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En ce début de troisième millénaire, nous sommes les témoins d’un formidable bouleversement technologique où la science fait des avancées spectaculaires dans toutes les directions.

 

Parmi tous ces progrès, le développement et la capacité d’usage de l’infiniment petit tiennent une place de choix. Aujourd’hui, on peut, par exemple, écouter un nombre infini d’informations confinées dans une petite plaquette aussi légère qu’un briquet. La parachath Nitsavim nous donnera une piste pour comprendre la portée de cette explosion scientifique où le détail prend une place de choix.

Nos Maîtres ont établi un principe très simple quant au contenu d’une paracha : tous les différents sujets qui la composent ont tous un rapport entre eux et cela malgré leur diversité. Nous appliquerons cette règle pour deux thèmes de la parachath Nitsavim : l’unité et la délivrance messianique.

L’unité est mentionnée dès le premier verset et la délivrance messianique apparaît un peu plus loin (sur plusieurs versets) avec la promesse divine du retour des exilés sur la terre d’Israël. Quel lien peut rapprocher ces deux thèmes ?

Malgré leurs différences

Avant de le trouver, il nous faut revenir sur la manière avec laquelle est présenté, ici, le concept d’unité. Habituellement, la Thora présente l’unité comme une valeur en soi : l’unité permet d’accéder à la paix, facilite la solution de nos problèmes, permet l’épanouissement de chacun, etc. Ici, le texte nous propose une autre option.

Elle nous invite à l’unité en mettant l’accent sur toutes les composantes d’une société qui, malgré leurs différences, peuvent atteindre ce but : « Vous voici aujourd’hui, tous debout devant D.ieu, vos chefs de tribus, vos anciens, vos fonctionnaires, tout homme en Israël, vos enfants, vos femmes et l’étranger qui est au milieu de ton camp, du fendeur de bois au puiseur d’eau ».

On veut nous dire, ici, que chaque composante, quelle qu’elle soit, concourt à l’unité. En d’autres termes, le détail construit et consolide l’unité. Bien souvent, l’histoire nous a offert un visage sanglant et coercitif de l’unité où l’identité du particulier n’existait pas. Le pouvoir imposait par le haut une unité globale de façade dans laquelle la conscience individuelle n’avait pas de place.

La Thora apporte, par ce texte, une nouveauté : c’est par la place que l’on accorde au détail qu’une généralité peut s’édifier. Dans cette perspective, on peut comprendre la valeur de cette idée dans son rapport à l’ère messianique.

Au travers des quatre cycles

Le but de la venue du Machia’h est clairement défini par le Rambam dans les derniers mots de son œuvre encyclopédique, le Michné Thora : « …le terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme l’eau recouvre les océans ». Ce qui signifie que lors de sa venue, le Machia’h amènera toute l’humanité à la découverte et à la connaissance du Créateur. Or cette plénitude spirituelle ne peut être parfaite si elle n’affecte que le monde dans sa généralité.

Par contre, si elle pénètre chaque détail de la création, c’est l’indice que D.ieu est connu et reconnu pleinement au travers des quatre cycles : le minéral, le végétal, l’animal et l’humain.

On retrouve, en fait, cette idée dans la personnalité même du Machia’h et dans son action. Il se distinguera, expliquent nos Maîtres, par sa capacité à enseigner la Thora aux Patriarches et à Moché rabbénou, comme le souligne le Midrach, tout en se consacrant également aux pauvres (les détails de l’histoire) ainsi qu’il est écrit : « Il jugera les pauvres avec justice….. » (1).

Socialement, le pauvre n’a pas de place dans les rapports humains, il est exclu car il est considéré comme improductif psychologiquement et économiquement. Pourtant une société juive ne peut faire abstraction de lui. Là sera la grandeur du Machia’h : il parviendra à apporter le message divin à ceux que d’autres auront exclu de l’unité d’Israël.

Note

  1. Yéchaya (Isaïe), chap. 11, verset 4

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