Accueil
Paracha Choftim "rien ne se perd, tout se transforme" par le Rav Yaakov Abergel
Magazine - Paracha
Jeudi, 08 Septembre 2016 12:44

rav-yaakov-abergelChaque juif connait l’histoire de Moché Rabbénou, en particulier lorsque “Moché faisait paître les moutons de Yitro son beau-père le prêtre de Midiane; il conduisit les moutons “loin au fond du désert, et arriva à la montagne de D.ieu à ‘Horev. L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu du milieu du buisson. Il vit et voici: le buisson brûlait dans le feu mais le buisson n’était pas consumé” (Chemot,3,2).


Le feu brûlait le bois du buisson mais celui-ci demeurait intact (“n’était pas consumé”). De fait, ce phénomène physique inattendu attira l’attention de Moché qui se demandant “pourquoi le buisson ne se consume-il-pas” désira s’approcher pour voir “cette grande vision”.


En fait “cette grande vision” que vit Moché, ce feu qui brûle dans le buisson sans le consumer convient à un enseignement du Rabbi au sujet de la Paracha Choftim.


Au sujet du verset: ‘Tu aimeras l’Eternel de tout ton coeur’, les sages ont expliqué que ‘de tout ton coeur’ signifie que l’on doit aimer D.ieu avec nos deux penchants. C’est à dire, que l’on doit forcer le mauvais penchant à aimer et à désirer D.ieu au point d’accomplir Sa volonté bénie. On parvient à celà lorsque l’on consacre du temps à méditer à la grandeur du Saint béni soit-Il. En effet, il est enseigné dans le Tanya que lorsqu’il médite à la grandeur de D.ieu, un juif fait naître dans le côté droit de son coeur (où réside l’âme divine) l’amour de D.ieu. L’intensité de cet amour qui naît de l’intellect est à la mesure de l’intensité de sa réflexion, et quand cet amour qui naît dans le côté droit du coeur est très fort, il déborde dans le côté gauche du coeur où réside l’âme animale. Celà signifie qu’il parvient alors à ce que son mauvais penchant aime D.ieu. L’Admour Hazaken nous enseigne que ce travail du coeur qui consiste à vaincre le mauvais penchant, comme on parvient à vaincre un adversaire en le renversant à terre, doit être accompli tous les jours de la semaine.


Il est écrit par ailleurs que “Celui qui travaille la semaine mange le jour du Chabbat” (Baba Bétsa, 16). L’Admour Hazaken explique que 'Celui qui travaille la semaine' fait allusion à celui qui durant les six jours de la semaine médite avec toutes les forces de son intellect à la grandeur de D.ieu, parvenant de cette façon à faire naître dans les deux côtés de son coeur l’amour de D.ieu ; et ‘Mange le jour du Chabbat’ évoque le cadeau qu’il reçoit de D.ieu le jour du Chabbat, car par le mérite du travail qu’il a accompli durant la semaine, de faire naître dans les deux côtés de son coeur l’amour de D.ieu, D.ieu lui donne en cadeau le jour du Chabbat à ressentir ‘le grand amour de D.ieu’qui dépasse de loin l’intellect et la raison.


C’est à cela que se rapporte l’enseignement des Sages selon lequel lorsque les enfants d’Israël apportaient un sacrifice à L’Eternel sur l’Autel du Temple, un feu qui avait la forme d’un lion descendait du ciel sur l’autel et consumait le sacrifice.

L’Admour Hazaken explique que ce feu qui venait du ciel représente le grand amour de D.ieu (Ahava raba) que l’Eternel fait naître dans le cœur de Son enfant. Ce grand amour pour D.ieu a le pouvoir de consumer l’âme animale (comparée ici au sacrifice que l’on apporte au Temple).

Il existe un lien entre cet enseignement de l’Admour Hazaken et l’histoire de Moché Rabbénou avec le buisson ardent.


Il est en effet écrit que le buisson brûlait dans le feu sans se consumer. En fait le feu n’a pas détruit le buisson et Moché qualifia ce phénomène comme une “grande vision”.


Il en va de même pour le grand amour que l’Eternel fait descendre dans le coeur de l’homme le jour du Chabbat. Cet amour, qui est comparé à un lion qui descend sur l’autel du Temple et consume le sacrifice, a pour effet de consumer l’âme animale. Nous devons comprendre que comme pour le buisson qui brûlait dans le feu “sans être consumé”, l’âme animale brûle dans le feu (lequel désigne le grand amour de D.ieu) sans être consumée. Le grand amour de D.ieu ne détruit pas l’âme animale mais la transforme. En effet, la ferveur de l’âme animale, son inclination pour des désirs purement physiques est consumée par ce feu de l’amour divin qui descend du ciel, c’est à dire que les désirs de l’âme animale basculent du côté de la sainteté.


Au sujet de la Paracha Choftim il est écrit (Choftim,16,18): “Des juges et des policiers tu placeras pour toi dans toutes tes villes que l’Eternel ton D.ieu te donne pour tes tribus; ils jugeront le peuple avec un jugement juste”.


Le Rabbi explique au sujet de ce verset que “les Juges et les policiers” que nous devons nommer dans nos villes existent également en nous-même.


Le livre du Tanya compare le corps humain à une cité, et la guerre entre nos deux penchants (l’âme divine et l’âme animale) pour conquérir le corps et le faire obéir à sa volonté est elle-même comparée à une guerre entre deux rois qui cherchent à s’emparer de cette cité. Aussi le Rabbi explique que le Juge que nous devons nommer pour chaque ville (le corps) représente en fait notre intellect. De fait, face aux désirs grossiers que nous inspire notre âme animale, nous nous trouvons sans cesse dans des situations où nous devons faire intervenir notre intellect, afin de juger et de prendre la bonne décision qui s’impose. Le Policier quant à lui, représente la force que nous devons employer pour accomplir les jugements et les bonnes décisions de notre intellect. Ainsi “le juge et le policier” que nous devons “placer sur nous dans toutes nos villes” ne sont pas sans évoquer le travail que nous devons accomplir tout au long de la semaine au moyen de notre intellect afin de parvenir à aimer D.ieu ‘de tout notre coeur’ ; cependant bien que nous devons constamment plier notre âme animale afin de lui imposer la volonté de notre âme divine, nous devons avoir toujours conscience de l’enseignement de la ‘Hassidout d’après laquelle la possibilité nous est toujours donnée de transformer la force et le feu de l’âme animale en un feu sacré.


De manière générale seul le Tsaddik parvient à transformer totalement son âme animale, et c’est la raison pour laquelle nous disons qu’un Tsaddik possède une âme vitale et non pas une âme animale, mais comme il a été expliqué, D.ieu donne à chacun le jour du Chabbat l’occasion de goûter au grand amour de D.ieu. Par ailleurs nous devons avoir pleinement conscience qu’au mois d’Elloul “le Roi Se trouve dans les champs” , ce qui signifie qu’Il est très proche de chaque juif et qu’Il peut à tout moment faire descendre dans notre cœur le grand amour de D.ieu et nous mener enfin jusqu'à “cette grande vision” dont parle Moché, laquelle est peut-être une allusion à la vision du troisième Temple, la vision du Machia’h, la vision de la Torah nouvelle que le Rabbi nous insuffle par ses enseignements.


Rav Yaakov Abergel

 

Add your comment

Your name:
Your email:
Titre:
Comment:
 
 
paiement0 anash 

 

3tamouz574-ecrire

0ohel חסידות.אורג


 keren-shmouel 

 

iphone-whatsapp3

PETITES ANNONCES

DEMANDE DE TEHILIM 
POUR UNE REFOUAH CHELAMA
cliquezici

Je lis les Tehilim en ligne

ALBUM PHOTOS DU RABBI

 

musique_habad


Les cours vidéo du Rav Y.I Ofen



LE DVAR MALHOUT (hébreu)

.

0dvar_malhout

LE HITAT DU JOUR

Houmach avec Rachi
Le commentaire de Rachi est une composante indispensable de l'étude quotidienne de la Torah. Son explication du 'Houmach, les cinq premiers livres de la Torah, clarifie le sens "simple" du texte de sorte qu'un enfant de cinq ans brillant puisse le comprendre.

Psaumes / Téhilim
Composé par le Roi David, le livre des Psaumes fut une source d'inspiration et un refuge dans la détresse au cours des siècles pour les Juifs comme pour les non-Juifs. Lire ses pages revient à entamer une conversation avec D.ieu.

Tanya
La 'Hassidout 'Habad est une philosophie globale liée à un mode de vie qui conçoit le Juif comme le lien unissant le Créateur avec le monde. Écrit par Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, le fondateur de 'Habad, le Tanya est le texte central de cet enseignement.

Hayom Yom
Hayom Yom – une expression qui se traduit par « Au jour le jour » – est un recueil de pensées concises, souvent liées à la période où à l’étude du jour, qui procurent au lecteur de quoi sustenter son âme chaque jour de l'année.

Rambam
Le Michné Torah est l'œuvre principale du Rambam (Rabbi Moïse ben Maïmon). Elle contient des centaines de chapitres qui explicitent l'ensemble des lois évoquées dans la Torah.