Un projet du BL Paris 1er en partenariat avec Remy Leon
Montage: Jerome Krieger

 

4 Sivan : Yessod de Mal’hout, la transmission au sein de l’autorité
Quarante-huitième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou
Yessod de Mal’hout Taaloumot Afseï Lamed

Yessod de Mal’hout est l’attachement par l’intermédiaire de la parole. De fait, celui qui ne ressent pas encore ce qui le relie à D.ieu pourra mettre en éveil cet attachement en en parlant. Et, bien évidemment, celui qui le ressent d’ores et déjà peut aussi le renforcer en multipliant les paroles, à ce propos.

De même, celui qui rencontre une personne qui lui est indifférente, avec laquelle il pense ne rien avoir de commun, doit lui parler, rechercher un sujet qui suscite son intérêt et qui lui permettra d’engager la discussion avec lui. C’est précisément par la parole qu’il parviendra à établir une relation avec celui qu’il ne connaît pas.

Nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, donnent la définition suivante d’un ennemi : c’est celui avec lequel on ne parle pas pendant trois jours consécutifs. On est alors, assurément, animé du désir d’instaurer une certaine distance. Cela veut bien dire que l’absence de paroles est à l’origine d’une coupure entre les hommes, alors que la parole les rapproche, y compris quand elle n’a pas un contenu élaboré.


49ème jour

5 Sivan : Mal’hout de Mal’hout, l’autorité au sein de l’autorité Quarante-neuvième jour de l’Omer Veille de Chavouot

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Mal’hout de Mal’hout Chakou Tsit Arets Hé

Mal’hout de Mal’hout permet d’agir également quand on n’a aucune motivation, aucun enthousiasme à le faire. C’est à ce propos que le verset dit : « ne réduis pas le nombre des ustensiles vides ».

En d’autres termes, malgré le sentiment de vacuité, un homme doit multiplier les « ustensiles », les réceptacles, en forger sans cesse de nouveaux, accumuler un grand nombre de Mitsvot et de bonnes actions. Au final, il est certain que ces ustensiles se rempliront, que les Mitsvot seront mises en pratique avec l’amour et la crainte de D.ieu.

Il en est de même également pour la parole. Il est nécessaire de prononcer les mots de la Torah, de prier, y compris en l’absence de toute motivation. Ces mots, en pareil cas, peuvent sembler n’avoir qu’une portée réduite, parfois même étrangère, être sans incidence sur l’action concrète, être vides de tout contenu, sans la moindre vitalité. Rien ne justifie qu’on cesse de les prononcer.

Ces mots, en effet, possèdent une profondeur merveilleuse. Après le : « attire-moi vers Toi » de la sortie d’Egypte et le : « nous courrons vers Toi » de la période de l’Omer, le don de la Torah, pendant la fête de Chavouot, réalise la troisième proposition de ce verset : « le Roi m’a conduit dans Ses chambres » et ce verset dit ensuite que : « nous nous réjouirons et nous serons joyeux en Toi (Be’ha) ».

La valeur numérique du mot Be’ha est vingt-deux. Elle fait ainsi allusion aux vingt-deux lettres de l’alphabet, qui permettent de composer tous les mots de la Torah. En d’autres termes, après avoir obtenu les révélations célestes les plus hautes, c’est bien la grandeur de ces lettres ordinaires qui est soulignée. Celles-ci renferment en elles une immense puissance, bien au-delà de la lumière qu’elles véhiculent.

Même si ces mots ne sont, par eux-mêmes, que Mal’hout de Mal’hout, même s’ils sont dépourvus de toute vitalité, comme on l’a indiqué, c’est bien en eux que s’applique le principe selon lequel : « le début est lié à la fin et la fin au début ».

En l’occurrence, le stade le plus inférieur de cet attribut de Mal’hout est lié à sa partie la plus haute, en l’Essence du Saint béni soit-Il.

En ce jour, l’accent doit être mis sur l’engagement à l’action concrète et sur la soumission, beaucoup plus que sur la compréhension intellectuelle et sur l’analyse raisonnée. Avant le don de la Torah, c’est précisément en ce jour que les enfants d’Israël déclarèrent : « nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ».

Durant la fête de Chavouot, commémorant la réception, par les enfants d’Israël, de la Torah, qui est faite de sagesse et d’entendement, est clairement soulignée la nécessité de cette soumission qui transcende l’intellect. Celle-ci est le préalable nécessaire à la relation entre le Saint béni soit-Il et les enfants d’Israël, un principe indispensable, bien plus que tout autre élément, pour instaurer une telle relation.

Puisse D.ieu faire que chacun ait une bonne fête de Chavouot, qu’il reçoive la Torah avec joie et d’une manière profonde.


48ème jour

4 Sivan : Yessod de Mal’hout, la transmission au sein de l’autorité Quarante-huitième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Yessod de Mal’hout Taaloumot Afseï Lamed

Yessod de Mal’hout est l’attachement par l’intermédiaire de la parole. De fait, celui qui ne ressent pas encore ce qui le relie à D.ieu pourra mettre en éveil cet attachement en en parlant. Et, bien évidemment, celui qui le ressent d’ores et déjà peut aussi le renforcer en multipliant les paroles, à ce propos.

De même, celui qui rencontre une personne qui lui est indifférente, avec laquelle il pense ne rien avoir de commun, doit lui parler, rechercher un sujet qui suscite son intérêt et qui lui permettra d’engager la discussion avec lui. C’est précisément par la parole qu’il parviendra à établir une relation avec celui qu’il ne connaît pas.

Nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, donnent la définition suivante d’un ennemi : c’est celui avec lequel on ne parle pas pendant trois jours consécutifs. On est alors, assurément, animé du désir d’instaurer une certaine distance. Cela veut bien dire que l’absence de paroles est à l’origine d’une coupure entre les hommes, alors que la parole les rapproche, y compris quand elle n’a pas un contenu élaboré.


47ème jour

3 Sivan : Hod de Mal’hout, la majesté au sein de l’autorité Quarante-septième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Hod de Mal’hout Yodéa Kol Same’h

Hod de Mal’hout est l’action et la parole qui permettent de surmonter les obstacles extérieurs à la personnalité de l’homme. Installer un fait accompli, sur le terrain peut, en effet, être un moyen de changer la réalité.

Bien que Hod de Mal’hout n’augmente pas les connaissances de l’homme, on peut vérifier, dans la pratique, que des paroles empreintes de détermination sont susceptibles de changer les faits et de faire bouger les montagnes. La détermination permet d’avoir une haute stature et de transformer chaque situation.


46ème jour

2 Sivan : Nétsa’h de Mal’hout, le triomphe au sein de l’autorité Quarante-sixième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Nétsa’h de Mal’hout Tsaakaténou Otto Mêm

De façon générale, il est plus agréable de passer pour un sage et un homme avisé que d’agir concrètement. Nétsa’h de Mal’hout permet donc de vaincre de telles difficultés intérieures à la personnalité, afin de multiplier les actions extérieures, qui sont fondamentales. C’est à ce propos qu’il est écrit : « les cœurs suivent les actions ».

Nétsa’h de Mal’hout est aussi le moyen de se libérer de ses difficultés intérieures en ayant recours à la parole, ainsi qu’il est dit : « l’homme ayant un souci en son cœur doit en parler ». Même si celui qui l’écoute n’a pas la possibilité de lui venir en aide, le simple fait de se confier lui permettra de se libérer des tensions et d’aller de l’avant. 3 Sivan : Hod de Mal’hout, la majesté au sein de l’autorité Quarante-septième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Hod de Mal’hout Yodéa Kol Same’h

Hod de Mal’hout est l’action et la parole qui permettent de surmonter les obstacles extérieurs à la personnalité de l’homme. Installer un fait accompli, sur le terrain peut, en effet, être un moyen de changer la réalité.

Bien que Hod de Mal’hout n’augmente pas les connaissances de l’homme, on peut vérifier, dans la pratique, que des paroles empreintes de détermination sont susceptibles de changer les faits et de faire bouger les montagnes. La détermination permet d’avoir une haute stature et de transformer chaque situation.

De fait, il est incontestablement nécessaire, dans de nombreuses situations, de posséder la connaissance et, le cas échéant, d’élever la voix.


45ème jour

1er Sivan : Tiféret de Mal’hout, l’harmonie au sein de l’autorité Quarante-cinquième jour de l’Omer Roch ‘Hodech

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Tiféret de Mal’hout Ouchema Veireou ‘Heth

Tiféret de Mal’hout a pour effet de mener une action induite par le fait que l’on est empli de pitié. En effet, il y a lieu de prendre des précautions pour que la multiplication des sentiments positifs ne fasse pas disparaître les sentiments.

Certes, il est dit que : « l’acte est essentiel ». Pourtant, le Rambam affirme, dans ses Lois des dons aux pauvres, chapitre 10, au paragraphe 4, que : « celui qui donne de la Tsedaka à un pauvre avec un visage renfrogné perd son mérite et le fait disparaître, même s’il lui remet mille pièces d’or. Il doit les lui donner avec bienveillance et joie, compatir à sa peine ».

La miséricorde embellit l’action concrète.


44ème jour

29 Iyar : Guevoura de Mal’hout, la retenue au sein de l’autorité Quarante-quatrième jour de l’Omer Veille de Roch ‘Hodech

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Guevoura de Mal’hout Kabel Elokim Noun

Guevoura de Mal’hout est le sentiment de crainte que l’on doit éprouver envers les Interdictions de la Torah, la conscience profonde de la gravité d’un acte interdit, de la nécessité de ne pas trébucher, en la matière, quelle que soit la situation.

Guevoura de Mal’hout conduit aussi à s’exprimer avec douleur sur l’exil de la Présence divine, sur son propre éloignement du domaine de la sainteté, conformément au dicton ‘hassidique selon lequel : « quand on a mal, on crie », y compris quand on ne sait pas encore clairement ce qui en résultera, dans l’action concrète.


43ème jour

28 Iyar : ‘Hessed de Mal’hout, l’élan de bonté au sein de l’autorité Quarante-troisième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou ‘Hessed de Mal’hout Chaveaténou Yevor’hénou Tav

La septième et dernière semaine du compte de l’Omer, qui a pour objet de transformer l’âme animale et ses sentiments, afin de se préparer à recevoir la Torah, d’une manière profonde, le jour de Chavouot, est celle de l’attribut de Mal’hout, de la royauté et de l’autorité.

Pendant la période de l’Omer, on compte quarante-neuf jours, bien que la Torah dise : « vous compterez cinquante jours », car il est nécessaire, durant ces jours, de franchir les quarante-neuf portes de transformation qui permettent d’accéder à la cinquantième porte, pendant la fête de Chavouot, dont le nom signifie : « semaines » et fait allusion, précisément, à ces semaines de l’Omer.

La dernière semaine de cette période de l’Omer est donc celle de l’Attribut de Mal’hout, duquel il est dit que : « il ne possède rien par lui-même ». Car, Mal’hout n’a pas de contenu spécifique. Il est uniquement un réceptacle cumulant en lui les influences qui émanent des Attributs se trouvant au-dessus de lui. Mal’hout a pour objet de leur donner une application concrète et effective, jusque dans le moindre détail.

C’est en ce sens que Mal’hout est l’attribut de la Royauté. Le Rambam dit, à propos du roi, que : « il n’y a, au-dessus de lui, que l’Eternel son D.ieu ». C’est précisément dans sa soumission qu’il puise la force de diriger l’accomplissement de Sa Parole, dans le monde matériel.

Mal’hout est aussi la force de la parole, de la communication, la capacité d’exprimer le contenu de ses pensées, de ses sentiments, au point de les transmettre à un interlocuteur extérieur. L’attribut de Mal’hout, quand il se révèle dans le monde, est appelé Che’hina, « Résidence divine », car le Saint béni soit-Il réside, à proprement parler, dans ce monde. Bien plus, Il s’introduit en chacun de ses détails, y compris les plus insignifiants. Car, D.ieu est le Souffle de vie de tout ce qui existe.

Au sein même de la Torah, l’attribut de Mal’hout s’exprime, plus spécifiquement, dans la Loi orale, qui révèle la signification profonde de la Loi écrite et en ouvre l’accès. De ce fait, les Tikouneï Zohar disent que : « Mal’hout est la bouche, nous l’appelons Loi orale ».

‘Hessed de Mal’hout est l’élan d’amour qui conduit à mettre en pratique les Mitsvot, d’une manière effective, à venir en aide à son prochain. Or, cet élan d’amour s’exprime également par la parole. Il prend la forme de mots, prononcés par l’homme.

C’est pour cette raison que celui qui aime l’argent en parle sans cesse, celui qui aime manger fait de la gastronomie l’objet de toutes ses discussions. Et, de la même façon, celui qui aime le Saint béni soit-Il et le peuple d’Israël en fait l’unique objet de sa conversation.

Les ‘Hassidim donnent une autre lecture du verset Yermyahou 7, 28 : « la foi est perdue et détachée de leur bouche ». Ils expliquent que c’est la fin qui permet de comprendre le début. C’est précisément parce que la foi est « détachée de leur bouche », parce qu’ils n’en parlent plus, qu’elle est « perdue ».

A l’inverse, nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, constatent que : « la voix met en éveil la ferveur ». L’expression orale, par nature, développe les sentiments du cœur, jusqu’à une intensité qu’ils ne peuvent pas atteindre par eux-mêmes.

Une précision doit être donnée, à propos du compte de l’Omer de ce jour. Mal’hout de ‘Hessed, que l’on a compté à la fin de la première semaine de l’Omer, a pour objet de donner une expression concrète au sentiment d’amour, sous la forme de bonnes actions. A l’inverse, ‘Hessed de Mal’hout, début de la dernière semaine de l’Omer, est l’amour de l’action, l’attirance envers ce qui est suivi d’un effet concret.

Il en est de même également pour ce qui concerne la parole. Mal’hout de ‘Hessed correspond à toutes les paroles qui sont prononcées par amour, alors que ‘Hessed de Mal’hout désigne la parole qui met en éveil l’amour. La même distinction peut être faite également pour tous les attributs qui seront présentés par la suite, tout au long de cette semaine.


42ème jour - 2 intervenants


41ème jour

26 Iyar : Yessod de Yessod, la transmission au sein de la transmission, Quarantième-et-unième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Yessod de Yessod Kedouchate’ha Elokim Reïch

Yessod de Yessod suggère la nécessité de « s’attacher aux moyens de s’attacher » au Saint béni soit-Il, c’est-à-dire aux Mitsvot. Et, de fait, les enfants d’Israël sont appelés : « ceux qui saisissent les Mitsvot ».

Il est nécessaire de toucher les Mitsvot en permanence, avec une immense affection, de les embrasser, de les mettre en pratique de la meilleure façon, de dépenser sans compter pour les accomplir. On sait, en effet à quel point un homme est attaché à l’argent qu’il possède. Malgré cela, il faut qu’une Mitsva n’ait pas de prix pour lui.

En conséquence, un Juif doit faire don de sa propre personne, spirituellement, matériellement, financièrement, pour mettre en pratique les Mitsvot et pour le faire de la meilleure façon possible, y compris lorsqu’il est possible d’alléger leur pratique, en conformité avec la Hala’ha.

De la même façon, il est nécessaire de s’attacher également aux Tsaddikim, par l’intermédiaire desquels il est possible de s’attacher au Saint béni soit-Il. Il faut se soumettre à eux, recevoir leur enseignement, être leur disciple.

C’est la raison pour laquelle Yessod de Yessod est un jour particulier, au sein de cette période de l’Omer, pour les ‘Hassidim, qui se distinguent tout particulièrement par leur attachement au Tsaddik, chef de la génération.

Dans la dimension profonde de la Torah, l’attribut de Yessod est lié à Yossef, le Tsaddik, qui était lui-même profondément attaché à D.ieu, au point de pouvoir diriger un empire aussi puissant que l’Egypte de l’époque, sans que cette activité remette en cause, de la moindre façon, sa soumission la plus totale au Saint béni soit-Il.

De fait, les Patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov ne furent pas en mesure d’atteindre une aussi grande élévation morale. Ils ne parvenaient pas à insérer leur attachement à D.ieu dans les activités matérielles de ce monde et ils firent donc le choix de le fuir, en devenant bergers et en s’isolant, avec leurs troupeaux.

On peut ainsi comprendre pourquoi Yossef, le Tsaddik fut précisément celui qui fut mis à l’épreuve, dans le respect de l’alliance de la circoncision, par l’épouse de Putiphar. Il surmonta cette épreuve et il fit don de sa propre personne pour y parvenir. Et, l’alliance de la circoncision est précisément liée à cet attribut de Yessod.


40ème jour

25 Iyar : Hod de Yessod, la majesté au sein de la transmission, Quarantième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Hod de Yessod Zo’hreï Yevor’hénou Aleph

L’attachement des Juifs à D.ieu et leur unification avec la sainteté suscitent de nombreuses accusations, qui sont formulées par des éléments extérieurs. C’est alors l’attribut de Hod qui permet de les vaincre.

Lors du don de la Torah, en effet, les enfants d’Israël proclamèrent : « nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ». Ils firent ainsi la preuve de leur soumission à D.ieu, au-delà de toute rationalité. C’est donc la soumission qui est à la base de l’attachement.

Comme le relate le Talmud, un saducéen qualifia les enfants d’Israël de : « peuple inconstant, qui fait passer sa bouche avant ses oreilles », qui a pris un engagement avant même d’en connaître les termes. Il faisait allusion, notamment à l’alliance de la circoncision, contractée par un nouveau-né de huit jours, qui est incapable d’en prendre rationnellement la décision, qui n’est même pas conscient de l’acte qui est pratiqué sur lui. Pour autant, l’attachement à D.ieu est alors scellé, d’une manière indélébile, dans la chair de son corps, de sorte que l’interrogation de ce saducéen peut se concevoir. Et, l’on sait que la circoncision est directement liée à l’attribut de Yessod.

C’est pour toutes ces raisons que la transmission, contenu de cet attribut de Yessod, doit mettre en éveil l’élément de Hod qu’il porte en lui, afin d’être en mesure de surmonter tous les obstacles extérieurs, se dressant sur son chemin.


39ème jour

24 Iyar : Nétsa’h de Yessod, le triomphe au sein de la transmission, Trentième-neuvième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Nétsa’h de Yessod Pné Yevoula Beth

Bien souvent, c’est précisément l’attribut de Yessod qui fait l’objet d’une attaque de la part du mauvais penchant. En effet, l’attachement à D.ieu, le fait de s’unifier à Lui contredisent la satisfaction des passions animales qui sont inspirées par ce monde. Ceci se manifeste, tout particulièrement, en cet Attribut, Nétsa’h de Yessod.

Mais, d’autres fois, c’est l’intellect de l’homme qui le conduit à tout remettre en cause, en fonction de ce qu’il croit comprendre. L’attachement et l’unification doivent donc transcender la connaissance, aussi importante que celle-ci puisse être, puisqu’elle : « fait la supériorité de l’homme par rapport à l’animal ».

En la matière, les épreuves émanant de l’intérieur sont particulièrement difficiles. C’est la raison d’être de cet attribut de Nétsa’h, qui apporte les moyens, malgré toutes ces difficultés, de pérenniser sa démarche et de s’attacher durablement.


38ème jour

23 Iyar : Tiféret de Yessod, l’harmonie au sein de la transmission, Trentième-huitième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Tiféret de Yessod Leame’ha Natna Mêm

La situation instaurée par l’attachement peut apparaître comme une contrainte. Pourtant, il reste toujours possible de s’attacher avec grâce et beauté. Il s’agit, en effet, de lier l’homme à D.ieu, ce qui correspond effectivement à la beauté et à l’harmonie véritables.

Tiféret de Yessod permet ainsi un attachement sans faille, dans l’esthétisme et dans la plénitude. En ce sens, Tiféret glorifie l’attribut de Yessod.


37ème jour

22 Iyar : Guevoura de Yessod, la retenue au sein de la transmission, Trentième-septième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Guevoura de Yessod Guéé Erets Youd

L’attribut de Yessod, quand il est investi dans les forces du mal, provoque un attachement profond et une dépendance aux passions de ce monde. C’est un état d’addiction, duquel il est particulièrement difficile de se sevrer.

De même, tous les interdits liés à la pudeur sont également liés à l’attribut de Yessod, car ils sont la forme la plus élaborée de la dépendance à ce qui va à l’encontre de la sainteté, de l’investissement profond en les forces du mal.

Il est donc nécessaire de mobiliser des forces intenses, au sein de sa personnalité, pour être en mesure de surmonter les attraits du mauvais penchant, dans ces domaines. Guevoura de Yessod permet d’être attaché uniquement au domaine de la sainteté.


36ème jour

21 Iyar : ‘Hessed de Yessod, l’élan de bonté au sein de la transmission, Trentième-sixième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou ‘Hessed de Yessod Ya’hid Koulam Mêm

La sixième semaine du compte de l’Omer a pour objet de transformer et d’améliorer le sixième attribut, celui de la transmission, Yessod. Après avoir forgé les sentiments, ‘Hessed, Guevoura, Tiféret, après avoir supprimé tous les obstacles intérieurs et extérieurs, Nétsa’h et Hod, il faut alors faire intervenir les attributs de Yessod et Mal’hout.

Il s’agit, en l’occurrence, de sortir des limites de sa propre personne, afin de rechercher un degré d’attachement au Saint béni soit-Il dépassant la situation courante et, de cette façon, d’atteindre un niveau qui paraissait, au préalable, totalement inaccessible.

L’attribut de Yessod a également une incidence déterminante sur les relations entre les hommes. C’est lui, en effet, qui permet de considérer son prochain tel qu’il est réellement, non pas selon la projection que l’on fait de lui en sa propre personne, afin que l’influence que l’on exerce sur lui soit efficace et salutaire.

Pour obtenir un tel résultat, il est nécessaire de s’extraire de sa propre personne. C’est uniquement à cette condition que l’attribut de Yessod permet d’atteindre cet objectif, car il est à l’origine de la relation entre celui qui donne l’influence et celui qui la reçoit, de même que de l’attachement qui se crée entre eux, de cette façon.

L’attribut de Yessod apparaît, en allusion, dans l’expression : « comme tout, dans les cieux et sur la terre », figurant dans le verset Divreï Ha Yamim 1, 29, 11, qui mentionne sept Sefirot : « A Toi, Eternel, appartiennent la grandeur, la rigueur, l’harmonie, le triomphe, la majesté, comme tout, dans les cieux et sur la terre, à Toi est la royauté », la grandeur désignant ici l’Attribut de ‘Hessed, alors que les cieux et la terre sont la spiritualité et la matérialité. L’attribut de Yessod sait réunir ces deux dimensions.

En ce sens, Yessod instaure un attachement profond. Il permet de ressentir un objet et de s’attacher à lui. C’est le devoir qui incombe à chacun, la nécessité de faire tout ce qui est nécessaire. C’est aussi le moyen de ne pas perdre la conscience de ce devoir, de rechercher un attachement toujours plus profond, de se pénétrer de sainteté.

L’attachement d’un Juif au Saint béni soit-Il est scellé dans sa chair, dès l’âge de huit jours, par l’alliance de la circoncision, qui est elle-même liée à l’attribut de Yessod. La circoncision transcende toute rationalité et elle est pratiquée alors que l’enfant est incapable de raisonner, ni même d’en prendre personnellement la décision. Malgré cela, elle est si puissante qu’elle marque la chair physique de façon indélébile.

‘Hessed de Yessod est, en ce sens, l’attachement qui suscite l’amour, c’est-à-dire le sommet de la relation, qui permet d’accorder la meilleure influence qui soit. Selon les termes du Tanya, au chapitre 15 d’Iguéret Ha Kodech :

Le niveau de Yessod est, par exemple, l’attachement de l’intellect du père à celui du fils, quand il lui délivre un enseignement, avec amour et volonté. En effet, le père veut que son fils comprenne.

En outre, même si le fils entendait ces propos de la propre bouche de son père, il ne les comprendrait pas aussi clairement que maintenant, lorsque son père attache son intellect à lui, lui parle, face à face, avec amour et passion, avec un fort désir que son fils comprenne.


35ème jour


34ème jour


33ème jour, Lag Baomer

 

18 Iyar : Hod de Hod, la majesté au sein de la majesté, Trentième-troisième jour de l’Omer, Lag Ba Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Hod de Hod Nahel Elokim Vav

L’attribut de Hod conclut la phase essentielle de la transformation des attributs. Hod de Hod est donc le terme de l’apport fondamental émanant de cet attribut. C’est la raison pour laquelle le jour de Lag Ba Omer est l’occasion de grandes réjouissances, pour les Juifs et des événements joyeux se sont alors produits.

Hod de Hod est la forme la plus haute de soumission à D.ieu. Non seulement un homme met son ego de côté, mais, bien plus, il fait abstraction de sa propre personne, au point de considérer la réalité uniquement comme une projection de la Divinité.

Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont la Hilloula est célébrée en ce jour, affirme, à propos de sa propre personne : « Je suis une simple indication ». Il considérait qu’il était représentatif du Saint béni soit-Il, au point de ne posséder aucune existence personnelle. Il atteignit le sommet de son attachement à D.ieu par les propos qu’il prononça, quand il quitta ce monde, à Lag Ba Omer.

Cependant, Hod de Hod est aussi la forme la plus inférieure de l’humilité et de la soumission, lorsqu’un homme comprend qu’il doit se soumettre, mais n’y parvient pas. La ‘Hassidout compare ce sentiment au paragraphe Modim, « nous nous soumettons à Toi », qui est récité pendant la répétition de l’officiant et qui correspond à un niveau de soumission inférieur à celui du Modim qui est dit pendant le Chemoné Essré.

Nous disons, dans le Modim de la répétition de l’officiant : « Nous nous soumettons à Toi… sur ce qui nous conduit à nous soumettre à Toi. Béni soit le D.ieu des soumissions ». Nous admettons ainsi la nécessité de nous soumettre et nous remercions D.ieu de nous donner la force de le faire, y compris quand nous ne le ressentons pas.

Hod de Hod est aussi l’humilité recherchée pour elle-même, sans vouloir la considération qui est couramment accordée à celui qui est humble.


32ème jour

17 Iyar : Nétsa’h de Hod, le triomphe au sein de la majesté, Trentième-deuxième jour de l’Omer

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Nétsa’h de Hod Touve’ha Amim Reïch

Nétsa’h (le triomphe) implique la persévérance, la constance.  Nétsa’h de Hod est la constance dans l’attitude d’humilité. Simultanément, Nétsa’h donne l’assurance que l’humilité n’empêche pas la détermination. Elle est alors une forme de triomphe. En revanche, elle ne doit pas provoquer chez l’homme un manque de confiance en sa propre personne, une faiblesse.

L’attribut de Hod est la soumission et celui de Nétsa’h, la guerre. L’humilité profonde supprime les obstacles intérieurs. Puis, Nétsa’h, quand il est inclus dans Hod, confère la détermination qui permet de lutter contre tous les obstacles extérieurs au service de D.ieu.


31ème jour

16 Iyar : Tiféret de Hod, l’harmonie au sein de la majesté,

Trentième-et-unième jour de l’Omer Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou Tiféret de Hod Berov Yodou’ha Vav

Tiféret de Hod a une implication sur les relations de l’homme avec D.ieu. Quand quelqu’un est empli d’autosatisfaction, il oublie alors ses défauts et il peut même perdre les qualités qu’il a déjà réellement acquises.

Seule la soumission permet à l’homme d’avoir pleinement conscience de ses défauts, de ressentir un véritable sentiment de pitié envers la Présence divine Qui est en exil, envers son âme qui est également en exil. C’est de cette façon que l’on connaît l’élévation dans le service de D.ieu.

Tiféret de Hod intervient également dans les relations entre les hommes. Il est dit, en effet, que : « celui qui est rassasié ne ressent pas la faim ». A l’inverse, celui qui est humble a une conscience profonde de son prochain. Il peut avoir pitié de lui du plus profond de son cœur.

Paradoxalement, c’est en mettant de côté sa propre personne que l’on peut commencer à ressentir celle de son prochain.


30ème jour

15 Iyar :  Guevoura de Hod, la retenue au sein de la majesté,

Trentième jour de l’Omer Sefira de la nuit     Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim     Lettre du verset Isme’hou Guevoura de Hod Kadoch Sela Chin

Guevoura de Hod, la retenue au sein de la majesté, s’applique, tout d’abord, dans le service de D.ieu. En effet, la crainte de D.ieu et la soumission à Lui sont interdépendantes. L’une nourrit l’autre. La crainte conduit à la soumission et la soumission permet une crainte plus profonde.

C’est en approfondissant ce trait de caractère qu’un homme s’emplit de détermination et de force pour lutter contre tout ce qui fait obstacle à l’accomplissement de la Volonté du Roi, jusqu’à ce que sa détermination soit totale.

Guevoura de Hod a aussi une incidence sur les relations entre les hommes. En effet, l’humilité conduit l’homme à honorer son prochain, à l’estimer à sa juste valeur, à lui faire une place, qui qu’il soit. Et, il n’y a pas là une simple marque de politesse. C’est, bien au contraire, une attitude de respect profond, qui est la conséquence d’une soumission sincère à son prochain, conformément à l’Injonction de nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction : « Sois humble devant chaque homme ».


29ème jour

14 Iyar : ‘Hessed de Hod, l’élan de bonté au sein de la majesté, Vingt-neuvième jour de l’Omer, Pessa’h Chéni

Sefira de la nuit Mot de Ana Be ‘Hoa’h Mot du Psaume Elokim Lettre du verset Isme’hou ‘Hessed de Hod ‘Hassin Tan’hem Youd

Lorsque les Sefirot sont représentées comme un corps humain, celle de Hod est alors la dernière, la plus basse. Elle correspond à la jambe gauche. Les attributs de Yessod et de Mal’hout, qui lui font suite, représentent l’influence extérieure et, selon la dimension profonde de la Torah, ils sont appelés : « ce qui est à l’extérieur du corps ».

Les jambes sont, certes, la partie la plus basse du corps, mais ce sont elles qui le conduisent là où l’homme désire aller et qui surmontent les obstacles se dressant sur son chemin, pour lui permettre d’atteindre son but.

L’attribut de Hod représente aussi la soumission, la reconnaissance envers D.ieu, dont la dimension profonde est la conscience de ses propres limites et de l’omniprésence du Saint béni soit-Il. Cette soumission profonde est celle du Modé Ani, « Je Te rends grâce, Eternel », la première phrase qu’un Juif prononce le matin, celle qui introduit sa journée.

Hod permet aussi le combat contre ceux qui font obstacle à l’accomplissement du bien, émanant des attributs précédents.

Hod est aussi la beauté, la gloire. A la différence de Tiféret, dont la beauté est obtenue par l’harmonie des couleurs, la beauté de Hod est celle de la soumission et de l’humilité. Selon la formulation de nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, « un verre plein ne peut pas être rempli, un verre vide peut être rempli ».

L’homme qui a une forte conscience de sa propre personne ne peut pas se « remplir » de lumière et de grâce. Il doit être un « verre vide », soumis. C’est ainsi qu’il devient le réceptacle de la lumière et de la beauté, comme les « cornes de gloire » que le Saint béni soit-Il accorda à Moché, notre maître, du fait de sa soumission profonde.

Hod est aussi la beauté d’une femme pudique, comme celle de la reine Esther, qui trouvait grâce aux yeux de tous ceux qui la voyaient, précisément du fait de sa grande pudeur.

En conséquence, ‘Hessed de Hod est l’amour de D.ieu qui découle de la soumission et de l’humilité. L’homme qui considère que rien ne lui revient de droit sera surpris par chaque bienfait matériel ou spirituel que D.ieu lui prodigue. Il s’emplira ainsi d’amour pour Lui.

A la différence d’autres personnes, un tel homme est pleinement conscient des nombreux bienfaits qu’il a obtenus, tout au long de sa vie et il sait que D.ieu les lui a accordés. L’Admour Hazaken décrit de cette façon, dans le chapitre 45 du Tanya, la sortie d’Egypte et le don de la Torah que chaque Juif vit au quotidien :

Lorsqu’un roi grand et important montre son amour immense et profond à un homme ordinaire, méprisable, humble, dévoyé, résidant parmi les immondices, lorsqu’il descend vers lui du lieu de son honneur, accompagné par tous ses ministres, le révèle, lui fait quitter les immondices, le fait entrer dans son palais, le palais royal, dans la chambre la plus intérieure, un amour puissant et multiple se mettra naturellement en éveil dans le cœur de cet homme simple et humble, envers l’esprit du roi. Il émanera du profond de son cœur et n’aura pas de limite.


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