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Rav Haim Nisenbaum | La Sidra de la Semaine

 

Cela ne fait que bien peu de temps que nous avons vécu à nouveau le Don de la Torah. On l’a dit, et écrit, cet événement ne nous abandonne pas. Nous sommes donc conscients, à présent avec une intensité encore plus grande, de ce que nous sommes et de la mission éternelle qui nous a été confiée.

Car, ne l’oublions pas, c’est à ce moment que tout commence. Comme le prophète Ezéchiel l’enseigne, les Hébreux deviennent un peuple avec la sortie d’Egypte. Certes, ils existaient auparavant mais ils constituaient une sorte de grande famille, une collection d’individus et ne portaient pas cette conscience qui fait les peuples.

Avec le Don de la Torah, c’est une nouvelle et essentielle composante qui va s’ajouter : à présent, le peuple possède une loi qui l’inspire, l’élève et le structure. En même temps, son attachement à la terre sainte, promise par D.ieu à Abraham pour ses descendants, est rappelé et en passe de trouver sa concrétisation.

C’est qu’il ne s’agit pas d’une terre comme les autres. Elle n’est ni terre de hasard ni terre de mythe. Bien au contraire, liée à la conscience du peuple hébreu, qui deviendra le peuple juif, elle l’accompagnera tout au long de l’histoire, depuis le royaume d’Israël prospère jusqu’aux lointains lieux d’errance imposés par la cruauté des conquérants.

Espoir au cœur et évocation aux lèvres, elle fait partie intégrante d’une pensée, d’un mode de vie. A telle enseigne que, même à l’époque où s’y rendre tenait de l’exploit, ce lien particulier ne s’est jamais dissous comme n’a jamais disparu la permanence de l’âme juive.

Mais le temps s’écoule et, parfois, ce qui semblait être d’une évidence parfaite prend un aspect troublé. Parfois, la solidité des certitudes finit par être ébranlée par les coups de boutoirs de la société du tam-tam, ce monde où celui qui crie le plus fort ou qui a les images les plus saisissantes l’emporte sur celui qui se contente de dire le vrai. Aujourd’hui, certains regardent la terre d’Israël sans y reconnaître l’empreinte ineffaçable laissée sur elle par nos ancêtres.

Certains discutent, affirment et revendiquent. Et quelque chose les dérange : le peuple juif n’oublie pas. Il reste fidèle à lui-même, il sait d’où il vient et croit toujours que l’histoire a un sens. Soyons-en certains au sortir du Don de la Torah : le monde a déjà tenté d’éteindre notre voix, il n’y est pas parvenu. La route s’ouvre toujours au-devant de nous. Elle est aussi celle de l’harmonie, intérieure aussi bien qu’universelle.

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