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Kora’h “Des lettres qui en disent long” Par le Rav Yaakov Abergel
Magazine - Paracha
Mercredi, 29 Juin 2016 10:20

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A partir des lettres du nom de Kora’h, le Rabbi delivre un enseignement sur la personnalité de Kora’h, laquelle s’oppose radicalement aux qualités que l’on doit trouver chez un ‘hassid.

Le nom Kora’h est composé par les lettres Kouf Rèch et ‘Hèt. Chacune de ces trois lettres ressemblent à la lettre Hé, laquelle symbolise le côté de la sainteté. Cependant les différences qui existent entre ces trois lettres et la lettre Hé témoignent du fait que ces trois lettres s’opposent au côté de la sainteté.


ה

La lettre Hé est constituée de trois traits, un en haut, un à droite et un à gauche. L’Admour Hazaken explique dans le Torah Or (95a) que le trait d’en haut et celui de droite évoquent la pensée et la parole, et le trait de gauche correspond à l’action.
Ces trois traits s’inscrivent dans un carré et ils définissent une forme parfaitement équilibrée. De ce fait la lettre Hé exprime donc l’équilibre nécessaire entre la pensée, la parole et l’action.



Ainsi, le trait de gauche n’est pas relié aux deux autres, car entre la pensée et la parole d’une part et l’action d’autre part, il doit y avoir un temps d’arrêt. C’est bien là une des qualités d’un ‘hassid car celui-ci prend son temps avant d’agir et il se doit de méditer à l’action qu’il est sur le point d’accomplir afin qu’elle soit conforme à la volonté divine.


ק ה

Comme il vient d’être dit, les lettres qui composent le nom de Kora’h s’opposent au côté de la sainteté (symbolisé par la lettre Hé):

La lettre Kouf ressemble à la lettre Hé car le Kouf est lui aussi constitué de trois traits, un en haut, un à droite et un à gauche. Comme pour la lettre Hé le trait d’en haut est relié à celui de droite, mais contrairement au trait de gauche du Hé le trait gauche du Kouf (qui correspond à l’action) est très long.
Le Rabbi explique que le trait gauche du Kouf qui descend très bas (en un endroit que le trait droit n’atteind pas) évoque la personne qui s’investit dans le monde matériel au-delà de toute mesure. De fait la lettre Kouf est le contraire du Hé et désigne celui qui consacre tout son temps au travail sans fixer de temps pour l’étude de la Torah.

Il apparait dans ce cas que la lettre Kouf est liée à l’autre côté de la sainteté car même les actions dans les domaines permis ne doivent pas empièter sur le temps fixé pour étudier la Torah. Il est en effet expliqué dans le Tanya (chapitre 36, 37) que “l’acte est essentiel” et le Rabbi (Chabbat Parachat Kora’h, 5724-1964 et 5727-1967) nous enseigne donc que la demeure de D.ieu dans ce monde est bâtie, non pas seulement en étudiant la Torah par la pensée et la parole mais aussi en mettant en pratique les Mitsvoth d’une manière concrète.
Par ailleurs le Tséma’h Tsédek (Séfer HaLikoutim, parachat Reéh) explique que la barre du Kouf “qui descend très bas (en un endroit que le trait droit n’atteind pas)” évoque le verset: ‘Ses pieds descendent vers l’endroit de la mort’ et ce n’est pas sans évoquer le sort de Kora’h et de tous les hommes de son assemblée dont il est dit qu’ils furent tous avalés par la terre pour avoir “offensé l’Eternel’ et s’être opposés à Moché.


ר ה

La deuxième lettre du nom de Kora’h est la lettre Rèch. Cette lettre ressemble également à la lettre Hé. La seule différence entre les deux est l’absence du trait de gauche qui correspond à l’action. La lettre Rèch s’oppose ainsi à l’action concrète, à l’affirmation selon laquelle “l’acte est essentiel”.
Par ailleurs, le fait qu’il manque à la lettre Rèch un seul petit point pour que celle-ci devienne un Hé n’est pas sans exprimer que le Rèch du nom de Kora’h appartient à l’autre côté de la sainteté. En effet ce petit point manquant est semblable à la lettre Youd qui est la plus petite des toutes les lettres de l’alphabet et qui symbolise pour celà la qualité de la soumission et celle de l’humilité. Ces deux qualités manquaient à Kora’h de par l’oppositon évidente qu’il manifesta à l’égard de Moché. Le Rabbi écrit en effet au sujet de Kora’h “qu’il désirait le contraire de la paix, introduite par la Torah…Il voulait la controverse…”.

Il est aussi rapporté dans le Séfer ha Harakhim ‘Habad (du Rav Yoël Kahn et du Rav ‘Haïm Dov Beer Lipsker) que le Rèch est la première lettre du mot Roch (la tête) et du fait qu’elle est aussi la première lettre du mot Ra (le mal), elle représente la tête des klipoth (la tête des forces du mal), c'est-à-dire la source de la vitalité des klipoth des mondes inférieurs.



ח ה

La lettre ‘Hèt ressemble beaucoup à la lettre Hé mais il y a une différence entre elles. Le pied gauche du Hé est séparé du trait supérieur, alors que celui du ‘Hèt est relié au trait supérieur.
Le Rabbi conclut de celà l’enseignement suivant: celui qui est soumis à D.ieu ressent en permanence qu’il est séparé de la Torah (comme le pied du Hé qui est séparé du trait supérieur) et il éprouve un désir permanent de connaître l’élévation (voir Discours du Rabbi, Chabbat, Parachat Kora’h 5724 et 5727). Dés-lors nous comprenons que la forme du ‘Hèt, qui ne possède aucune rupture entre le pied gauche et le trait supérieur, évoque bien l’orgueil de celui qui n’a pas conscience de son éloignement de D.ieu. Le ‘Hèt du nom de Kora’h n’est donc pas sans évoquer l’orgueil de Kora’h qui s’est opposé à Moché dont il est dit qu’il est “le plus humble parmi tous les hommes”.


A la lumière de ces enseignements du Rabbi, force est de constater que les qualités d’un ‘hassid attaché au Rabbi s’expriment par l’équilibre de la lettre Hé. Il est aussi bien de se rappeler que la lettre Hé se trouve à deux reprises dans le Nom de D.ieu: Havayé. Le second Hé de ce Nom sacré symbolise le souffle de D.ieu, qui crée et maintient en vie les mondes et tout ce qu’ils contiennent (voir le livre du Tanya, Chaar ha Y’houde vé ha Emounah) et il y a là peut-être une allusion au fait que le ‘hassid vit du souffle de la ‘hassidouth que lui insuffle le Rabbi. Ce souffle qui lui donne la force d’être humble et soumis à D.ieu afin d’accomplir sa mission sacrée de manière profonde et de provoquer ainsi la venue de notre juste Machia’h.


Rav Yaakov Abergel

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