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Le Blé – l’âme divine

C’est l’aliment des hommes par excellence. Dans ce sens, il souligne l’humain en l’homme, il représente son âme Divine et le service de D.ieu – tout de spirituel – qui l’exprime. Grâce à lui, lier tout son être à la Divinité devient possible. Quand s’ouvrent de nouvelles synagogues, des endroits de prières et de retrouvailles avec soi-même, animés par une centaine de délégués enthousiastes dans toute l’Ile-de-France, c’est cela qui apparaît. Quand, tout à côté de son lieu de vie quotidienne, où qu’on soit, qui que l’on soit et quoi qu’on fasse, une lumière spirituelle se met à briller, c’est aussi l’âme qui rayonne.

L’Orge – l’aspect matériel

C’est traditionnellement une nourriture donnée aux animaux. Nos Sages en ont fait le symbole de l’aspect matériel de l’homme, de sa corporalité. Cela n’est pas négatif car il revient à chacun de raffiner sa propre dimension physique, par la force de son âme, pour en faire un des moyens du service Divin. Découvrir D.ieu dans sa vie de tous les jours, n’est-ce pas le rêve de tous ? C’est ainsi que ce moment privilégié d’un certain culte du corps prend sens: vacances devenant des universités d’été pour les adultes, des centres aérés pour les enfants. C’est également ainsi que des repas cachères sont proposés au plus près des universités et des lieux de travail – une nourriture pour le corps… et pour l’âme. Par ces actions, ils cessent d’être en opposition.

Le Raisin – la joie

C’est un fruit prodigieux dont le produit – le vin – « réjouit le cœur de l’homme » dans toutes ses dimensions, spirituelle et matérielle. On se saurait mieux dire qu’il est la représentation même de la joie. Et celle-ci est indispensable car elle brise les barrières, repousse les limites et conduit aux éternelles avancées. Elle est le secret de toutes les victoires. L’année juive est ainsi jalonnée d’événements festifs, parsemée d’allégresse : 19 Kislev, allumages publics de ‘Hanouccah, Siyoum HaRambam, parade de Lag Baomer. Des réjouissances qui complètent le calendrier traditionnel des fêtes, de Souccot à Chavouot en passant par Pourim et Pessa’h. La joie est partout, elle guide nos pas.

La Figue – les vêtements

Les premiers vêtements mentionnés dans la Torah furent créés à partir de feuilles de figuiers. La figue en est restée le rappel. Le vêtement est l’instrument du contact avec l’extérieur, comme ces « vêtements » quasi spirituels que sont la pensée, la parole et l’action, véritables outils d’expression de l’âme. Ce sont ces vêtements-là qu’il faut élever en révélant leur vrai nature. Car, au-delà de leur apparence, éclairés par l’effort de l’âme, ils peuvent devenir des « vêtements de lumière ». Pour cela, il existe un chemin : l’étude, la recherche de la connaissance et de la sagesse, la réflexion qui conduit à l’action. Les rendez-vous d’étude en Ile-de-France, l’édition de livres, de brochures explicatives sur les fêtes ou les Mitsvot, de la « Sidra de la semaine », site internet, serveur vocal « Lé’haïm » etc. en sont autant de points d’accès.

La Grenade – les Mitsvot

Chacun est « empli de Mitsvot comme la grenade est pleine de grains » disent nos Sages. Car, au-delà même des « vêtements », il appartient à tous de spiritualiser le monde par l’accomplissement des commandements de D.ieu. Le judaïsme sait que le monde est perfectible. Il sait que l’utiliser pour un usage de sainteté le rend saint. Nous en possédons la force. Nous avons aussi le mode d’emploi de la création : les commandements de D.ieu dans leur pratique quotidienne. Pour cela, le Beth Loubavitch est au côté de chacun : mise des Téfiline, bénédiction sur le Loulav à Souccot, pose de Mézouza… Tout un monde de Bien.

L’Olive – de l’amertume à la douceur

L’olive est, par nature, un fruit amer. Il ne devient comestible que par un effort de transformation. Pour cela, il représente l’amertume qu’il faut transformer en douceur par l’action résolue. C’est alors seulement qu’il révèle sa richesse. Nous connaissons tous ces situations de la vie où tout paraît amer. Certains ne peuvent découvrir le chemin de la transformation nécessaire que si on leur vient en aide. Les temps sont difficiles, dit-on parfois. A nous de les rendre beaux pour tous. Le bonheur est trop précieux pour que certains en soient exclus. Les visites régulières aux familles isolées et aux malades, l’aide aux familles, le soutien lors des naissances ou pour les mariages etc. sont les déclinaisons indispensables de ce principe.

La Datte – le miel

Ce fruit est ici la source d’un véritable délice : le miel. Pourtant, il faut tant de labeur et de patience pour parvenir à ce stade ultime. Le palmier ne produit de dattes qu’au bout de soixante-dix ans enseigne le Zohar. Mais, lorsqu’on sait y consacrer l’effort nécessaire, le résultat est immanquablement au rendez-vous : la douceur du miel. Il ne faut sans doute pas moins d’attention pour assurer une éducation juive authentique, ouverte et chaleureuse, à tous les enfants. Ecole Beth ‘Haya Mouchka, jardins d’enfants, crèches, sans oublier les Talmud Torah : c’est sans doute un investissement lourd mais, demain, la récolte sera sans pareille.

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