Hello ! Où es tu ? Likouté sihot vol 1 parachat Vaychlah 19 Kislev paragraphes 13 15
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayichla'h Youd Teth Kislev Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
13. Mon beau-père, le Rabbi, rapporta le récit suivant. Lorsque l’Admour Hazaken était en prison, il reçut la visite d’un vice-ministre, possédant une bonne connaissance de la Loi Ecrite et de la Tradition juive, qui vint l’interroger.
Celui-ci lui demanda, en particulier, comment il fallait interpréter le verset: «L’Eternel D.ieu appela l’homme et lui dit: où es-tu?». D.ieu ne savait-Il pas où se trouvait Adam? L’Admour Hazaken lui cita le commentaire de Rachi, répondant à cette question.
Le ministre lui dit alors:
«Je connais le commentaire de Rachi et je voudrais donc savoir quel est le vôtre».
L’Admour Hazaken lui répondit:
«Lorsqu’un homme a, par exemple, tel âge (et il cita précisément celui du ministre), D.ieu lui demande: où es-tu? Sais-tu pourquoi tu as été créé dans ce monde, ce que tu dois y accomplir et ce que tu y as déjà réalisé?».
Mon beau-père, le Rabbi, conclut son récit de la manière suivante. L’Admour Hazaken fut préservé de l’extase grâce à la réponse qu’il fit au ministre. En effet, il était particulièrement satisfait d’avoir eu le mérite d’être emprisonné et de faire don de sa propre personne pour l’enseignement du Baal Chem Tov et du Maguid de Mézéritch. Son plaisir était si grand qu’il allait connaître l’extase et rendre l’âme.
Alors, l’Admour Hazaken se rappela que D.ieu pose cette question à chacun: «Où es-tu? T’es-tu acquitté de la mission qui t’était confiée?». Cette prise de conscience lui permit de se maintenir dans le monde, âme vêtue d’un corps et de poursuivre la réalisation de la mission qu’il devait assumer ici-bas.
14. Ce récit concerne l’un de nos maîtres et nous a également été rapporté par l’un d’entre eux. Il constitue donc un enseignement pour leur troupeau, pour la communauté des ‘Hassidim et, par leur intermédiaire pour tous les Juifs.
Chacun, qu’il soit l’homme le plus grand ou le plus humble, doit avoir conscience qu’on lui pose, en permanence, cette même question: «Où es-tu?». Néanmoins, cette interrogation est systématiquement adaptée à la nature de chacun.
Pour l’un, l’interrogation «où es-tu?» permettra de se préserver de l’extase, comme celle que connurent les fils d’Aharon, «qui se rapprochèrent de D.ieu et moururent». Celui-ci comprendra qu’il doit, bien au contraire, mener à son terme sa mission, celle d’accomplir la Volonté de D.ieu et de bâtir pour Lui une demeure ici-bas.
Pour l’autre, la question «où es-tu» sera une invitation à se libérer de ses passions, qui le conduisent à la chute, à se renforcer dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.
En demandant à chacun de mener à bien la mission qui lui est confiée, D.ieu insuffle également la force d’y parvenir, de mettre en pratique, avec joie et enthousiasme, la finalité de la création.
15. On peut, sans doute, établir une relation entre la question «où es-tu?» et l’incarcération de l’Admour Hazaken.
L’Admour Hazaken fut emprisonné parce qu’une accusation avait été portée, à l’époque, sur la révélation, par la ‘Hassidout, de l’enseignement ésotérique de la Torah. Lorsqu’il en dévoila les secrets à tous les Juifs, leur permettant de les comprendre par les forces intellectuelles de leur âme divine et, de cette façon, les rendants accessibles à l’intellect de l’âme pensante et de l’âme animale, jusqu’à recevoir une formulation concrète, il souleva une accusation, dans les sphères célestes et, en conséquence, il fut également accusé ici-bas et incarcéré.
De même, la victoire et la libération obtenues dans ce monde furent la conséquence de l’autorisation, de la force et de l’injonction, signifiées là-haut, celles de diffuser les secrets les plus profonds de la Torah en les rendant accessibles à l’intellect humain. C’est de cette manière que l’Admour Hazaken et la ‘Hassidout quittèrent la prison, dans ce monde.
Or, comment est-il possible d’exprimer ces secrets les plus profonds en des termes que la raison peut saisir? De telles connaissances ne doivent-elles pas conduire à l’extase, plutôt qu’à la réflexion logique?
En fait, lorsque l’Admour Hazaken, dans la situation où il se trouvait, prit conscience de la question: «Où es-tu?», celle que D.ieu pose à chacun, lui demandant s’il a accompli la finalité de la création et bâti pour Lui une demeure ici-bas, il reçut la force d’être lui-même, à titre personnel, ce Sanctuaire pour l’Essence divine, sans pour autant perdre la vie physique.
En pareil cas, tous les obstacles disparaissent. En effet, lorsque l’on n’agit pas par ses forces propres, mais en tant qu’émissaire de D.ieu et avec la force de Celui Qui demande: «Où es-tu?», c’est-à-dire de l’Essence de D.ieu transcendant tous les conflits, on peut conduire l’enseignement ésotérique de la Torah à la révélation et, de cette manière, renforcer et mettre en évidence la partie cachée de l’âme, elle-même liée à l’aspect occulté du Saint béni soit-Il.
Celui-ci lui demanda, en particulier, comment il fallait interpréter le verset: «L’Eternel D.ieu appela l’homme et lui dit: où es-tu?». D.ieu ne savait-Il pas où se trouvait Adam? L’Admour Hazaken lui cita le commentaire de Rachi, répondant à cette question.
Le ministre lui dit alors:
«Je connais le commentaire de Rachi et je voudrais donc savoir quel est le vôtre».
L’Admour Hazaken lui répondit:
«Lorsqu’un homme a, par exemple, tel âge (et il cita précisément celui du ministre), D.ieu lui demande: où es-tu? Sais-tu pourquoi tu as été créé dans ce monde, ce que tu dois y accomplir et ce que tu y as déjà réalisé?».
Mon beau-père, le Rabbi, conclut son récit de la manière suivante. L’Admour Hazaken fut préservé de l’extase grâce à la réponse qu’il fit au ministre. En effet, il était particulièrement satisfait d’avoir eu le mérite d’être emprisonné et de faire don de sa propre personne pour l’enseignement du Baal Chem Tov et du Maguid de Mézéritch. Son plaisir était si grand qu’il allait connaître l’extase et rendre l’âme.
Alors, l’Admour Hazaken se rappela que D.ieu pose cette question à chacun: «Où es-tu? T’es-tu acquitté de la mission qui t’était confiée?». Cette prise de conscience lui permit de se maintenir dans le monde, âme vêtue d’un corps et de poursuivre la réalisation de la mission qu’il devait assumer ici-bas.
14. Ce récit concerne l’un de nos maîtres et nous a également été rapporté par l’un d’entre eux. Il constitue donc un enseignement pour leur troupeau, pour la communauté des ‘Hassidim et, par leur intermédiaire pour tous les Juifs.
Chacun, qu’il soit l’homme le plus grand ou le plus humble, doit avoir conscience qu’on lui pose, en permanence, cette même question: «Où es-tu?». Néanmoins, cette interrogation est systématiquement adaptée à la nature de chacun.
Pour l’un, l’interrogation «où es-tu?» permettra de se préserver de l’extase, comme celle que connurent les fils d’Aharon, «qui se rapprochèrent de D.ieu et moururent». Celui-ci comprendra qu’il doit, bien au contraire, mener à son terme sa mission, celle d’accomplir la Volonté de D.ieu et de bâtir pour Lui une demeure ici-bas.
Pour l’autre, la question «où es-tu» sera une invitation à se libérer de ses passions, qui le conduisent à la chute, à se renforcer dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.
En demandant à chacun de mener à bien la mission qui lui est confiée, D.ieu insuffle également la force d’y parvenir, de mettre en pratique, avec joie et enthousiasme, la finalité de la création.
15. On peut, sans doute, établir une relation entre la question «où es-tu?» et l’incarcération de l’Admour Hazaken.
L’Admour Hazaken fut emprisonné parce qu’une accusation avait été portée, à l’époque, sur la révélation, par la ‘Hassidout, de l’enseignement ésotérique de la Torah. Lorsqu’il en dévoila les secrets à tous les Juifs, leur permettant de les comprendre par les forces intellectuelles de leur âme divine et, de cette façon, les rendants accessibles à l’intellect de l’âme pensante et de l’âme animale, jusqu’à recevoir une formulation concrète, il souleva une accusation, dans les sphères célestes et, en conséquence, il fut également accusé ici-bas et incarcéré.
De même, la victoire et la libération obtenues dans ce monde furent la conséquence de l’autorisation, de la force et de l’injonction, signifiées là-haut, celles de diffuser les secrets les plus profonds de la Torah en les rendant accessibles à l’intellect humain. C’est de cette manière que l’Admour Hazaken et la ‘Hassidout quittèrent la prison, dans ce monde.
Or, comment est-il possible d’exprimer ces secrets les plus profonds en des termes que la raison peut saisir? De telles connaissances ne doivent-elles pas conduire à l’extase, plutôt qu’à la réflexion logique?
En fait, lorsque l’Admour Hazaken, dans la situation où il se trouvait, prit conscience de la question: «Où es-tu?», celle que D.ieu pose à chacun, lui demandant s’il a accompli la finalité de la création et bâti pour Lui une demeure ici-bas, il reçut la force d’être lui-même, à titre personnel, ce Sanctuaire pour l’Essence divine, sans pour autant perdre la vie physique.
En pareil cas, tous les obstacles disparaissent. En effet, lorsque l’on n’agit pas par ses forces propres, mais en tant qu’émissaire de D.ieu et avec la force de Celui Qui demande: «Où es-tu?», c’est-à-dire de l’Essence de D.ieu transcendant tous les conflits, on peut conduire l’enseignement ésotérique de la Torah à la révélation et, de cette manière, renforcer et mettre en évidence la partie cachée de l’âme, elle-même liée à l’aspect occulté du Saint béni soit-Il.