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Paracha Vayéra par Rav Yaacov Spitezki
Magazine - Paracha
Vendredi, 11 Novembre 2016 12:43

LE SOUCI DES AUTRES


Deux faits très importants sont rapportés au début de notre paracha. La révélation de D.ieu à Avraham à la suite de sa Brit Mila et la visite de trois voyageurs de passage qui donnera au Patriarche l’occasion d’ accomplir la mitzva de l’hospitalité. Pour donner un sens à la simultanéité de ces deux évènements, Rachi précise que la Hakhnasat Orhim – accueillir des invités- est plus important que « recevoir la Présence divine ».
Mais au-delà de cette « coïncidence », pourquoi ces deux faits sont-ils rapportés en même temps ?

 

On évoque toujours le « comment » de la bénédiction divine ou les conditions spirituelles qui permettent la bénédiction mais qu’en est-il de « l’après bénédiction » ? De quelle manière devons-nous réagir après avoir été gratifié de la bonté infinie du Créateur ? C’est à cette question que vient nous répondre le début de la paracha. Le texte nous rapporte que trois jours après sa circoncision Avraham fut gratifié d’une révélation divine. La Tora nous dit que « D.ieu se révéla à lui (Abraham) dans les plaines de Mamré alors qu’il se trouvait à l’entrée de sa tente, en pleine chaleur du jour ». Au même moment, trois voyageurs se profilèrent à l’horizon. Sans hésiter, Avraham courut à leur rencontre « délaissant » pour ainsi dire la Présence divine.

 

COMME DE LA POUSSIERE...

 

Lorsqu’un homme bénéficie des bienfaits de D.ieu, deux attitudes sont possibles. Il peut s’estimer méritant et va penser qu’il mérite encore plus. « Celui qui a 100 veut 200 », affirme le dicton talmudique. Il risque de devenir orgueilleux et de croire que plus rien ne lui est impossible.
A l’inverse de cette attitude, on trouve Avraham qui, dès qu’il la reçoit, se sent indigne de la faveu divines. Et en effet on constate que plus il bénéficie des largesses divines, plus le Patriarche se sent petit. Quand Abraham plaidera la cause des villes de Sedom et Amora (Gomorrhe) auprès de D.ieu, il proclamera « Je ne suis que poussière et cendre ».
C’est dans cet esprit que l’on peut comprendre la lecture allusive (remez) du premier verset de la paracha. Au lieu de dire « D.ieu se révéla à lui dans les plaines de Mamré alors qu’il se trouvait à l’entrée de sa tente… », les Rabbins du Midrach nous donnent une autre lecture : « Avraham pensa que D.ieu était chez Mamré (et non chez lui) alors que lui (Avraham) ne faisait que ses premiers pas dans la Tora (l’entrée de la tente). Le Patriarche se considérait comme n’ayant pas encore pénétré l’esprit véritable de la Tradition juive.
Effectivement, plus un être humain ressent la Présence divine, plus il devient conscient de sa petitesse. La même attitude existe au niveau de l’étude. Plus on étudie la Tora moins il reste de la place pour son propre moi, son égo.

 

S’EFFACER DEVANT L’AUTRE

 

Ceci nous permettra de répondre à une question fréquente à propos de la réaction d’Avraham. Nous avons appris que hospitalité est plus importante que « la réception, la prise de conscience, de la Présence divine. Mais Avraham, lui, d’où le savait-il ? Arrivé au plus haut degré de le Patriarche s’efface, sans aucune difficulté, devant autrui. Le prochain compte plus que lui ! Au point même de sacrifier son élévation spirituelle (« l’accueil de la Présence divine) pour satisfaire les besoins vitaux et le repos de simples visiteurs de passage.

 

Nous sommes tous des enfants d’Abraham.


C’est ce que nous devons avoir à l’esprit lorsque nous rencontrons un autre être humain.

 

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