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(Pour la réussite spirituelle et matérielle de Yonathan ben Ra’hel)

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vaèt’hanan, le Rabbi reprend le principe selon lequel notre service divin atteint la perfection lorsqu’il unit la limite à l’illimité, lorsqu’un Juif unit ses actions à celles du Saint béni soit-Il, lorsque la lumière dispensée par D.ieu s’unit à la lumière qui provient du travail de l’homme.

A ce sujet le Rabbi explique la raison pour laquelle les 10 Commandements sont dits à deux reprises dans la Torah. Une première fois dans la Paracha ‘Yitro’, et une seconde fois dans la Paracha ‘Vaèt’hanan’.

La Paracha ‘Yitro’ met l’accent sur le fait que le don de la Torah sur le Mont-Sinaï, le 6 du mois de Sivan, a eu pour effet de soumettre totalement le monde à la lumière divine qui s’est dévoilée ce jour-là. Ainsi, la Torah nous décrit ce jour en disant ‘qu’il y eut du tonnerre et des éclairs et une nuée lourde sur la montagne, et le son du Choffar était trés fort, tout le peuple trembla’ (Yitro, 19, 16). Face à ce dévoilement divin le peuple s’annula et se tint en retrait, ainsi qu’il est dit (Yitro, 20, 15) : ‘Le peuple vit et ils tremblèrent et se tinrent debout, de loin’.

A l’opposé, la Paracha ‘Vaèt’hanan’ exprime le but de tout dévoilement divin, lequel consiste à ce que l’homme parvienne à intérioriser de manière profonde la Parole et la lumière divines que lui a dévoilées L’Eternel, ainsi qu’il est dit (Yitro, 20, 19) : ‘Vous avez vu que c’est des cieux que Je vous ai parlé’.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi nous enseigne donc que la répétition des 10 Commandements, une première fois dans la Paracha ‘Yitro’, et une seconde fois dans la Paracha Vaèt’hanan, vient pour exprimer l’union de ces deux niveaux.

Les 10 Commandements de la Paracha ‘Yitro’ correspondent au dévoilement de la lumière divine qui provient d’Hachem, ‘d’En-haut’, et les 10 Commandements de la Paracha ‘Vaèt’hanan’ correspondent au dévoilement de la lumière qui provient ‘d’En-bas’, du travail de l’homme qui consiste à intégrer la lumière divine que l’on a reçue, dans nos pensées, nos paroles et nos actes.

C’est précisément l’union de ces deux lumières qui représente l’aboutissement de notre service divin, et l’étude du Dvar Mal’hout, tout au long de l’année, et tout au long des 53 Parachiot des 5 livres de la Torah, nous donne les moyens de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour réaliser cette union sacrée.

De fait, nous avons déjà étudié dans les Parachiot précédentes l’idée que ‘notre service divin atteint la perfection lorsqu’il unit nos actions à celles du Saint béni soit-Il’.

Par exemple, dans le Dvar Mal’hout sur la ‘Paracha ‘Houkat’, le Rabbi nous enseigne que le chiffre 7 est lié à la Création du monde (le monde a été créé en 6 jours, et Hachem S’est reposé le septième jour) car il correspond au dévoilement de la lumière divine qui vient ‘d’en-haut’, et qu’à l’opposé, le chiffre 10 correspond au travail de l’homme, à l’ajoût qu’il apporte à ce monde qui a été créé par D.ieu.

Dans ce Dvar Mal’hout, le Rabbi explique par exemple que le chiffre 10 correspond au mouvement de l’âme appellé : ‘Ratso’. Lorsque l’âme désire s’élever au-delà de ce monde et des limites qu’il lui impose, afin d’atteindre le divin illimité.

Le chiffre 7 représente le mouvement de l’âme appellé ‘Chov’. C’est le travail du ‘haut vers le bas’ que l’âme accomplit précisément lorsqu’elle s’habille dans le corps, et qui consiste à attirer les lumières célestes supérieures, ici-bas dans ce monde inférieur. Aussi, notre travail consiste à unir le niveau du chiffre 7 au niveau du chiffre 10. Unir ‘Ratso’ à ‘Chov’, ainsi quil est écrit (Dvar Mal’hout, ‘Houkat) :

‘La perfection du travail consiste à l’union des 2 ensemble, en même temps que la volonté de l’âme de quitter le corps, doit demeurer le travail de l’âme dans le corps, et le désir de l’âme de quitter le corps ne doit pas être dissocié du sentiment d’agir pour dévoiler le divin ici-bas (dans le corps, et dans le monde)’.

Il en va de même pour l’enseignement du Dvar Mal’hout sur les Parachiot ‘Matot-Masseï’. Le Rabbi nous y enseigne la signification des 3 ‘Hazak que nous disons à voix haute, et dune voix forte, à la fin de la lecture de la Torah le jour du Chabbat : ‘Hazak ‘Hazak vé Nit’hazèk’, ‘Sois fort ! Sois fort ! Et puissions-nous être renforcés !’.

Le premier ‘Hazak, qui est celui de la Paracha ‘Matot’, correspond au dévoilement d’une lumière divine supérieure, dans ce monde inférieur. Un dévoilement du haut vers le bas, comme l’exprime le premier verset de la Paracha Matot : ‘Ceci est la chose que L’Eternel a ordonné’.

Le second ‘Hazak, qui est celui de de la Paracha ‘Masseï’, correspond à un dévoilement du bas vers le haut. Ce dévoilement est dû au travail de l’homme, à ses efforts continus pour raffiner ce monde matériel afin de l’élever vers la Sainteté.

A nouveau, le Rabbi nous enseigne dans ce Dvar Mal’hout, que la perfection de notre service divin consiste à unir ces deux niveaux. Le troisième ‘Hazak représente l’union de ces deux dévoilements, la lumière divine qui vient ‘d’en-haut’ avec la lumière qui provient ‘d’en-bas’, du travail de l’homme. Grâce à cette union, l’homme n’agit plus seulement avec ses propres forces (‘Masseï’), car L’Eternel participe à son action, en lui donnant la possibilité d’agir au-delà des limites (‘Matot’).

C’est pourquoi le ‘Hazak de ‘Matot-Masseï’ exprime de manière profonde, l’union entre la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, dont la force est limitée (‘Masseï’), avec la partie de l’âme Juive qui est enracinée dans L’Essence divine, dont la force est illimitée (‘Matot’).

Cette union sacrée s’exprime tout particulièrement par le dévoilement du troisième Temple, car celui-ci contient aussi en lui les niveaux du premier et du second Temple. En effet, le premier Temple correspond au dévoilement de la lumière divine qui vient ‘d’en-haut’, alors que le second Temple correspond au dévoilement de la lumière qui provient ‘d’en-bas’, du travail de l’homme.

Cette idée se retrouve également dans tous les enseignements du Rabbi qui sont liés à notre service divin pendant le mois de Av, et également pendant le mois d’Elloul, lequel est basé sur le verset : ‘Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi’, ‘Ani le Dodi vé Dodi li’.

Il n’est donc pas étonnant que les deux lettres qui composent le nom ‘Av’ sont les initiales de l’expression : ‘Elloul ba’, ‘Elloul arrive’. Aussi, à la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprenons que la répétition des 10 Commandements, une première fois dans la Paracha ‘Yitro’, et une seconde fois dans la Paracha ‘Vaèt’hanan’, exprime aussi le caractère essentiel de l’union de ces deux niveaux.

Les 10 Commandements de la Paracha ‘Yitro’ correspondent à la révélation de la Parole de D.ieu sur le Mont-Sinaï, une révélation du ‘haut vers le bas’, alors que les 10 Commandements de la Paracha ‘Vaèt’hanan’ correspondent au travail des enfants d’Israël pour intégrer cette Parole de manière profonde, un travail du ‘bas vers le haut’.

Le Rabbi exprime de très nombreuses fois l’importance de faire des ‘Hidouchim, et l’occasion nous est donnée ici, d’expliquer sous la forme d’un ‘Hidouch que cet enseignement du Dvar Mal’hout sur notre Paracha s’applique également à notre relation avec le Rabbi lui-même.

Les 10 Commandements de la Paracha ‘Yitro’ correspondent au ‘Maamar du Rabbi’, et les 10 Commandements de la Paracha Vaèt’hanan correspondent à notre travail en tant que Hassidim du Rabbi pour intégrer de manière profonde le ‘Maamar du Rabbi’.

Aussi, en ce jour du 15 Av, qui est un jour de pleine lune, la force nous est donnée pour réaliser l’union entre les deux.

La lune représente l’Assemblée des enfants d’Israël, et ce jour du 15 Av représente la pleine lumière que nous recevons du Rabbi. A l’évidence, c’est par le fait d’exploiter de toutes nos forces : ‘de tout ton cœur de toute ton âme et de tout ton pouvoir’, la lumière que nous donne le Rabbi, que nous parviendrons à dévoiler l’Essence divine en ce monde.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi nous enseigne que le chiffre ‘2’ ne désigne pas seulement la répétition d’une chose, mais il exprime aussi ‘la multiplication d’une chose à l’infini’.

En ce sens, le Rabbi explique que la Haftarah que nous lisons ce Chabbat intitulée ‘Na’hamou Na’hamou’, n’exprime pas seulement le fait que lors de la Délivrance finale L’Eternel consolera tous Ses enfants.

De fait, la répétition du mot ‘Na’hamou’ exprime le caractère infini des évènements qui auront lieu dans les Temps messianiques, la reconstruction du troisième Temple et le dévoilement de l’Essence de la Torah, ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’, par l’intermédiaire du Machia’h, très très bientôt , et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

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