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Le Rabbi écrit dans le Dvar Mal’hout ‘qu’un Juif est propriétaire de la Réalité’,‘qu’il lui appartient la force de se réveiller et de réveiller d’autres Juifs, et essentiellement de ‘réveiller’ le Saint béni soit-Il’.

Par ailleurs, le Rabbi écrit dans le Likouteï Si’hot (Tome 21 page 55) que ‘D.ieu doit être présent  dans chaque endroit où se trouve un Juif…Même si l’on ne se trouve pas physiquement, dans un endroit saint, ni même dans une situation sainte, on peut cependant bâtir le sanctuaire de D.ieu’.

‘Bâtir le sanctuaire de D.ieu’ signifie construire ce monde matériel et nous-même, notre corps et notre âme.

Cet enseignement s’applique à tout moment de notre vie, et peut-être tout particulièrement durant le mois d’Elloul. La chose est connue des ‘hassidim que le mois d’Elloul est propice à la Téchouva. ‘Le Roi est dans les champs’, et les lettres du nom du mois d‘Elloul’ sont les initiales du verset: ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’ (‘Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi’) .

C’est-à-dire que le travail d’un Juif consiste à s’unir soi-même (‘Ani’) à D.ieu (‘Dodi’), et alors dans ce cas le Saint béni soit-Il se rapprochera de lui (‘Dodi li’).

Plus précisément, ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’ fait allusion à deux types de travail qu’un Juif se doit d’accomplir durant cette période de l’année.

‘Ani lé dodi’, représente le travail qui vient de l’homme, du bas vers le haut, qui consiste à purifier le corps. On accomplit ce travail en agissant de manière progressive (du plus facile vers le plus difficile). Par ailleurs, le Rabbi souligne que bien que notre action demeure limitée, car nous agissons avec nos propres forces,l’avantage est que le fruit de nos efforts a pour effet de pénétrer profondément en nous-mêmes.

‘Dodi li’, le second travail à accomplir, consiste à dévoiler la force infinie de notre âme qui est ‘une parcelle véritable de divinité d’En-haut’, afin d’attirer un dévoilement divin illimité, du haut vers le bas.

Cependant, comme il s’agit ici d’un dévoilement du haut vers le bas, et bien qu’il s’agisse ici d’un dévoilement divin supérieur, il ne pénètre pas aussi profondément en nous-même, comme c’est le cas pour un dévoilement du bas vers le haut.

Aussi, le Rabbi écrit que ‘l’on atteint la perfection quand il y a l’union des deux sujets. ‘Ani lé Dodi’ et ‘Dodi li’, ensembles. Lorsque le niveau du divin (‘Dodi’), qui est au-delà du niveau de ‘Ani’ (la réalité de l’homme ici-bas) se dévoile de manière profonde dans le ‘Ani’, c’est-à-dire dans les limites du niveau inférieur, au point de devenir véritablement une seule chose, sans qu’aucune chose ne puisse les différencier. L’un des points essentiels de cet enseignement du Rabbi est que ‘la perfection du dévoilement de ‘Dodi li’ (le dévoilement de  la ‘parcelle véritable de divinité d’En-haut’), jusqu’au dévoilement de l’Essence divine, peut être réalisé précisément ‘au moyen de’ et ‘dans le’ ‘Ani’ (lé Dodi), grâce au travail de l’homme ici-bas, progressivement du bas vers le haut. Puis le travail ‘Vé Dodi li’ du haut vers le bas (Atsilout, Bryia, Yètsira, Assia) qui succède au travail de ‘Ani lé Dodi’, permet au divin qui dépasse ce monde inférieur de se dévoiler également dans le ‘Ani’, au point de faire Un avec lui et devenir ainsi un ‘’être véritable et éternel’ (‘Yèch amiti vé nits’hi’), au-delà des limites du temps et de l’espace (qui sont eux-mêmes soumis à des changements). 

A la lumière de ces enseignements du Rabbi, il nous est donné de comprendre que le travail accompli au mois d’Elloul représente la possibilité d’atteindre le dévoilement supérieur de l’Essence de l’âme.

Aussi, le Rabbi met l’accent sur le fait que le travail ‘du bas vers le haut’ de ‘Ani lé Dodi’ est plus essentiel que celui du haut vers le bas de ‘Dodi li’. De fait, ce point s’exprime tout particulièrement par le fait que ‘l’Eternel désire une demeure ici-bas’, et le Rabbi explique au sujet de cette déclaration que c’est en élevant les niveaux les plus inférieurs, ‘ici-bas’, par le travail ‘du bas vers le haut’, que l’on parvient à élever les niveaux les plus supérieurs.

Le Rabbi établit alors ici un lien avec la Paracha de cette semaine, ‘Ekev’, durant laquelle nous bénissons le mois d’Elloul.

De fait, ‘Ekev’ signifie ‘le talon’, et représente donc la partie la plus basse du corps de l’homme (et du corps de ce monde). Notre travail pendant le mois d’Elloul consiste avant tout à purifier le corps, ‘le talon’, car c’est l’étape nécessaire qui précède au dévoilement de la lumière de l’Essence de l’âme, ‘Dodi li’. 

Purifier et raffiner le corps signifient que l’on doit soumettre le corps à l’accomplissement  des Mitsvoth, afin de parvenir à son ‘annulation’, à sa fusion, avec le divin, de la même manière que l’on soumet l’âme au divin: ‘Que je sois aux yeux de tous comme de la poussière’.

D’une certaine manière, le travail de ‘Ani lé Dodi’, les jours de la semaine, représente donc l’annulation du corps par l’accomplissement des Mitsvoth, ‘du bas vers le haut’, et le travail de ‘Dodi li’ représente l’annulation de l’âme le jour du Chabbat, au moyen de l’étude de la Torah, ‘du haut vers le bas’.

Il est important de mentionner ici que l’existence d’un Juif commence réellement au moment où le corps et l’âme fusionnent avec le divin. C’est à ce sujet que le Rabbi déclare que ‘la fusion de l’âme d’Israël avec le divin atteint un niveau de perfection au moment de l’étude de la Torah et lors de l’accomplissement des Commandements divins, de toutes les façons, du fait qu’Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’Un, cette fusion n’exclut pas la réalité des enfants d’Israël. Au contraire c’est cette fusion qui est leur réalité’.

La ‘Hassidout nous enseigne que les Mitsvoth sont liées aux dévoilements de la résurrection des morts, car elles représentent le corps, le ‘talon’, de la Torah, du fait qu’elle sont  accomplies avec et au moyen de la matière de ce monde.

Dans le Likouteï Torah (Vaèt’hanan) l’Admour Hazaken explique que l’action matérielle a un effet sur notre vie spirituelle. L’accomplissement des Commandements divins a pour effet de grandir notre Emounah.

De fait, nous devons agir constamment afin de grandir notre Emounah en la venue de Machia’h, à nous attacher à l’enseignement du Rabbi, conformément à ses pensées ses paroles et ses actes, en étant ‘constamment occupés par la pensée et par la parole au sujet de la Délivrance finale, en cherchant à unir tous les sujets de notre temps avec la Délivrance, le travail des enfants d’israël est de précipiter la Délivrance’ (Le Rabbi).

Rav Yaakov Abergel

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