Va dans tous les sens !! Likoutei sihot - volume 1 - Parachat Lè'h le'ha - Paragraphes 1 - 5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Lekh Lekha Série : Lèh le'haSérie : Likoutei sihot
1. Il est expliqué que notre père Avraham fut soumis à dix épreuves. L’une des premières et sans doute des plus importantes, parmi ces épreuves, fut celle d’Ur Kasdim. Or, la Torah n’en fait pas clairement mention et l’évoque uniquement par allusion. De fait, la première épreuve relatée par la Torah est, selon les termes du verset, «Va-t-en pour toi, de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers la terre que Je te montrerai».
On peut le justifier de la manière suivante. Chaque homme, dans son service de D.ieu, doit mettre en pratique cette Injonction, «Va-t-en pour toi de ton pays», dans le sens du dévoilement comme dans celui de l’élévation. Il doit également en appliquer les termes à sa situation, ici-bas.
2. L’explication de tout cela est brièvement la suivante.
La descente de l’âme dans un corps physique présente deux aspects opposés. Il est dit, d’une part, que «tu vis contre ton gré», car l’âme, du fait du corps qu’elle habite, doit subir la limite. Avant de parvenir dans ce monde, elle est incrustée sous le trône céleste, ce qui est, de fait, la situation la plus basse qu’elle puisse connaître, se trouvant là-haut. Mais, elle peut également s’élever au point qu’on puisse constater que «elle est pure». Et, elle peut même dépasser ce stade.
De fait, la descente de l’âme dans ce monde constitue, pour elle, une chute vertigineuse. Mon beau-père, le Rabbi, explique, dans l’une de ses causeries, que l’on désigne, à une âme s’apprêtant à descendre ici-bas, le Gan Eden et le purgatoire, afin qu’elle sache ce qu’elle doit accomplir dans le monde. En conséquence, cette âme vivifie bien le corps sous la contrainte et c’est à ce propos qu’il est dit: «tu vis contre ton gré».
Mais, d’autre part, cette chute, aussi importante qu’elle puisse être, constitue, pour l’âme, le seul moyen de s’élever vers un stade supérieur à celui qu’elle possédait auparavant. Ainsi, selon l’expression bien connue, «la descente a pour effet d’aboutir à l’élévation».
3. Les deux idées qui viennent d’être exposées apparaissent dans le verset «Va-t-en pour toi de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers la terre que Je te montrerai».
«Ton pays», Erets, de la même étymologie que Ratson, la volonté, désigne l’âme, telle qu’elle est liée à la Volonté de D.ieu. Cette âme se trouve alors à un stade plus élevé que celui qui est décrit par le second chapitre du Tanya, expliquant qu’elle émane de la Sagesse Supérieure et précisant que «D.ieu et Sa Sagesse ne font qu’un». En effet, la Volonté transcende la Sagesse.
De même, le Tanya dit aussi, au chapitre 32, que «toutes les âmes sont identiques et ont un même Père». Du point de vue de la Volonté, «toutes sont identiques» et, si l’on considère la Sagesse, elles «ont toutes un même Père».
Le verset dit ensuite: «de ta patrie et de la maison de ton père». Par ces termes, il fait allusion à l’âme qui se révèle par les Attributs de la découverte intellectuelle, ‘Ho’hma et de l’analyse raisonnée, Bina. Car, la «naissance», dans la patrie, est possible par l’intervention du père et de la mère. En l’occurrence, ‘Ho’hma est le père et Bina, la mère.
«Ta patrie» désigne l’âme qui se révèle en ‘Ho’hma et «la maison de ton père», celle qui est en Bina. Nous avons vu, en effet, que ‘Ho’hma est «le père». En revanche, «la maison de ton père», l’instrument qui se trouve à sa disposition, est Bina.
On peut également introduire une autre interprétation. «Ta patrie», le lieu de la naissance d’une personne, désigne à la fois ‘Ho’hma et Bina, qui sont l’un et l’autre à l’origine de cette naissance, alors que «la maison de ton père» désigne l’âme qui se trouve dans Mal’hout, l’Attribut de royauté céleste.
Et, voici encore une autre explication, «ton pays», «ta patrie» et «la maison de ton père» désignent respectivement Bina, les Attributs de l’émotion et celui de Mal’hout.
Les trois stades de l’âme qui viennent d’être définis trouvent également leur équivalent dans les mondes spirituels. «De ton pays» correspond à l’âme qui est plus élevée que le monde d’Atsilout, celui de l’Emanation. «De ta patrie» désigne celle qui se trouve en Atsilout, source de toutes les âmes et siège de l’Attribut de ‘Ho’hma, qui correspond au Youd, première lettre du Tétragramme. «De la maison de ton père» est l’âme qui descend dans le monde de Brya, celui de la création, siège de l’Attribut de Bina et émanation de Mal’hout, l’Attribut de Royauté divine, qui se trouve dans le monde d’Atsilout.
Telle est donc l’Injonction que reçoit l’âme, «va-t-en, pour toi, de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père». Elle doit quitter sa source, son origine première et traverser les différents stades qui viennent d’être définis, jusqu’à parvenir «vers la terre que Je te montrerai» pour s’y revêtir d’un corps physique, car seul celui-ci peut lui apporter la plus haute élévation.
On peut le justifier de la manière suivante. Chaque homme, dans son service de D.ieu, doit mettre en pratique cette Injonction, «Va-t-en pour toi de ton pays», dans le sens du dévoilement comme dans celui de l’élévation. Il doit également en appliquer les termes à sa situation, ici-bas.
2. L’explication de tout cela est brièvement la suivante.
La descente de l’âme dans un corps physique présente deux aspects opposés. Il est dit, d’une part, que «tu vis contre ton gré», car l’âme, du fait du corps qu’elle habite, doit subir la limite. Avant de parvenir dans ce monde, elle est incrustée sous le trône céleste, ce qui est, de fait, la situation la plus basse qu’elle puisse connaître, se trouvant là-haut. Mais, elle peut également s’élever au point qu’on puisse constater que «elle est pure». Et, elle peut même dépasser ce stade.
De fait, la descente de l’âme dans ce monde constitue, pour elle, une chute vertigineuse. Mon beau-père, le Rabbi, explique, dans l’une de ses causeries, que l’on désigne, à une âme s’apprêtant à descendre ici-bas, le Gan Eden et le purgatoire, afin qu’elle sache ce qu’elle doit accomplir dans le monde. En conséquence, cette âme vivifie bien le corps sous la contrainte et c’est à ce propos qu’il est dit: «tu vis contre ton gré».
Mais, d’autre part, cette chute, aussi importante qu’elle puisse être, constitue, pour l’âme, le seul moyen de s’élever vers un stade supérieur à celui qu’elle possédait auparavant. Ainsi, selon l’expression bien connue, «la descente a pour effet d’aboutir à l’élévation».
3. Les deux idées qui viennent d’être exposées apparaissent dans le verset «Va-t-en pour toi de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers la terre que Je te montrerai».
«Ton pays», Erets, de la même étymologie que Ratson, la volonté, désigne l’âme, telle qu’elle est liée à la Volonté de D.ieu. Cette âme se trouve alors à un stade plus élevé que celui qui est décrit par le second chapitre du Tanya, expliquant qu’elle émane de la Sagesse Supérieure et précisant que «D.ieu et Sa Sagesse ne font qu’un». En effet, la Volonté transcende la Sagesse.
De même, le Tanya dit aussi, au chapitre 32, que «toutes les âmes sont identiques et ont un même Père». Du point de vue de la Volonté, «toutes sont identiques» et, si l’on considère la Sagesse, elles «ont toutes un même Père».
Le verset dit ensuite: «de ta patrie et de la maison de ton père». Par ces termes, il fait allusion à l’âme qui se révèle par les Attributs de la découverte intellectuelle, ‘Ho’hma et de l’analyse raisonnée, Bina. Car, la «naissance», dans la patrie, est possible par l’intervention du père et de la mère. En l’occurrence, ‘Ho’hma est le père et Bina, la mère.
«Ta patrie» désigne l’âme qui se révèle en ‘Ho’hma et «la maison de ton père», celle qui est en Bina. Nous avons vu, en effet, que ‘Ho’hma est «le père». En revanche, «la maison de ton père», l’instrument qui se trouve à sa disposition, est Bina.
On peut également introduire une autre interprétation. «Ta patrie», le lieu de la naissance d’une personne, désigne à la fois ‘Ho’hma et Bina, qui sont l’un et l’autre à l’origine de cette naissance, alors que «la maison de ton père» désigne l’âme qui se trouve dans Mal’hout, l’Attribut de royauté céleste.
Et, voici encore une autre explication, «ton pays», «ta patrie» et «la maison de ton père» désignent respectivement Bina, les Attributs de l’émotion et celui de Mal’hout.
Les trois stades de l’âme qui viennent d’être définis trouvent également leur équivalent dans les mondes spirituels. «De ton pays» correspond à l’âme qui est plus élevée que le monde d’Atsilout, celui de l’Emanation. «De ta patrie» désigne celle qui se trouve en Atsilout, source de toutes les âmes et siège de l’Attribut de ‘Ho’hma, qui correspond au Youd, première lettre du Tétragramme. «De la maison de ton père» est l’âme qui descend dans le monde de Brya, celui de la création, siège de l’Attribut de Bina et émanation de Mal’hout, l’Attribut de Royauté divine, qui se trouve dans le monde d’Atsilout.
Telle est donc l’Injonction que reçoit l’âme, «va-t-en, pour toi, de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père». Elle doit quitter sa source, son origine première et traverser les différents stades qui viennent d’être définis, jusqu’à parvenir «vers la terre que Je te montrerai» pour s’y revêtir d’un corps physique, car seul celui-ci peut lui apporter la plus haute élévation.