La protection contre l'exil - Likoutei sihot - Volume 3 - Chemot - Paragraphes 1-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Chemot Série : ChemotSérie : Likoutei sihot
1. Le second des cinq livres de la Torah est appelé Chemot, les noms, au sens le plus simple parce que son premier verset est : “ Voici les noms des enfants d’Israël qui parvinrent en Egypte ”. Néanmoins, cet intitulé a été donné à l’ensemble du livre et l’on doit en conclure qu’il exprime, globalement, son contenu et ne fait pas référence uniquement à son début. Ainsi, le Midrach Tadché, dit, au chapitre 20 : “ Pour tous les livres sacrés, on peut trouver la sagesse, la compréhension et la connaissance relatives à la manière dont ils ont été écrits, au nom qu’ils portent, par exemple celui de Béréchit ”.
Le commencement de la première Paracha du livre de Chemot dresse la liste des enfants d’Israël qui parvinrent en Egypte et l’on connaît la question qui est posée, à ce sujet. Ces noms ont déjà été énoncés, et même d’une manière encore plus précise, dans la Parchat Vaygach. Dès lors, pourquoi les répéter dans celle de Chemot ?
De fait, cette question se pose également sur la Parchat Vaygach. Car, les noms des fils de Yaakov figurent déjà dans la Parchat Vayetsé et dans celle de Vaychla’h. On aurait donc pu dire, brièvement, dans la Parchat Vaygach, que “ Yaakov et ses enfants sont arrivés en Egypte ”. Ainsi, on aurait su qui ils étaient, sans, toutefois, avoir connaissance des petits-fils de Yaakov. Pourquoi la Torah dresse-t-elle donc une liste détaillée de ces noms ?
Le Midrach Paanéa’h Raza, au début de la Parchat Chemot, de même que le Baal Ha Tourim, à la même référence, expliquent que la Torah mentionne ces noms afin d’indiquer, d’une manière allusive, que ceux-ci ne furent nullement modifiés par les deux cent dix ans que les enfants d’Israël passèrent en Egypte. Ces commentaires soulignent que : “ ils ne changèrent pas leurs noms ” et conservèrent ceux qu’ils portaient, lors de leur arrivée en Egypte, pendant tout le temps qu’ils passèrent dans ce pays.
C’est donc pour cela que la Torah répète les noms des enfants d’Israël, à leur arrivée en Egypte. Elle souligne ainsi qu’il s’agit bien des mêmes noms que ceux qu’elle mentionnera par la suite, dans les Sidrot suivantes.
Néanmoins, ce qui vient d’être dit ne justifie pas pleinement que la Torah cite les noms portés par les enfants d’Israël, lors de leur descente en Egypte, “ Reouven, Chimeon… ”. En effet, selon le Midrach, il s’agit, comme on l’a dit, d’indiquer qu’ils ne changèrent pas leur nom. Pour autant, la Torah dit : “ Voici les noms des enfants d’Israël ”, puis cite : “ Reouven, Chimeon… ”. Il faut en conclure qu’elle a bien une intention spécifique, en rappelant ces noms, qu’elle ne se limite pas à signifier que “ ils ne changèrent pas leurs noms ”. En effet, tout ce qui appartient à la Torah est particulièrement précis.
2. Le Midrach Chemot Rabba, chapitre 1, paragraphe 3, commentant le verset “ Voici les noms des enfants d’Israël ”, donne une autre explication : “ Israël est l’équivalent de l’armée céleste. C’est la raison pour laquelle il est ici question de noms, comme c’est le cas pour les étoiles, ainsi qu’il est dit (Tehilim 147) : ‘Il cite le nombre des étoiles et leur donne, à toutes, des noms’. De même, le Saint béni soit-Il établit le nombre des enfants d’Israël parvenant en Egypte. Et, parce que ceux-ci sont comparés à des étoiles, Il leur donna des noms, ainsi qu’il est dit : ‘Voici les noms des enfants d’Israël’. ”
En d’autres termes, D.ieu mentionna les noms des enfants d’Israël pour montrer leur importance. Car, ceux-ci risquaient de se fourvoyer en exil, ce qu’à D.ieu ne plaise. En les dénombrant et en leur donnant des noms, D.ieu fit qu’ils ne puissent s’y égarer, car “ ce qui est compté ne peut disparaître ”, selon le traité Beïtsa 3b et le Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 110, paragraphe 1.
A fortiori, ce qui porte un nom et, de ce fait, dépasse “ ce qui est compté ”, ne peut-il être oublié. En effet, c’est uniquement par une décision de nos Sages que “ ce qui est compté ne peut disparaître ”, selon le Ramah, à cette même référence du Choul’han Arou’h. En revanche, c’est bien un verset de la Torah qui permet d’établir que ce qui porte un nom ne peut être oublié, comme le dit le Rambam, lois des dons aux pauvres, chapitre 5, paragraphe 23.
Il en est de même pour l’oubli, par leur propriétaire, de récolte ou de fruits dans le champ. On sait que ceux-ci appartiennent alors aux pauvres. Il n’en est pas de même, en revanche, si l’oubli porte sur ce qui a un nom spécifique. Ainsi, le traité Péa, chapitre 7, Michna 1, parle de : “ l’olive qui porte un nom, dans le champ ”. En apparence, il semble que son propriétaire l’ait effectivement oublié. Pour autant, celle-ci n’est pas considérée comme abandonnée et elle n’appartient pas aux pauvres. Du fait de son importance, son oubli ne peut être véritable. Profondément, on peut considérer que l’objet, dès lors qu’il porte un nom, n’est jamais réellement oublié par son propriétaire.
Le commencement de la première Paracha du livre de Chemot dresse la liste des enfants d’Israël qui parvinrent en Egypte et l’on connaît la question qui est posée, à ce sujet. Ces noms ont déjà été énoncés, et même d’une manière encore plus précise, dans la Parchat Vaygach. Dès lors, pourquoi les répéter dans celle de Chemot ?
De fait, cette question se pose également sur la Parchat Vaygach. Car, les noms des fils de Yaakov figurent déjà dans la Parchat Vayetsé et dans celle de Vaychla’h. On aurait donc pu dire, brièvement, dans la Parchat Vaygach, que “ Yaakov et ses enfants sont arrivés en Egypte ”. Ainsi, on aurait su qui ils étaient, sans, toutefois, avoir connaissance des petits-fils de Yaakov. Pourquoi la Torah dresse-t-elle donc une liste détaillée de ces noms ?
Le Midrach Paanéa’h Raza, au début de la Parchat Chemot, de même que le Baal Ha Tourim, à la même référence, expliquent que la Torah mentionne ces noms afin d’indiquer, d’une manière allusive, que ceux-ci ne furent nullement modifiés par les deux cent dix ans que les enfants d’Israël passèrent en Egypte. Ces commentaires soulignent que : “ ils ne changèrent pas leurs noms ” et conservèrent ceux qu’ils portaient, lors de leur arrivée en Egypte, pendant tout le temps qu’ils passèrent dans ce pays.
C’est donc pour cela que la Torah répète les noms des enfants d’Israël, à leur arrivée en Egypte. Elle souligne ainsi qu’il s’agit bien des mêmes noms que ceux qu’elle mentionnera par la suite, dans les Sidrot suivantes.
Néanmoins, ce qui vient d’être dit ne justifie pas pleinement que la Torah cite les noms portés par les enfants d’Israël, lors de leur descente en Egypte, “ Reouven, Chimeon… ”. En effet, selon le Midrach, il s’agit, comme on l’a dit, d’indiquer qu’ils ne changèrent pas leur nom. Pour autant, la Torah dit : “ Voici les noms des enfants d’Israël ”, puis cite : “ Reouven, Chimeon… ”. Il faut en conclure qu’elle a bien une intention spécifique, en rappelant ces noms, qu’elle ne se limite pas à signifier que “ ils ne changèrent pas leurs noms ”. En effet, tout ce qui appartient à la Torah est particulièrement précis.
2. Le Midrach Chemot Rabba, chapitre 1, paragraphe 3, commentant le verset “ Voici les noms des enfants d’Israël ”, donne une autre explication : “ Israël est l’équivalent de l’armée céleste. C’est la raison pour laquelle il est ici question de noms, comme c’est le cas pour les étoiles, ainsi qu’il est dit (Tehilim 147) : ‘Il cite le nombre des étoiles et leur donne, à toutes, des noms’. De même, le Saint béni soit-Il établit le nombre des enfants d’Israël parvenant en Egypte. Et, parce que ceux-ci sont comparés à des étoiles, Il leur donna des noms, ainsi qu’il est dit : ‘Voici les noms des enfants d’Israël’. ”
En d’autres termes, D.ieu mentionna les noms des enfants d’Israël pour montrer leur importance. Car, ceux-ci risquaient de se fourvoyer en exil, ce qu’à D.ieu ne plaise. En les dénombrant et en leur donnant des noms, D.ieu fit qu’ils ne puissent s’y égarer, car “ ce qui est compté ne peut disparaître ”, selon le traité Beïtsa 3b et le Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 110, paragraphe 1.
A fortiori, ce qui porte un nom et, de ce fait, dépasse “ ce qui est compté ”, ne peut-il être oublié. En effet, c’est uniquement par une décision de nos Sages que “ ce qui est compté ne peut disparaître ”, selon le Ramah, à cette même référence du Choul’han Arou’h. En revanche, c’est bien un verset de la Torah qui permet d’établir que ce qui porte un nom ne peut être oublié, comme le dit le Rambam, lois des dons aux pauvres, chapitre 5, paragraphe 23.
Il en est de même pour l’oubli, par leur propriétaire, de récolte ou de fruits dans le champ. On sait que ceux-ci appartiennent alors aux pauvres. Il n’en est pas de même, en revanche, si l’oubli porte sur ce qui a un nom spécifique. Ainsi, le traité Péa, chapitre 7, Michna 1, parle de : “ l’olive qui porte un nom, dans le champ ”. En apparence, il semble que son propriétaire l’ait effectivement oublié. Pour autant, celle-ci n’est pas considérée comme abandonnée et elle n’appartient pas aux pauvres. Du fait de son importance, son oubli ne peut être véritable. Profondément, on peut considérer que l’objet, dès lors qu’il porte un nom, n’est jamais réellement oublié par son propriétaire.