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le Rabbi, dans le ‘Dvar Mal’hout’ sur notre Paracha, nous enseigne l’importance du chant. Le chant nous permet de nous élever de notre niveau vers un niveau supérieur. Le Rabbi Rachab explique à ce sujet (Séfer Ha Maamarim, 5668) que ‘le sujet du chant et du Niggun, est l’élévation du bas vers le haut, comme nous pouvons nous en rendre compte par le fait que c’est précisément au moyen  d’un Niggun que l’on possède la force d’agir sur l’âme, car la voix (Kol) réveille l’intention qui est dans le coeur, et quand un homme associe le chant à sa méditation sur un certain concept, alors son âme réagit avec beaucoup plus de force….’.

Par ailleurs le Tséma’h Tsédek explique à ce sujet que le Chant est comparé à la lumière d’Or-Sovev, la lumière qui ‘entoure les mondes’, car un chant est rond, un chant est comme un cercle car il possède un refrain et il revient toujours sur lui-même, à l’image de cette lumière imperceptible d’Or-Sovev qui ‘entoure les mondes’ sans jamais s’y révéler (seulement dans les temps messianiques).     

Parmi toutes les définitions qui existent du chant, il convient de dire ici que le chant représente aussi la Torah. En effet, le Rambam écrit dans les lois relatives au Séfer Torah (chapitre 7, loi 1) que le Commandement positif d’écrire un Séfer Torah incombe à chaque homme du peuple d’Israël, ainsi qu’il est écrit (Dévarim, 31, 19)‘Et maintenant écrivez pour vous ce chant et enseigne-le aux enfants d’Israël….’.

Conformément à la demande du Rabbi selon laquelle chaque Juif se doit d’écrire ses propres ‘hidouchim, il est possible de commenter ce verset de la manière suivante.

L’expression ‘écrire un chant’ n’est pas sans être chargée d’un sens très profond. L’écriture est un acte matériel, on écrit au moyen de l’encre sur du parchemin ou sur du papier. A l’opposé, le chant est beaucoup plus spirituel, beaucoup plus impalpable et immatériel (c’est d’ailleurs pour cela que le Tséma’h Tsédek le compare à la ‘lumière qui entoure les mondes’). ‘Ecrire un chant’ semble donc unir deux mondes opposés, le monde matériel (l’écriture) et le monde spirituel (le chant).

La Mitsvah ‘d’écrire un chant’ est la 613ème Mitsvah de la Torah, elle incombe à chaque homme d’Israël et n’est donc pas sans évoquer le fait que notre mission consiste bien à faire de ce monde matériel (à l’exemple de l’écriture) une demeure pour l’Essence divine (à l’exemple du chant).

L’Admour Hazaken a expliqué que la Torah est appelée ‘Kol Yaakov’, ‘la Voix de Yaakov’. De fait, la voix unit l’esprit à la matière, elle unit le sentiment abstrait qui est dans le coeur, avec les mots que l’on chante, qui sont eux-mêmes matériels et palpables. Il en va de même pour la Torah, car la Torah unit aussi la matière à l’esprit, elle unit l’esprit divin abstrait, aux lettres matérielles, écrites au moyen de l’encre sur du parchemin.

Ainsi, peut-être devient-il possible d’expliquer, à la lumière des enseignements des Maîtres de ‘Habad, que la Mitsvah d’écrire un Séfer Torah, ‘d’écrire un chant’, consiste, de manière profonde à nous attacher en premier au Rabbi, car il possède la force d’unir l’esprit à la matière, de révéler l’essence de notre âme et de nous donner les moyens de révéler sa force dans tous les sujets de notre existence.

Le Rabbi enseigne dans le ‘Dvar Mal’hout’ que le ‘Cantique de la mer’ que nous réciterons, avec l’aide de D.ieu ce Chabbat pendant la lecture de la Torah a le pouvoir de nous lier au chant de la Guéoulah, au ‘Chir ‘Hadach’, et aussi de nous unir à la Torah du Machia’h, ‘Torah ‘Hadacha’. Puisse tout cela apparaître à nos yeux de chair avec la venue de notre Juste Machia’h dès-à-présent avec l’aide du Saint béni soit-Il.

Rav Yaakov Abergel

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