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IL Y A 50 ANS, LE 2 IYAR 1968,

LE RAV CHMOUEL AZIMOV ET SON EPOUSE BASSIE,

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Paracha Tazria-Metsora ‘Il fit de la pénombre Sa cachette’ - Rav Yaakov Abergel
Magazine - Paracha
Vendredi, 13 Avril 2018 08:59

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Dans le Dvar Mal’hout sur les Parachiot Tazria-Metsora, le Rabbi explique que les signes de la lèpre apparaissent sur la peau de celui qui n’a pas encore accompli dans son service divin un certain travail.

 

Cependant, à l’exception de ce manque particulier, la situation spirituelle générale de cet homme ne manque pas d’intégrité. Qu’il s’agisse de ses actions, ou bien qu’il s’agisse des forces de son âme.

 

Le Rabbi souligne que les signes de la lèpre, qui n’apparaissent que sur l’extérieur de la peau, témoignent du fait que le mal n’atteint pas les forces de son âme, il est seulement superficiel, ‘à l’extérieur de la peau’.

 

Un des points essentiels de l’enseignement de la ‘Hassidout sur la lèpre, est que bien qu’elle soit fixée par la Torah (par les Cohanim) comme un signe d’impureté, la lèpre cache en réalité une très haute lumière.

 

Le Rabbi rapporte à ce sujet l’enseignement de son père, Rabbi Lévi-Itz’hak, selon lequel la valeur numérique de l’expression ‘Ha Metsora’*, ‘le lépreux’, est égale à 411, exactement comme la valeur numérique du nom ‘Tohou’ qui désigne la Séfira de Kéter, la Couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes.

 

Dans le même ordre d’idée, la ‘Hassidout nous enseigne que les lettres de ‘Néga’, ‘la tache de lèpre’, sont les mêmes que celles de ‘Oneg’, ‘le plaisir’. De fait, la lumière spirituelle de la lèpre (‘Néga’) est liée au ‘plaisir supérieur’ de D.ieu (‘Oneg Ha Elion).

 

Il nous est donné ici à comprendre que que la lumière spirituelle de la lèpre est tellement élevée, qu’elle ne peut trouver ici-bas un réceptacle capable de la contenir.

 

De ce fait, lorsque cette lumière s’échappe du réceptacle au moment où il se brise, car il n’est pas assez solide pour supporter son intensité, la lumière est alors détournée vers l’autre côté de la Sainteté, et finalement utilisée par les forces du mal.

 

Ainsi, ce que l’on appelle ‘l’obscurité’, en l’occurrence ici la lèpre, résulte du fait qu’une lumière excessivement élevée n’a pas trouvé de réceptacle capable de la supporter de la contenir et de la garder.

 

Le Rabbi nous donne un exemple concret. Lorsqu’un Juif ressent durant sa prière un amour très fort pour D.ieu et que son âme est alors attirée vers sa source, à tel point qu’elle serait prête à quitter le corps, ‘Ratso’, il est alors essentiel de faire descendre, après la prière, la lumière de cet amour pour D.ieu dans le réceptacle de l’étude de la Torah, ou dans celui de l’accomplissement des Commandements divins, ‘Chov’.

 

S’il n’agit pas ainsi, les signes de la lèpre apparaîtront alors sur sa peau. C’est-à-dire que si la lumière de cet amour pour D.ieu ne s’habille pas dans le réceptacle de l’étude, ou dans celui de l’action concrète, alors cette lumière ‘excessivement élevée qui n’a pas trouvé de réceptacle capable de contenir son intensité, sera finalement détournée vers l’autre côté de la Sainteté et finalement utilisée par les forces du mal’, ainsi qu’il a été expliqué précédemment.

 

De fait, le Rabbi enseigne à ce sujet que celui qui n’étudie pas, ou qui n’accomplit pas une Mitsva après sa prière, ressentira une vive intolérance vis-à-vis de son prochain, et tombera facilement dans la colère, ce qu’à D.ieu ne plaise.

 

D’après l’enseignement du Rabbi, ‘Chov’, le retour de l’âme dans le corps, représente la solution, le remède et la guérison de la lèpre. ‘Chov’ est lié à la faculté du Bitoul, c’est-à-dire à la soumission la plus totale vis-à-vis de D.ieu, et de Sa Volonté bénie. A l’image d’un esclave qui se tient devant son maître, totalement soumis et immobile, telle une pierre inanimée.

 

Par cette soumission, un Juif ajoutera dans son étude de la Torah, et dans son accomplissement des Commandements divins. Grâce à cela son action aura finalement pour effet d’unir les lumières les plus élevées à des réceptacles capables de les contenir.

 

Le Rabbi souligne ici la qualité de la Torah (c’est l’attribut de Tiféret) d’unir deux opposés: Ratso et Chov. Ratso désigne le ciel, la lumière infinie de D.ieu. Chov désigne, la terre, le corps matériel avec ses mesures et ses limites.

 

Cependant, à la lumière de la ‘Hassidout, nous comprenons que le corps n’est finalement pas aussi limité qu’il en a l’air, ainsi qu’il est dit ‘dans les temps messianiques, l’âme sera nourrie par le corps’.

 

Aussi, il apparaît que notre travail pendant l’exil consiste à faire de notre corps (et de ce monde matériel) un réceptacle de l’Essence divine.

 

L’étude du Dvar Mal’hout de Tazria-Metsorah, nous permet de comprendre que le moyen d’unir l’Essence divine au corps, sans que cela ne provoque les signes de la lèpre (c’est-à-dire que le corps soit capable de supporter et de garder en lui, sans se briser, l’Essence divine) consiste à nous soumettre à la Volonté divine en faisant totalement don de nous-même.

 

Dans le Séfer Ha Maamarim méloukat (4, 44), le Rabbi écrit que lorsqu’un Juif ressent de l’amertume du fait de l’obscurité qui l’empêche de voir la lumière bénie de D.ieu, il attire alors le niveau de ‘Il fit de la pénombre Sa cachette’.

 

L’explication de ce verset des Téhilim (18, 12) est que la source spirituelle de l’obscurité est plus haute que celle de la lumière. C’est pourquoi l’obscurité de notre exil, ou encore l’obscurité de la lèpre, sont définies par le Rabbi comme des lumières trop puissantes pour être perçues comme telles (Likouteï Si’hot, 11, 132).

 

Ainsi, c’est par l’amertume que l’on dévoile la force de l’Essence divine qui se cache derrière ce qui nous semble être de l’obscurité.

 

Cela s’accorde parfaitement avec la leçon du Rabbi dans son discours intitulé ‘Vé Atah Tetsaveh’, car c’est par le fait d’avoir le coeur brisé par l’absence du Machia’h, que l’on dévoile l’essence de notre âme, et que l’on provoque ainsi sa venue, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

 

* Note: il est interessant de constater que la valeur numérique de ‘Machia’h’ est égale à 358, or, si l’on ajoute le nombre 53, lequel désigne les 53 chapitre du Tanya, on obtient le nombre 411 qui est la valeur numérique de ‘Ha Metsorah’, ‘le lépreux’. Ainsi le Machia’h qui est appellé ‘le lépreux’ par la Torah, est profondément lié à l’enseignement de la partie profonde de la Torah.

 

Rav Yaakov abergel

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