Le monde matériel à l'image du monde céleste - Likoutei sihot - Vol 2 Vaét'hanan - Paragraphe 1

22 juillet 2023 · 4 av 5783 · 36:59 · 58 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vaet'hanan Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2

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1. Il est dit, dans la Parchat Vaét’hanan : “ Alors, Moché sépara trois villes… pour que tout assassin puisse s’y réfugier ”. Ainsi, se trouve défini le principe des villes de refuge.

Les chemins conduisant vers les villes de refuge avaient une largeur de trente deux coudées. A chaque carrefour, un panneau indiquait : “ Refuge, refuge ”, afin d’en préciser la direction.

Il en fut ainsi matériellement et l’on peut en conclure qu’il en est de même pour les villes de refuge moral, c’est-à-dire pour les paroles de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Les propos de la Torah protègent ” contre celui qui souhaite perpétrer un crime spirituel. Il en fut ainsi matériellement et l’on peut en conclure qu’il en est de même pour les villes de refuge moral, c’est-à-dire pour les paroles de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Les propos de la Torah protègent ” contre celui qui souhaite perpétrer un crime spirituel. Tous les détails caractérisant une ville de refuge matérielle trouvent donc leur équivalent dans la dimension spirituelle.

2. De fait, le raisonnement inverse devrait être adopté. On ne peut pas dire que ce qui existe matériellement possède son équivalent spirituel. Bien au contraire, la réalité essentielle est celle qui appartient à la dimension morale et la matérialité n’en est que la conséquence, au sein de l’enchaînement des mondes.

Le Chneï Lou’hot Haberit commente l’affirmation selon laquelle “ la Torah, quand elle décrit ce qui se passe ici-bas, fait, en réalité, allusion à ce qu’il y a là-haut ”. Il précise qu’en réalité, la Torah décrit ce qui se passe là-haut. Mais, nous n’en percevons que le sens allusif, concernant ce bas-monde.

Il en est ainsi pour tout ce qui concerne la Torah et donc également pour les villes de refuge. Tous les détails matériels les concernant existent aussi dans la dimension spirituelle. Plus encore, leur existence morale est essentielle et seule leur présence au sein de l’enchaînement des mondes leur confère une équivalence matérielle.

3. Si nous en avions eu le mérite, nous aurions tout reçu par une révélation céleste. Dès lors, nous aurions pu percevoir la dimension spirituelle et nous en aurions déduit ce qu’est l’existence physique.

Tout ce qui existe ici-bas peut être perçu dans sa définition céleste, selon son contour moral. Et, l’on peut en déduire ce qui existe dans le monde.

Mon beau-père, le Rabbi, raconta que son père, le Rabbi Rachab, ne supportait pas qu’on l’interrompt entre le moment où il se lavait les mains, avant le repas et la bénédiction du Hamotsi, qui l’introduisait. D’après la Hala’ha, seules une parole ou une longue attente sont considérées comme des interruptions. Mais, le Rabbi ne voulait pas même détourner sa pensée de la bénédiction qu’il devait réciter.

En 5654 ou 5655, des professeurs de médecine découvrirent l’existence d’une artère proche du cerveau, qui est à l’origine de la mémoire et de la concentration. L’un des membres de la famille, le Rav Mena’hem Mendel, son jeune frère, né le 6 Adar 5627, s’extasia de cette découverte et il en fit donc part au Rabbi Rachab, pendant le repas.

Le Rabbi écouta, mais il ne réagit pas. Après avoir prononcé la bénédiction après le repas, il demanda qu’on l’attende un instant. Il se rendit alors dans son bureau et en rapporta un petit manuscrit de ‘Hassidout, rédigé par l’Admour Haémtsahi. Et, il montra que ce texte, en six ou sept lignes, définissait cette artère.

L’Admour Haémtsahi expliquait que cette artère contient un gaz provoquant un mouvement de va et vient, à l’origine de la mémoire et de la concentration. Lorsque l’artère est inclinée vers la partie du cerveau qui est à l’origine de la découverte intellectuelle et, accessoirement, de l’analyse raisonnée, l’homme peut se souvenir. Quand elle est orientée vers la partie du cerveau qui permet la perception profonde de la connaissance, l’homme peut se concentrer. C’est la raison pour laquelle celui qui veut se souvenir lève la tête, alors que celui qui souhaite s’approfondir sur un concept, la baisse.

On interrogea alors le Rabbi Rachab :
“ S’il en est ainsi, l’Admour Haémtsahi devait lui-même être un grand professeur ! ”
Le Rabbi expliqua :
“ Il sut qu’il en était ainsi en observant l’Homme céleste. Il en déduisit que l’on doit en trouver l’équivalent chez l’homme, ici-bas. ”

Combien plus en est-il ainsi pour ce qui est partie intégrante de la Torah, dont la source est, bien évidemment, céleste. Chacun de ses concepts doit donc être observé spirituellement. On doit savoir que la dimension matérielle n’est que la conséquence de la spiritualité, comme le souligne Igueret Hakodech, à la fin du chapitre 26. Ce texte précise de quelle manière une Hala’ha sera étudiée dans le monde futur. Il indique que l’on pourra alors comprendre l’existence matérielle en observant le monde spirituel.

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