Suis je Kacher ? Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Chemini - Paragraphes 1-9
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Chemini Série : ChminiSérie : Likoutei sihot
1. Notre Sidra définit les animaux purs, permis à la consommation, de même que ceux qui sont impurs et donc interdits. La Torah précise les deux signes permettant d’établir la pureté d’un animal. Celui-ci doit ruminer et avoir le sabot fendu.
Nos Sages s’interrogent sur ces signes. Sont-ils la cause de la pureté ou de l’impureté ? Peut-on dire qu’un animal est pur parce qu’il rumine et qu’il a le sabot fendu, qu’il est donc impur parce qu’il ne possède pas ces signes ? Ou bien ces derniers ne sont-ils que des indications ? Cette dernière explication reviendrait à dire que l’animal est pur pour d’autres raisons, mais que D.ieu fixa des signes permettant de distinguer les espèces permises à la consommation de celles qui ne le sont pas.
La différence entre ces deux interprétations est la suivante.
La Hala’ha précise que “ ce qui est issu d’un animal pur est pur ”, même s’il ne possède pas les signes précédemment définis. Ainsi, le petit d’un animal ayant le sabot fendu qui a lui-même le sabot soudé n’en est pas moins pur, dès lors que son origine peut être établie.
Si l’on admet que ces signes ne sont que des indications, cette Hala’ha est parfaitement logique. L’animal issu d’une espèce pure peut être identifié sans avoir recours à ces signes. A l’opposé, si on les définit comme la cause de la pureté, l’animal aux sabots soudés devrait être impur. On doit alors postuler que sa pureté est une décision de la Torah qui transcende la logique.
Une différence hala’hique peut être constatée, selon que ce principe relève de la logique ou la transcende.
Il est interdit de fixer un jeu devant avoir lieu avec une espèce pure. Néanmoins, cette interdiction s’applique uniquement à un animal réellement issu d’une espèce pure. Elle ne concerne pas, en revanche, celui qui, bien que provenant d’une espèce impure, serait considéré comme pur, du fait d’une décision de la Torah transcendant la logique.
Ainsi, il est dit que “ Tu as créé le Leviathan pour jouer avec lui ” et le Yerouchalmi s’interroge, à ce propos : “ Comment peut-on jouer avec une espèce pure ? ”. Il explique donc que le Leviathan est issu d’une espèce impure, mais qu’il a, néanmoins, été permis, par une décision de la Torah transcendant la raison. C’est pour cela qu’un tel jeu est permis.
2. Il est différentes manières de montrer que ces signes sont la cause de la pureté. On peut, du reste, le déduire du verset : “ parce qu’il rumine, mais n’a pas le sabot fendu ”, cette formulation introduisant bien une causalité.
De même, la Hala’ha précise qu’une poule d’eau est interdite. Les Tossafot expliquent que l’on n’applique pas, dans ce cas, le principe selon lequel “ ce qui est issu d’un animal pur est pur ”, car l’œuf de cet animal est fécondé uniquement s’il est mis en terre. Ce signe établit son impureté. Or, si de telles signes constituaient uniquement une indication, leur caractère impur ne devrait pas être pris en compte, en l’occurrence, dès lors que l’on peut établir l’origine de cette espèce.
Il faut conclure de tout cela que les signes sont la cause de la pureté et que le principe selon lequel “ ce qui est issu d’un animal pur est pur ” est une décision de la Torah, transcendant toute logique. Cette règle ne s’applique donc pas lorsque l’œuf doit être mis en terre pour être fécondé.
On peut se demander pourquoi est-ce précisément le fait de ruminer et d’avoir le sabot fendu qui confère un caractère de pureté, en particulier d’après la dimension profonde de la Torah. En effet, même si l’on considère que les signes sont uniquement des indications, on sait que tout ce qui se passe dans le monde est effet de la divine Providence. Combien plus est-ce le cas pour ce qui concerne la Torah et ses Mitsvot.
On doit admettre que ces signes, ayant été choisis pour attester de la pureté d’une espèce, possèdent eux-mêmes ce caractère, de manière intrinsèque. Même si l’on considère qu’ils ne sont pas la cause de cette pureté, comme l’affirme la première interprétation, on doit penser qu’ils en sont au moins la conséquence.
Nos Sages s’interrogent sur ces signes. Sont-ils la cause de la pureté ou de l’impureté ? Peut-on dire qu’un animal est pur parce qu’il rumine et qu’il a le sabot fendu, qu’il est donc impur parce qu’il ne possède pas ces signes ? Ou bien ces derniers ne sont-ils que des indications ? Cette dernière explication reviendrait à dire que l’animal est pur pour d’autres raisons, mais que D.ieu fixa des signes permettant de distinguer les espèces permises à la consommation de celles qui ne le sont pas.
La différence entre ces deux interprétations est la suivante.
La Hala’ha précise que “ ce qui est issu d’un animal pur est pur ”, même s’il ne possède pas les signes précédemment définis. Ainsi, le petit d’un animal ayant le sabot fendu qui a lui-même le sabot soudé n’en est pas moins pur, dès lors que son origine peut être établie.
Si l’on admet que ces signes ne sont que des indications, cette Hala’ha est parfaitement logique. L’animal issu d’une espèce pure peut être identifié sans avoir recours à ces signes. A l’opposé, si on les définit comme la cause de la pureté, l’animal aux sabots soudés devrait être impur. On doit alors postuler que sa pureté est une décision de la Torah qui transcende la logique.
Une différence hala’hique peut être constatée, selon que ce principe relève de la logique ou la transcende.
Il est interdit de fixer un jeu devant avoir lieu avec une espèce pure. Néanmoins, cette interdiction s’applique uniquement à un animal réellement issu d’une espèce pure. Elle ne concerne pas, en revanche, celui qui, bien que provenant d’une espèce impure, serait considéré comme pur, du fait d’une décision de la Torah transcendant la logique.
Ainsi, il est dit que “ Tu as créé le Leviathan pour jouer avec lui ” et le Yerouchalmi s’interroge, à ce propos : “ Comment peut-on jouer avec une espèce pure ? ”. Il explique donc que le Leviathan est issu d’une espèce impure, mais qu’il a, néanmoins, été permis, par une décision de la Torah transcendant la raison. C’est pour cela qu’un tel jeu est permis.
2. Il est différentes manières de montrer que ces signes sont la cause de la pureté. On peut, du reste, le déduire du verset : “ parce qu’il rumine, mais n’a pas le sabot fendu ”, cette formulation introduisant bien une causalité.
De même, la Hala’ha précise qu’une poule d’eau est interdite. Les Tossafot expliquent que l’on n’applique pas, dans ce cas, le principe selon lequel “ ce qui est issu d’un animal pur est pur ”, car l’œuf de cet animal est fécondé uniquement s’il est mis en terre. Ce signe établit son impureté. Or, si de telles signes constituaient uniquement une indication, leur caractère impur ne devrait pas être pris en compte, en l’occurrence, dès lors que l’on peut établir l’origine de cette espèce.
Il faut conclure de tout cela que les signes sont la cause de la pureté et que le principe selon lequel “ ce qui est issu d’un animal pur est pur ” est une décision de la Torah, transcendant toute logique. Cette règle ne s’applique donc pas lorsque l’œuf doit être mis en terre pour être fécondé.
On peut se demander pourquoi est-ce précisément le fait de ruminer et d’avoir le sabot fendu qui confère un caractère de pureté, en particulier d’après la dimension profonde de la Torah. En effet, même si l’on considère que les signes sont uniquement des indications, on sait que tout ce qui se passe dans le monde est effet de la divine Providence. Combien plus est-ce le cas pour ce qui concerne la Torah et ses Mitsvot.
On doit admettre que ces signes, ayant été choisis pour attester de la pureté d’une espèce, possèdent eux-mêmes ce caractère, de manière intrinsèque. Même si l’on considère qu’ils ne sont pas la cause de cette pureté, comme l’affirme la première interprétation, on doit penser qu’ils en sont au moins la conséquence.