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Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Noa’h, le Rabbi nous enseigne que la mission des enfants d’Israël tout au long de leur existence consiste à dévoiler le Nom Havayé’ qui représente le niveau du Divin qui est delà de ce monde, dans ce monde matériel, le niveau du Nom ‘Elokim’.

 

Cet enseignement selon lequel un Juif par son accomplissement des Commandements divins réalise l’union entre l’infini et ce monde fini, revient constamment dans le Dvar Mal’hout, tout au long de l’année. A chaque nouvelle Paracha, le Rabbi ajoute des éléments supplémentaires et complémentaires à ceux de la Paracha précédente, afin que nous parvenions à comprendre et ressentir véritablement ce en quoi consiste la révélation de l’Essence divine (Havayé’) dans ce monde matériel et limité (‘Elokim’).

Ainsi, l’un des ultimes enseignements du Rabbi du Dvar Mal’hout du livre de Dévarim (Si’ha du Rabbi sur les Hala’hot de la Torah qui ne disparaîtront jamais), s’accorde parfaitement à ce sujet de notre Paracha, Noa’h.

En effet, le Rabbi déclare: ‘A présent, durant l’exil, la Hala’ha va selon Beït Hillel, lors de la venue du Machia’h, elle ira selon Beït Chamaï, et à la résurrection des morts, elle sera à la fois comme Beït Hillel et comme Beït Chamaï’.

Cette déclaration paraît à première vue pour le moins étonnante. Comment est-il possible d’appliquer un Commandement divin en s’acquittant, par un seul acte, de deux deux opinions contraires ?

En effet, de même que l’attribut de la bonté (‘Hessed) s’oppose à celui de la rigueur(Gvurah), l’avis de Hillel s’oppose à celui de Chamaï. Dans ce cas, comment est-il possible que lors de la résurrection des morts, nous accomplirons les Commandements divins en même temps selon Beït Hillel et selon Beït Chamaï ?

Par cette surprenante déclaration, le Rabbi introduit ici le sujet de l’Essence. De fait, la qualité de l’Essence est qu’elle est indivisible. L’Essence échappe à toutes les formes, à toutes les particularités, et à toutes les différences qui existent dans ce monde.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les Sages ont comparé la ‘Hassidout, l’Essence de la Torah, à de l’huile. Car de même que l’huile flotte au-dessus de tous les liquides, la ‘Hassidout, l’huile de la Torah, flotte au-dessus de toutes les différentes parties de la Torah.

Dans ‘Iniana chel Torat Ha ‘Hassidout’ le Rabbi explique longuement que la ‘Hassidout vivifie chaque partie de la Torah. Sans son étude un Juif ne pourrait pas ressentir profondément l’aspect intérieur et vivant qui se cache dans les Commandements divins.

Il en va également pour l’âme. Lorsque l’Essence de l’âme se dévoile, et s’unit aux forces de l’âme, l’intellect, les sentiment et l’action, un Juif parvient à un niveau supérieur. Aussi,à l’exemple des pensées des paroles et des actes du Rabbi, les pensées les paroles et les actes d’un Juif, lorsque ceux-ci sont éclairés par la force de l’Essence de l’âme, parviennent à animer le désir divin de la Délivrance finale.

La ‘Hassidout nous enseigne que la révélation de la force de l’Essence divine a ceci de particulier, qu’elle peut unir deux choses qui sont contraires l’une avec l’autre. Il est dit par exemple dans le Traité Yoma, que l’Arche de l’Alliance ne prenait pas de place dans le Saint des Saints. En effet, bien que l’Arche de l’Alliance soit un objet matériel que l’on peut mesurer, elle est aussi un objet divin qui contient les Tables de pierre, ‘écrites du doigt de D.ieu’. Aussi, les Sages ont révélé que lorsque l’Arche était déposée dans le Saint des Saints, il se produisait un miracle: ‘l’Arche ne prenait pas de place!

De fait, lorsque l’Essence divine se révèle dans ce monde, la rencontre entre deux opposés devient possible. L’illimité divin peut s’accorder avec les limites de ce monde.

L’exemple de ‘l’Arche qui ne prend pas de place dans le Saint des Saints’ nous permet de comprendre un tant soi peu la déclaration du Rabbi selon laquelle: ‘A présent, durant l’exil, la Hala’ha va selon Beït Hillel, lors de la venue du Machia’h, elle ira selon Beït Chamaï, et à la résurrection des morts, elle sera à la fois comme Beït Hillel et comme Beït Chamaï’.

Le Rabbi explique dans le Dvar Mal’hout, que la période de la venue du Machia’h et celle de la résurrection des morts correspondent à deux niveaux bien distincts dans notre façon d’appliquer la Volonté du Saint béni soit-Il.

Le Rabbi écrit que ‘les différentes opinions des Hala’hot de la Torah sont ‘une seule Torah’,‘elles ont toutes été données par un seul berger’ (‘Haguigua, 3, 2)‘D.ieu et la Torah ne font qu’Un’. Or, du fait que L’Eternel ‘porte tout en Lui’, à l’évidence la Torah aussi ‘porte tout en elle’ et peut englober deux avis contraires. L’un positif et l’autre négatif, les deux en même temps, conformément au verset des Téhilim dans lequel il est dit (62, 12): ‘D.ieu prononça une parole, de laquelle j’ai appris deux éléments’. Pour L’Eternel rien n’est impossible, Il peut dévoiler dans la réalité de ce monde, le positif et le négatif ensemble, tels que ceux-ci sont dans Son Essence.

Le Rabbi nous enseigne qu’au moment de la venue du Machia’h, avant la résurrection des morts, notre accomplissement des Commandements divins est soumis aux limites et aux mesures de ce monde matériel. Il n’est possible d’appliquer la Hala’ha, que selon un seul avis.

Cependant, au moment de la résurrection des morts, nous n’accomplirons plus les Mitsvoth telles que celles-ci sont liées avec l’homme. Nous n’accompliront plus les Mitsvoth pour leur aspect utilitaire pour l’homme. Au moment de la résurrection des morts ‘les Hala’hot de la Torah apparaîtront telles qu’elles sont véritablement‘, c’est-à-dire que la Volonté d’Hachem, telle qu’Elle est dans Son Essence,  sera révélée.

Ainsi, à la lumière de ce qu’il vient d’être dit, il est possible d’établir une comparaison entre L’Essence de la Volonté divine et l’Arche de l’Alliance. De même que l’Arche possède des mesures précises bien établies, de même ‘les Halahot de la Torah orale ne disparaîtront jamais’.

D’un autre côté, de même qu’il se produisait un miracle: l’Arche ne prenait pas de place dans le Saint des Saints, lors de la résurrection des morts, la Hala’ha sera en même temps comme Beït Hillel et comme Beït Chamaï.

Peut-être pouvons-nous également rapprocher cet enseignement du Rabbi avec la Bra’ha que Itz’hak donna à Yaakov en croyant bénir Essav. Bien que Yaakov est un Tsaddik et que Essav soit un Racha (Méchant), Itz’hak ne fit pas de différences entre ses deux fils. Il n’a pas considéré l’âme d’Essav telle que celle-ci s’habillait dans le corps d’Essav, et telle que celle-ci évoluait dans ce monde physique. Non, Itz’hak considéra la racine de l’âme d’Essav, laquelle était très élevée. Aussi, lorsque l’on regarde une chose à sa racine, au regard de l’Essence, il n’y a plus de différences entre Yaakov et Essav, ou encore entre Beït Hillel et Beït Chamaï.

Cela s’exprime avec encore avec plus de force par le fait qu’Itzhak était aveugle lorsqu’il bénit Yaakov. De fait, d’une certaine manière ‘l’Essence est aveugle’, car en présence de l’Essence les différences entre les opposés n’existent plus, ainsi que le Rabbi, L’Essence d’Israël, nous l’enseigne (‘Hayom Yom’, Chabbat 17 Tichri 5704):

‘Par l’intermédiaire de l’Essence de l’âme, on peut lier son âme à D.ieu. En conséquence, ‘Elle supporte Ton joug’, permet d’accomplir la Torah et les Mitsvoth avec abnégation. Dès-lors, elle est Yé’hida (Unique) pour proclamer Ton unité. ‘Ainsi, la Yé’hida se révèle pleinement’. Grâce à ce dévoilement, la Yé’hida de l’âme animale se transforme en Divinité. On en tire la fermeté nécessaire à l’accomplissement de la Torah et des Mitsvoth, un enthousiasme intérieur et un sentiment de grand plaisir, d’intense réalisation dans le service divin. Pour celui qui parvient à ce stade, tous les attraits du monde deviennent semblables. ‘Le ‘oui’ et le ‘non’ s’équivalent totalement, car il aura perdu le goût et le plaisir pour les sujets matériels’.

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