A côté de qui s'asseoir - Likoutei sihot - Volume 1 - PESSA'H - Paragraphes 9-21
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
9. “ La Torah parle de quatre enfants, un sage et un impie et un simple et un qui ne sait pas poser de questions ”.
Plusieurs questions peuvent être posées sur ce passage de la Haggada.
A) Pourquoi énoncer les quatre fils dans cet ordre, en plaçant l’impie près du Sage ? Pourquoi ne pas adopter l’ordre des versets de la Torah, impie, simple, ne sachant pas poser de question, sage, ou bien les énoncer en fonction de leurs qualités, sage, simple, ne sachant pas poser de questions, impie ?
Tel est également leur classement en fonction des mondes supérieurs, tel que le définissent les écrits du Ari Zal, selon lesquels les quatre fils correspondent aux quatre mondes, le sage à Atsilout, monde de la Sagesse, l’impie à Assya, où l’emprise du mal est forte, le simple à Brya et celui qui ne sait pas poser de questions à Yetsira.
On pourrait expliquer simplement qu’ils sont énoncés par ordre d’intelligence. Il est également envisageable que l’on cite d’abord les deux extrêmes, puis les deux situations intermédiaires.
Néanmoins, tout ce qui procède de la Torah est particulièrement exact. En plaçant l’impie près du sage, on établit clairement une relation entre eux. Bien plus, la Haggada dit : “ un sage et un impie ”, avec un “ et ” de coordination. Or, le sage est bien la situation la plus élevée et l’impie, la plus basse. Comment placer l’un à côté de l’autre et de quelle manière les unir ?
B) On fait à l’impie la réponse suivante : “ C’est en commémoration de ce que D.ieu a accompli pour moi, lorsque j’ai quitté l’Egypte. Pour moi, mais non pour lui. S’il était là-bas, il n’aurait pas été libéré ”.
Une telle réponse peut surprendre. Si l’impie n’est pas concerné par la sortie d’Egypte, comment a-t-il sa place dans la Haggada ? Pourquoi parler de lui pendant le Séder ? Et, pourquoi demander de s’adresser à lui, puisqu’il est précisé : “ dis-lui... ” ?
C) Les écrits du Ari Zal précisent que les quatre coupes du Séder correspondent aux quatre enfants, le premier au sage et le second, sur lequel la Haggada est récitée, à l’impie. Or, il est dit que “ s’il était là-bas, il n’aurait pas été libéré ”. Dès lors, comment peut-on lire la Haggada devant le verre qui lui correspond ?
D) Après avoir établi la nécessité de s’adresser aux quatre fils et avoir précisé le moment de le faire, “ je pourrais penser que cela est possible dès Roch ‘Hodech ”, la Haggada commence le récit de la sortie d’Egypte, “ nos ancêtres étaient auparavant idolâtres ”. La Guemara précise, en effet, que l’on introduit son propos par une marque d’opprobre.
On peut ici s’interroger. Les Juifs prennent part au Séder, à Pessa’h. Ils font le récit de l’esclavage et de la sortie d’Egypte. Pour quelle raison doivent-ils également faire référence à ce qui précéda le début de cet exil et l’époque de notre père Avraham?
10. La Guemara souligne que “ celui qui commet une faute n’en reste pas moins un Israël ”. La pointe de Judaïsme que chacun porte en son cœur, reste intègre, quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve. Commentant l’expression “ un sage et un impie ”, mon beau-père, le Rabbi, souligne que chacun, y compris l’impie, porte en lui le “ un ”, la marque du D.ieu unique. Néanmoins, celle-ci est occultée chez l’impie et l’on doit donc la mettre en évidence.
Le “ un ” que chacun possède émane de Ho’hma, la force de découverte intellectuelle de son âme. C’est précisément pour cela que l’on place l’impie près du sage. On souligne ainsi qu’il possède également ce “ un ”. Car, cette force de découverte intellectuelle est intacte, chez lui également.
11. L’obligation de se consacrer à l’impie et d’assurer son élévation n’est pas moins importante que celle que l’on assume envers le simple, celui qui ne sait pas poser de questions, ou même le sage. La Torah parle bien de quatre fils et elle adresse l’une de ses paroles à chacun d’eux, en particulier. Tous ont donc la même valeur, car une seule parole de la Torah conditionne toute son intégrité.
S’il manque une seule lettre, quelle qu’elle soit, à un Séfer Torah, la sainteté de toutes les autres lettres est remise en cause, que celle-ci concerne l’enfant sage, le père à qui il est dit : “ et, tu raconteras à ton fils ”, notre Père Qui se trouve dans les cieux et répond à toutes les questions et les écartent, ou bien l’enfant impie. Chaque parole porte en elle la perfection de la sainteté qui caractérise l’ensemble de la Torah.
12. C’est ainsi que l’on peut comprendre l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ celui qui commet une faute n’en reste pas moins un Israël ”.
Les propos de nos Sages sont précis. Pourquoi employer ici le terme Israël, qui décrit un Juif dans toute sa perfection ? Pourquoi ne pas dire simplement Yehoudi, un Juif ?
Le mot Israël est constitué par les initiales de la phrase signifiant : “ La Torah possède six cent mille lettres ”. ...
Plusieurs questions peuvent être posées sur ce passage de la Haggada.
A) Pourquoi énoncer les quatre fils dans cet ordre, en plaçant l’impie près du Sage ? Pourquoi ne pas adopter l’ordre des versets de la Torah, impie, simple, ne sachant pas poser de question, sage, ou bien les énoncer en fonction de leurs qualités, sage, simple, ne sachant pas poser de questions, impie ?
Tel est également leur classement en fonction des mondes supérieurs, tel que le définissent les écrits du Ari Zal, selon lesquels les quatre fils correspondent aux quatre mondes, le sage à Atsilout, monde de la Sagesse, l’impie à Assya, où l’emprise du mal est forte, le simple à Brya et celui qui ne sait pas poser de questions à Yetsira.
On pourrait expliquer simplement qu’ils sont énoncés par ordre d’intelligence. Il est également envisageable que l’on cite d’abord les deux extrêmes, puis les deux situations intermédiaires.
Néanmoins, tout ce qui procède de la Torah est particulièrement exact. En plaçant l’impie près du sage, on établit clairement une relation entre eux. Bien plus, la Haggada dit : “ un sage et un impie ”, avec un “ et ” de coordination. Or, le sage est bien la situation la plus élevée et l’impie, la plus basse. Comment placer l’un à côté de l’autre et de quelle manière les unir ?
B) On fait à l’impie la réponse suivante : “ C’est en commémoration de ce que D.ieu a accompli pour moi, lorsque j’ai quitté l’Egypte. Pour moi, mais non pour lui. S’il était là-bas, il n’aurait pas été libéré ”.
Une telle réponse peut surprendre. Si l’impie n’est pas concerné par la sortie d’Egypte, comment a-t-il sa place dans la Haggada ? Pourquoi parler de lui pendant le Séder ? Et, pourquoi demander de s’adresser à lui, puisqu’il est précisé : “ dis-lui... ” ?
C) Les écrits du Ari Zal précisent que les quatre coupes du Séder correspondent aux quatre enfants, le premier au sage et le second, sur lequel la Haggada est récitée, à l’impie. Or, il est dit que “ s’il était là-bas, il n’aurait pas été libéré ”. Dès lors, comment peut-on lire la Haggada devant le verre qui lui correspond ?
D) Après avoir établi la nécessité de s’adresser aux quatre fils et avoir précisé le moment de le faire, “ je pourrais penser que cela est possible dès Roch ‘Hodech ”, la Haggada commence le récit de la sortie d’Egypte, “ nos ancêtres étaient auparavant idolâtres ”. La Guemara précise, en effet, que l’on introduit son propos par une marque d’opprobre.
On peut ici s’interroger. Les Juifs prennent part au Séder, à Pessa’h. Ils font le récit de l’esclavage et de la sortie d’Egypte. Pour quelle raison doivent-ils également faire référence à ce qui précéda le début de cet exil et l’époque de notre père Avraham?
10. La Guemara souligne que “ celui qui commet une faute n’en reste pas moins un Israël ”. La pointe de Judaïsme que chacun porte en son cœur, reste intègre, quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve. Commentant l’expression “ un sage et un impie ”, mon beau-père, le Rabbi, souligne que chacun, y compris l’impie, porte en lui le “ un ”, la marque du D.ieu unique. Néanmoins, celle-ci est occultée chez l’impie et l’on doit donc la mettre en évidence.
Le “ un ” que chacun possède émane de Ho’hma, la force de découverte intellectuelle de son âme. C’est précisément pour cela que l’on place l’impie près du sage. On souligne ainsi qu’il possède également ce “ un ”. Car, cette force de découverte intellectuelle est intacte, chez lui également.
11. L’obligation de se consacrer à l’impie et d’assurer son élévation n’est pas moins importante que celle que l’on assume envers le simple, celui qui ne sait pas poser de questions, ou même le sage. La Torah parle bien de quatre fils et elle adresse l’une de ses paroles à chacun d’eux, en particulier. Tous ont donc la même valeur, car une seule parole de la Torah conditionne toute son intégrité.
S’il manque une seule lettre, quelle qu’elle soit, à un Séfer Torah, la sainteté de toutes les autres lettres est remise en cause, que celle-ci concerne l’enfant sage, le père à qui il est dit : “ et, tu raconteras à ton fils ”, notre Père Qui se trouve dans les cieux et répond à toutes les questions et les écartent, ou bien l’enfant impie. Chaque parole porte en elle la perfection de la sainteté qui caractérise l’ensemble de la Torah.
12. C’est ainsi que l’on peut comprendre l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ celui qui commet une faute n’en reste pas moins un Israël ”.
Les propos de nos Sages sont précis. Pourquoi employer ici le terme Israël, qui décrit un Juif dans toute sa perfection ? Pourquoi ne pas dire simplement Yehoudi, un Juif ?
Le mot Israël est constitué par les initiales de la phrase signifiant : “ La Torah possède six cent mille lettres ”. ...