haftara 5 – Bamidbar (1)

Hochéa – עשוה

Le prophète Hochéa (Osée) était issu de la tribu de Réouven. Son père, Bééri était le prince de la tribu et est mentionné dans le livre Divré Hayamim I (Chroniques 5 : 6) : celui-ci a prononcé une prophétie mentionnée dans le livre de Yichaia (Isaïe 8 : 18 à 20).

7 Sivane : c’est le jour du Yahrzeit – Histalkout (décès) du prophète Hochéa fils de Bééri.

Hochéa reçut l’enseignement de Ze’ha- ria fils de Yehoyada (disciple du prophète Élicha). Trois autres grands prophètes vi- vaient à son époque : Amos, Yichaia (Isaïe) et Mi’ha (Michée). Mais, selon la Guemara (Bavli – Pessa’him 87 : 1), Hochéa était plus important que les trois autres.

A son époque, les rois Ouziahou, Yotam et ‘Hizkiyahou gouvernèrent le royaume de Yehouda.

Hochéa prophétisa sur les Dix Tribus avant qu’elles ne soient déportées et disparurent. Il prophétisa aussi sur le royaume de Yehouda mais ne mentionne pas la ville de Jérusalem.

Dans le Midrach (Béréchit Rabba 84 : 18), il est écrit : « D.ieu dit à Réouven : C’est toi qui a engagé le premier le processus de la Téchouva (retour à D.ieu – comme c’est mentionné au moment de la vente de Yossef) ; par ta vie, c’est ton descendant qui appellera le peuple à la Téchouva. De qui s’agit-il ? De Hochéa comme il est écrit (Hochéa 14 : 2) : «Retourne Israël jusqu’à Hachem ton D.ieu…».

La Haftara en résumé

La Haftara de la semaine est tirée du livre d’Osée, elle poursuit la thématique de l’exhortation des prophètes précédents (Isaie, Amos…) à la repentance du peuple d’Israël.

Le lien avec la Paracha Bamidbar réside dans deux occurrences : l’évocation du désert, et l’importance du nombre des enfants d’Israël.

La prophétie d’Amos est une allégorie de l’époux trompé (l’Eternel) par une femme adultère qui se livre à un culte idolâtre caractérisé par la prostitution (le peuple d’Israël).

Amos met en garde contre l’infidélité et la vénalité qui annonce les pires calamités (dévastation des champs et de la terre ).

La prophétie d’Osée évoque néanmoins une prise de conscience de la femme adultère laquelle retournera à son amour véritable tout comme le peuple d’Israël reviendra à la vérité marquant tant la rédemption du statut du peuple d’Israël qu’un retour à la souveraineté sur sa terre et la fécondité de celle-ci.

L’enseignement du Rabbi
Que devons-nous comprendre par la métaphore du fiancé ?

Le prophète Hochéa (Osée – 2:21) déclare au nom de D.ieu: « Je serai ton fiancé pour toujours . . Je serai ton fiancé par la fidélité et tu reconnaîtras l’Éternel ».

Certains se demandent: Puisque la ‘Hassidout est une étude difficile à assimiler pleinement, est-ce vraiment utile de l’apprendre ?

Pour répondre, il nous faut établir une distinction entre la relation d’un maître avec un élève – impact spirituel – et la relation d’un homme avec sa femme -impact matériel. Lorsque un maître enseigne, l’élève a besoin d’une certaine intelligence pour absorber les paroles et la pensée de son maître; le simple fait d’avoir écouté son maître ne va pas le faire avancer dans sa réflexion, le maître n’a pas transmis un nouveau intellect mais bien une idée que l’élève doit développer avec ses propres forces. Par contre, dans la relation homme-femme – puisque la relation est d’un niveau matériel, qu’importe la réflexion et le développement, seul le réceptacle compte, puisque l’essence même à été transférée ; cela peut même aboutir à une naissance, à une nouvelle création.

La ‘Hassidout que Rabbi Chnéour Zalman (Premier Rabbi de Loubavitch) a dévoilée ressemble à cette relation de transmission matérielle de l’essence des profondeur de la Torah. Par le simple fait «d’absorber» (peu importe le niveau de compréhension de l’élève), cette étude se traduit finalement par un changement dans la pensée, la parole et l’action; elle aboutira à la «naissance» de la crainte et l’amour de D.ieu» (fils et fille spirituels).

Ainsi nous pouvons expliquer le verset: «Je serai ton fiancé pour toujours» comme le Midrach (Chemot Raba – 15) explique : notre monde actuel représente les fiançailles avec l’Éternel; en revanche, les temps messianique représenteront le moment du mariage du peuple juif avec l’Éternel (Isaïe 54-5) – « Car ton époux sera ton Créateur ».

L’attachement entre les fiancés est et reste extérieur, par contre, les mariés ressentent un attachement profond.

Ainsi lors de Matane Torah (le Don de la Torah), D.ieu a donné la partie dévoilée de la Torah et, de ce fait, notre attachement avec D.ieu demeure extérieur. Mais aux temps messianiques, avec le dévoilement des parties cachées de la Torah se dévoilera notre grand attachement à D.ieu qui sera profond puisque sera célébré le mariage de D.ieu avec le peuple juif.

Ainsi l’étude des profondeur de la Torah (‘Hassidout) est indispensable pour permettre notre profond attachement avec l’Éternel, un avant goût du dévoilement de la Torah du Machia’h!

Torat Mena’hem 5712, 19 kislev page 196

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