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(Pour la réfouah chéléma de Messod ben Aïcha, ‘Prosper’)

 

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Balak, le Rabbi explique la signification du jeûne du 17 Tamouz quand il tombe le jour du Chabbat.

Dans un tel cas, le jeûne est repoussé au lendemain du Chabbat, car le Chabbat est un jour de joie qui ne laisse aucune place à la mortification et au jeûne.

Plus encore, le Rabbi nous enseigne que les repas de ce Chabbat, et cela inclut aussi le repas de Mélaveh Malka de Motsaeï-Chabbat, doivent être plus copieux que d’habitude.

D’après l’enseignement donné ici par le Rabbi, chaque jour de jeûne possède deux aspects. Un aspect superficiel et négatif, et un aspect profond et positif.

L’aspect superficiel du jeûne du 17 Tamouz s’exprime par le fait qu’en ce jour commença le siège de Jérusalem qui a fini par aboutir à la destruction du Temple le jour du 9 Av, le début de l’exil.

Cependant, toute descente a pour but une élévation, et le but de l’exil est la Délivrance qui en résulte.

‘Le but de chaque chose est la profondeur de cette chose, et la profondeur du jour du 17 Tamouz est qu’il est une préparation à la Délivrance, comme cela est allusionné par sa valeur numérique : 17 : valeur numérique du motטוב (‘Bien’)’.

Le jour du Chabbat représente le dévoilement de la Volonté la plus profonde et la plus intérieure du Saint béni soit-Il. De ce fait, lorsque le jour du jeûne du 17 Tamouz tombe le jour du Chabbat, alors l’aspect négatif du jeûne est repoussé au lendemain, et l’accent est mis précisément sur l’aspect positif du jeûne, lequel sera dévoilé lors de la Délivrance finale.

La ‘Hassidout nous enseigne que le second Temple ne fut détruit que dans le but d’être reconstruit. Ce fut également le cas pour les premières Tables que Moché brisa, précisément le jour du 17 Tamouz.

Les secondes Tables que reçut Moché sont beaucoup plus élevées que les premières, car elles contiennent toute la Torah orale. De ce fait, la destruction des premières Tables avait pour but l’élévation des secondes, comme il est dit :’le but de chaque chose est la profondeur de cette chose’.

Ainsi, de la même manière, et conformément au principe selon lequel ‘toute descente a pour but une élévation’, le second Temple ne fut détruit que pour laisser la place au troisième Temple, lequel sera beaucoup plus élevé que les deux premiers.

C’est la raison pour laquelle le Rabbi nous demande, pendant ce Chabbat du 17 Tamouz, d’ajouter en nourriture et en boisson (contrairement aux jours de jeûne pendant lesquels nous nous privons de toute nourriture et de toute boisson). En agissant de la sorte, nous soulignons le lien de ce jour avec la Délivrance finale, lorsque ‘les jours de jeûnes seront transformés en jours de fêtes’.

En effet, la Torah nous enseigne que lors de la Délivrance finale, L’Eternel dressera une table pour les Tsaddikim. Pendant ce festin, chacun mangera de la chair du poisson, le Léviathan, de la viande du taureau sauvage, le Chor-ha-Bar, et boira du vin que L’Eternel garde en secret, le vin ‘Méchoumar’.

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprenons que nous ne pouvons absolument pas nous suffire de l’aspect superficiel que nous offre la réalité, comme en témoigne l’histoire suivante.

‘Durant l’été 1994, le jour du 3 Tamouz, je me trouvais en plein milieu de l’Océan Pacifique, sur l’île de Bora-Bora. Alors que j’observais, admiratif, le paysage qui était devant mes yeux, je vis marcher à quelques mètres de moi un homme qui portait une médaille qui attira mon regard. C’était une étoile de David dont l’éclat d’or attira immédiatement mon attention. Je l’interpellais par un ‘Chalom’ amical, et en s’approchant de moi il me dit :

-Tu es Juif ? Sais-tu que le Rabbi de Loubavitch a ‘quitté’ ce monde aujourd’hui même ?

Ce moment se grava en mon âme. Ce voyage sur cette île paradisiaque me dévoila un enseignement qui allait me marquer pendant toutes les années qui me séparent de ce jour, et cela, jusqu’à aujourd’hui.

Lorsque j’étais sur l’île, une personne m’apprit que les îles de la Polynésie se sont toutes formées sur la cime de volcans qui ont été engloutis au fil des années par l’Océan.

En fait, me dit cette personne, nous sommes là debout sur la plage, mais en réalité nous nous trouvons dans le cratère d’un volcan ! Un volcan qui est éteint, mais un volcan tout de même !

L’île de Bora-Bora est la cime du volcan qui émerge de l’eau ! Le volcan est caché par l’océan qui ne laisse apparaître qu’un tout petit bout de sa cime, et ce petit bout c’est l’île toute entière, avec ses arbres, sa végétation, ses habitants, alors que le reste du volcan se trouve sous nos pieds, recouvert par l’Océan.…

La première question qui me vint à l’esprit fut de savoir s’il était possible que le volcan se réveille ? Avec les années, et grâce à l’étude la ‘Hassidout, je finis par trouver une réponse.

Observer la réalité sans considérer son contenu profond présente un danger certain. C’est comme se tenir debout dans le cratère d’un volcan allumé, et nous-mêmes nous sommes ‘éteints’.

A l’opposé, l’étude de la partie profonde de la Torah nous insuffle une vitalité nouvelle, qui nous permet de percevoir l’aspect profond de la réalité qui est devant nous. C’est alors comme si nous nous trouvions sur un volcan qui est éteint, et nous-mêmes, nous sommes vivants, car pleinement conscients de la réalité, ‘allumés’.

Cette constatation, née au milieu de l’Océan Pacifique, s’accorde à l’enseignement du Rabbi du Dvar Mal’hout sur la Paracha Balak. Dans cette Paracha l’Eternel transforme les malédictions de Bilam en Bénédictions. De la même façon, lors de la Délivrance finale Il transformera les jours de jeûnes en jours de fêtes.

Aussi, le Rabbi nous enseigne que lorsque le jour du jeûne du 17 Tamouz tombe le jour du Chabbat, alors les jours des 3 semaines d’afflictions qui commencent le lendemain du Chabbat (comme c’est le cas cette année) et se terminent le 9 Av, sont illuminés par la lumière du Chabbat de la Paracha Balak, par la lumière cachée du 17 Tamouz qui tombe le jour du Chabbat.

Percevoir le contenu profond de chaque chose est une priorité dans notre mission de faire de ce monde une demeure pour D.ieu. C’est la raison pour laquelle le Rabbi nous demande d’ajouter dans notre étude des sujets du Machia’h et de la Guéoula car de cette façon nous pourrons vivre véritablement ces sujets de manière profonde, ainsi qu’il est écrit dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha : ‘L’intellect doit être pénétré de ces sujets, et la lumière de notre compréhension doit également se répandre et pénétrer nos sentiments dans le coeur, jusqu’à atteindre notre action concrète, nos pensées nos paroles et nos actes.’

Notre étude doit toujours être cristallisée par un acte, lequel doit crier, révéler, notre désir le plus profond, ce désir caché dans la profondeur de notre cœur, à l’image d’un volcan caché dans la profondeur de l’Océan. Ce désir, de voir enfin le dévoilement de D.ieu dans ce monde matériel. Très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

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