L'âne en évolution ! - Likoutei sihot - Volume 1 - Vaychla'h - Paragraphes 7-12
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayichla'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
7. Le Midrach, précédemment cité, dit que «l’âne, c’est le roi Machia’h». Or, on peut se demander pour quelle raison notre père Yaakov fit une allusion à la délivrance futur précisément en faisant mention de cet âne. La Guemara cite, en effet, un verset selon lequel «il viendra sur un nuage» et un autre qui le qualifie de «pauvre et chevauchant un âne». Puis, elle explique: «Si les Juifs en ont le mérite, il viendra sur un nuage. Si ce n’est pas le cas, il sera pauvre et chevauchera un âne.»
Et, l’on peut donc s’interroger. Yaakov était prêt pour la délivrance future, grâce à la perfection à laquelle son service de D.ieu était parvenue, au «mérite» qu’il avait ainsi acquis. Pourquoi donc fit-il allusion au Machia’h qui serait «pauvre et chevauchant un âne»?
8. Il est dit, dans les Pirkeï de Rabbi Eliézer que l’âne dont il est question, à propos du Machia’h, est celui de Moché, duquel il est dit: «Il les plaça sur l’âne » et également celui d’Avraham, ainsi qu’il est dit: «Il sangla son âne».
Il en résulte qu’Avraham, Moché et le Machia’h appartiennent à un même processus. Avraham introduisit les deux millénaires de Torah, Moché la reçut effectivement, sur le mont Sinaï et la transmit à tout Israël. Certes, le verset «Il les plaça sur l’âne» concerne un épisode qui précéda le don de la Torah. Il se déroula, néanmoins, au cours de la sortie d’Egypte, qui le prépara, ainsi qu’il est dit: «Lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne». Quant au roi Machia’h, il révélera la finalité ultime de la sortie d’Egypte.
9. Pour autant, Avraham, Moché et le Machia’h ne firent pas usage de cet âne de la même façon.
Avraham plaça sur lui le bois et le couteau qui devaient servir au sacrifice de son fils. Lui-même et ses serviteurs marchaient à pied et l’animal transportait uniquement ses instruments.
De Moché, il est dit que: «il prit son épouse et ses enfants, il les plaça sur l’âne». Bien évidemment, une femme et des enfants sont beaucoup plus proches de l’homme que le bois ou le couteau. La femme est «celle qui lui vient en aide, face à lui». Elle est «comparable à son propre corps». De même, «le fils est comme la hanche de son père» et, si la hanche est dans la moitié inférieure du corps, elle n’en est pas moins partie intégrante.
Le Machia’h, par contre, «pauvre et chevauchant un âne», prendra lui-même place sur cet animal.
10. En faisant usage d’un âne et en le chevauchant, un homme peut parvenir, avec ce qui lui appartient, en un certain endroit, trop élevé ou trop éloigné pour qu’il puisse l’atteindre d’une autre manière.
Il en est de même pour le fait de chevaucher un âne, dans sa dimension spirituelle.
‘Hamor, l’âne, est de la même étymologie que ‘Homer, la matière et l’on connaît l’interprétation que donne le Baal Chem Tov du verset: «Lorsque tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau et désireras ne pas l’aider, tu n’en feras rien».
Il faut, en effet, élever et affiner la matière. C’est de cette façon que l’âme peut acquérir un niveau auquel elle ne pourrait prétendre d’aucune autre manière. C’est à ce propos qu’il est dit: «Les récoltes abondantes sont obtenues par la force du boeuf».
11. A l’époque d’Avraham, au début des deux millénaires de Torah, c’est-à-dire au commencement du service de D.ieu par les hommes, la matière du monde ne pouvait pas encore, à proprement parler, recevoir l’élévation, devenir partie intégrante de la sainteté, comme l’établissent différents textes. Le décret selon lequel «les habitants de Rome ne descendront pas en Syrie, les habitants de Syrie ne monteront pas à Rome» était encore en vigueur. Alors, les objets matériels, comme le bois ou le couteau, pouvaient uniquement venir en aide au domaine de la sainteté, en apportant leur contribution aux actes du service de D.ieu qui permettent l’élévation de la matière.
A l’époque de Moché, l’âne contribua à élever la partie inférieure de l’homme lui-même. En effet, l’exil de l’Egypte et le don de la Torah permettaient, d’ores et déjà, la transformation de la matière, qui pouvait ainsi devenir sainte, dès lors qu’elle était l’instrument de la Mitsva.
On sait, en effet, ce que le don de la Torah modifia dans le monde. Avant celui-ci, la matière n’était pas un réceptacle, susceptible de contenir la sainteté. Le service de D.ieu, à l’époque, consistait seulement à faire disparaître toute opposition, de la part du monde, à obtenir qu’il apporte son concours à la révélation qui pouvait être obtenue en servant D.ieu. Néanmoins, c’est uniquement après le don de la Torah que la matière reçut la force de se pénétrer profondément de sainteté.
On trouvera l’illustration de ce principe dans les bâtons que Yaakov tailla et plaça devant les troupeaux de Lavan. Nos Sages disent que ceux-ci lui permirent de révéler dans le monde une Lumière céleste, comparable à celle que l’on attire en mettant les Tefilin.
Et, l’on peut donc s’interroger. Yaakov était prêt pour la délivrance future, grâce à la perfection à laquelle son service de D.ieu était parvenue, au «mérite» qu’il avait ainsi acquis. Pourquoi donc fit-il allusion au Machia’h qui serait «pauvre et chevauchant un âne»?
8. Il est dit, dans les Pirkeï de Rabbi Eliézer que l’âne dont il est question, à propos du Machia’h, est celui de Moché, duquel il est dit: «Il les plaça sur l’âne » et également celui d’Avraham, ainsi qu’il est dit: «Il sangla son âne».
Il en résulte qu’Avraham, Moché et le Machia’h appartiennent à un même processus. Avraham introduisit les deux millénaires de Torah, Moché la reçut effectivement, sur le mont Sinaï et la transmit à tout Israël. Certes, le verset «Il les plaça sur l’âne» concerne un épisode qui précéda le don de la Torah. Il se déroula, néanmoins, au cours de la sortie d’Egypte, qui le prépara, ainsi qu’il est dit: «Lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne». Quant au roi Machia’h, il révélera la finalité ultime de la sortie d’Egypte.
9. Pour autant, Avraham, Moché et le Machia’h ne firent pas usage de cet âne de la même façon.
Avraham plaça sur lui le bois et le couteau qui devaient servir au sacrifice de son fils. Lui-même et ses serviteurs marchaient à pied et l’animal transportait uniquement ses instruments.
De Moché, il est dit que: «il prit son épouse et ses enfants, il les plaça sur l’âne». Bien évidemment, une femme et des enfants sont beaucoup plus proches de l’homme que le bois ou le couteau. La femme est «celle qui lui vient en aide, face à lui». Elle est «comparable à son propre corps». De même, «le fils est comme la hanche de son père» et, si la hanche est dans la moitié inférieure du corps, elle n’en est pas moins partie intégrante.
Le Machia’h, par contre, «pauvre et chevauchant un âne», prendra lui-même place sur cet animal.
10. En faisant usage d’un âne et en le chevauchant, un homme peut parvenir, avec ce qui lui appartient, en un certain endroit, trop élevé ou trop éloigné pour qu’il puisse l’atteindre d’une autre manière.
Il en est de même pour le fait de chevaucher un âne, dans sa dimension spirituelle.
‘Hamor, l’âne, est de la même étymologie que ‘Homer, la matière et l’on connaît l’interprétation que donne le Baal Chem Tov du verset: «Lorsque tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau et désireras ne pas l’aider, tu n’en feras rien».
Il faut, en effet, élever et affiner la matière. C’est de cette façon que l’âme peut acquérir un niveau auquel elle ne pourrait prétendre d’aucune autre manière. C’est à ce propos qu’il est dit: «Les récoltes abondantes sont obtenues par la force du boeuf».
11. A l’époque d’Avraham, au début des deux millénaires de Torah, c’est-à-dire au commencement du service de D.ieu par les hommes, la matière du monde ne pouvait pas encore, à proprement parler, recevoir l’élévation, devenir partie intégrante de la sainteté, comme l’établissent différents textes. Le décret selon lequel «les habitants de Rome ne descendront pas en Syrie, les habitants de Syrie ne monteront pas à Rome» était encore en vigueur. Alors, les objets matériels, comme le bois ou le couteau, pouvaient uniquement venir en aide au domaine de la sainteté, en apportant leur contribution aux actes du service de D.ieu qui permettent l’élévation de la matière.
A l’époque de Moché, l’âne contribua à élever la partie inférieure de l’homme lui-même. En effet, l’exil de l’Egypte et le don de la Torah permettaient, d’ores et déjà, la transformation de la matière, qui pouvait ainsi devenir sainte, dès lors qu’elle était l’instrument de la Mitsva.
On sait, en effet, ce que le don de la Torah modifia dans le monde. Avant celui-ci, la matière n’était pas un réceptacle, susceptible de contenir la sainteté. Le service de D.ieu, à l’époque, consistait seulement à faire disparaître toute opposition, de la part du monde, à obtenir qu’il apporte son concours à la révélation qui pouvait être obtenue en servant D.ieu. Néanmoins, c’est uniquement après le don de la Torah que la matière reçut la force de se pénétrer profondément de sainteté.
On trouvera l’illustration de ce principe dans les bâtons que Yaakov tailla et plaça devant les troupeaux de Lavan. Nos Sages disent que ceux-ci lui permirent de révéler dans le monde une Lumière céleste, comparable à celle que l’on attire en mettant les Tefilin.