différentes, on obtient un mot. La juxtaposition de ces lettres fait donc apparaître un fait nouveau, une notion, une lumière introduite par ce mot, que l’on ne trouve pas dans chacune de ses lettres.

Il en est de même lorsque dix Juifs se réunissent. Chacun d’entre eux possède une âme divine et, lorsqu’ils se trouvent tous dans un même endroit, ils créent une situation nouvelle, permettent à la Présence divine de Se révéler.

11. En fonction de ce qui vient d’être dit, nous proposerons une définition de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Celui-ci servit D.ieu de manière particulièrement élevée et il proclama lui-même: “ Je suis attaché par un lien, unifié à Lui, enflammé pour Lui ”. Or, la lumière qui se révéla au jour qu’il quitta ce monde est infiniment plus haute que ce qu’il put accomplir de son vivant. En effet, c’est alors que put être établie la synthèse de ce qui avait constitué l’œuvre de sa vie.

De même, nos Sages disent que “ cinquante portes de la compréhension furent créées dans le monde. Elles furent toutes accordées à Moché, sauf une ”. Pour autant, il put obtenir celle-ci également, lorsqu’il quitta ce monde. C’est la raison pour laquelle son décès se passa sur le mont Nebo, nom que l’on peut décomposer en Noun Bo, “ la cinquantième est en lui ”.

12. On peut comprendre, en fonction de ce qui vient d’être exposé, l’interprétation que donne le Midrach du verset: “ Car, nul homme ne peut Me voir et survivre ”. Le texte souligne que les anges eux-mêmes “ ne voient pas, car ils se trouvent sous le ciel ”. Il dit encore que “ les Justes, de leur vivant, ne voient pas. En revanche, après leur mort, ils peuvent Le voir ”.

On peut s’interroger sur cette affirmation. Les anges, dont l’élévation est considérable, ne voient pas la Divinité. Comment les Justes pourraient-ils avoir une telle vision, après leur mort? Et, si une telle situation résulte de la supériorité des âmes par rapport aux anges, pourquoi les Justes n’auraient-ils pas cette vision de leur vivant?

On peut répondre à cette question en fonction de ce qui a été expliqué. Lorsqu’un Juste quitte ce monde, le bilan de tout ce qu’il y a accompli est établi et la lumière qui en résulte est considérable.

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