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Pour la réussite spirituelle et matérielle de Shimshon ben Rivkah Hilda

 

Dans le Dvar Malhout des Parachiot précédentes (A’hareï-Kédochim, Emor) Il a été expliqué que lorsque l’on ajoute la lettre ‘Aleph’ au mot ‘Gola’ (‘l’exil’), on obtient le mot ‘Guéoulah’, ‘Délivrance’.

La lettre Aleph‘, première lettre de l’expression ‘Aloupho chel olam’ : ‘le Maître du monde’, symbolise le divin et la mission des enfants dIsraël consiste donc à faire pénétrer la lumière divine dans l’obscurité de l’exil.

Le Rabbi nous enseigne à ce sujet que le mot ‘Gola’ est inclus dans le mot ‘Guéoula’ (‘Guéoula’ et ‘Gola’ possèdent des lettres identiques, il n’y a seulement qu’un ‘Aleph’ supplémentaire au mot ‘Guéoula’), afin que nous comprenions que l’exil fait partie de la Délivrance.

Notre mission consiste seulement à délivrer le monde de son emprise, c’est-à-dire à révéler le divin qui se cache en lui.

Dans le Dvar Mal’hout (Emor), le Rabbi nous enseigne les trois niveaux de la lettre ‘Aleph’ que nous devons introduire dans l’exil, comme il vient d’être expliqué.

Le premier niveau est celui du ‘Aleph’, première lettre de ‘Aloupho chel olam’ (‘le Maître du monde’).

Faire pénétrer le ‘Aleph’ dans le mot ‘Gola’ afin d’obtenir la Guéoulah signifie dans ce cas que l’on doit comprendre, ressentir, et enseigner (à l’exemple d’Avraham qui reconnaissait l’Eternel à travers tous les détails de la Création)‘qu’il n’y a rien en dehors de Lui’.

Le second niveau est celui de l’étude de la Torah, car le mot ‘Aleph’ est apparenté au mot ‘Oulpena’ qui désigne l’étude de la Torah, et dans le même ordre d’idée la lettre ‘Aleph’ est aussi liée à l’expression ‘Aalphé’ha ‘Ho’hmah’ : ‘Je t’enseignerais la Sagesse’ (Livre de Job, 33, 33).

Enfin, le troisième niveau de la lettre ‘Aleph’ est celui de l’Essence divine. Les trois lettres du mot ‘Aleph’, Aleph Lamed Pé composent aussi le mot ‘Pélé’, ‘Miraculeux’.

Ce troisième niveau est donc le plus élevé car il est celui de la révélation de l’Essence divine dans ce monde matériel qui aura lieu lors de la Guéoula, très bientôt et de nos jours avec l’aide de D.ieu.

A la lumière de ces explications sur la signification profonde de la lettre ‘Aleph’, le Rabbi déclare que notre travail pour transformer l’obscurité de l’exil consiste à dévoiler ces trois niveaux au moyen de nos pensées, de nos paroles, et de nos actions.

De fait, la possibilité nous est donnée d’élever la réalité, en dévoilant le ‘Aleph’, au moyen de la prière, de l’étude de la Torah et des bonnes actions.

Il est aussi important de s’attacher à l’enseignement de la partie profonde de la Torah sur ces trois niveaux de la lettre ‘Aleph’. C’est la raison pour laquelle le Rabbi nous enseigne que ces trois niveaux correspondent aux Séfirotde Kéter, ‘Ho’hmah Binah et Mal’hout.

Le premier niveau de la lettre ‘Aleph’ (‘Aloupho chel olam’) correspond à la Séfira de Mal’hout.

Le second niveau ‘Oulpena’ (l’étude de la Torah) correspond aux Séfirot de ‘Ho’hmah et de Binah (qui bien qu’elles se situent au-delà de ce monde demeurent cependant liées avec lui).

Le troisième niveau de la lettre ‘Aleph’, ‘Pélé’ (‘Miracles’, ‘Niflaot’) représente ‘la profondeur de ‘Ho’hmah’ et la Séfira de Kéter qui sont des niveaux du Divin ‘séparés’ de ce monde.

L’exemple que nous donne le Rabbi, afin de comprendre l’implication de la lettre ‘Aleph’ dans nos vies, est basé sur un enseignement des ‘Pirkeï Avoth’ (‘Les Maximes des Pères’).

Il est écrit au début du quatrième chapitre :

‘Ben Zoma disait : Quel est le Sage ? Celui qui apprend de chaque homme. Quel est celui qui est fort ? Celui qui parvient à vaincre son mauvais penchant. Quel est celui qui est riche ? Celui qui se contente de son sort. Quel est celui qui est digne de respect ? Celui qui respecte son prochain’.

Le Rabbi nous enseigne ici que ces qualificatifs, ‘Sage Fort Riche‘, saccordent avec les Sefiroth du monde dAtsilouth :

‘Celui qui est Sage’‘Sage’ se dit en hébreu ‘Ha’ham, et ce nom est donc une allusion à la Séfira de ‘Ho’hmah.

‘Celui qui est Fort’, ‘Guibor’-‘Binah’

‘Celui qui est riche’, ‘Achir’-‘Tiféreth’

‘Celui qui est digne de respect’, ‘Méhoubad’- ‘Mal’hout vé Kavod’

Plus encore que cela, le Rabbi nous enseigne que ces quatre qualités qui correspondent donc aux quatre Séfiroth du monde dAtsilout, correspondent également aux quatre lettres du Nom Havayéh. Aussi, à la lumiere de ces enseignements il nous est donné de comprendre que de la même façon, qu’Hachem fait briller un reflet de Sa grande lumière infinie (Kéter) dans toutes les Séfiroth de l’enchaînement des mondes (‘Ho’hmah, Binah, Mal’hout) afin de vivifier ce monde matériel, et tous les êtres qu’il contient, un Juif doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour éveiller la force de l’essence de son âme, qui est au-delà de ce monde et qui ne s’habille pas dans le corps (Kéter), afin qu’elle illumine toutes les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps (‘Ho’hmah, Binah, Mal’houtl’intellect, les sentiments, et l’action).

Lorsque le Rabbi nous enseigne d’introduire le ‘Aleph’ du niveau de ‘Aloupho chel Olam’ en nous-même et dans ce monde matériel, il souligne l’importance de nous attacher à l’étude de la partie révélée de la Torah, et à ses Commandements dont la majorité est accomplie au moyen de la matière de ce monde matériel.

Cependant, la mission de chaque Juif ne se limite pas à l’étude de la partie révélée de la Torah, et aux forces de la partie de l’âme qui se révèle dans le corps.

En effet, il ne suffit pas de méditer sur le fait que chaque détail de la Création provient de D.ieu. Il convient aussi de méditer au fait que la Grandeur du Saint béni soit-Il S’étend également au-delà des mondes et de la Création.

La chose est aussi vraie au sujet d’un Juif. La partie de l’âme qui s’habille dans le corps n’est pas l’essentiel de l’âme Juive car celle-ci est enracinée dans l’Essence divine. C’est pourquoi le Rabbi souligne l’importance de nous attacher à l’étude de la partie profonde de la Torah, car elle parle de sujets qui dépassent totalement le monde matériel. L’essence de l’âme Juive fait ‘Un’ avec D.ieu, et elle représente dès-lors la ‘clef’ de la Délivrance finale. C’est le plus haut niveau de la lettre ‘Aleph’, c’est le niveau de ‘Pélé’.

Introduire dans nos vies et dans ce monde le lien de notre âme avec D.ieu, le ‘Miracle’ de l’âme (Pélé), c’est éveiller nos forces les plus profondes afin de réveiller le désir de D.ieu de résider en nous-même et dans ce monde, car le désir de D.ieu est aussi le désir le plus intérieur et le plus profond de chaque Juif.

Un point essentiel qui découle de cet enseignement du Rabbi est le fait que la Délivrance passe par l’exil. Cet enseignement est fondamental car il exprime l’idée que l’illimité divin se trouve précisément dans les limites de ce monde. C’est le sens de la prière de la fin du jour de Yom Kippour lorsque nous proclamons à voix haute : ‘Havayéh Hou Ha Elokim !.

C’est l’idée que le Tsimtsoum (la contraction de la lumière divine) ne vient seulement que pour dévoiler le divin. C’est l’idée qu’à partir des limites, un Juif peut atteindre les niveaux les plus illimités, et provoquer de ce fait la Guéoulah, au sein même des limites de ‘Gola’, ‘l’Exil’.

C’est précisément cela introduire le ‘Aleph’ de ‘Pélé’ dans nos vies, cest révéler l’illimité’ au sein même des limites, faire de Gola la Gueoulah‘, avec l’aide de D.ieu, très bientôt et de nos jours, dès-à-présent.  

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