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(pour l’élévation de l’âme d’Odélia bat Sarah)

 

Pendant ce Chabbat de la Paracha « Ekev » nous bénirons, avec l’aide d’Hachem le mois d’Elloul. Or, la chose est connue des « Hassidim que les lettres qui composent le mot « Elloul » sont les initiales du verset : « Ani lé Dodi vé Dodi li », « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi ».

De fait, le mois d’Elloul est propice à la Téchouva, et la partie profonde de la Torah nous enseigne que pendant le mois dElloul », les 13 attributs divins de la Miséricorde nous illuminent, et illuminent ce monde, de manière particulière. L’Eternel Se dévoile à celui qui Le recherche, comme il est dit : « le Roi est dans les champs », et dans ce cas il est donné à chacun, « Ani », la possibilité de s’unir à D.ieu, « Dodi », afin que le Saint béni soit-Il Se rapproche aussi de lui, « Dodi li ».

Plus profondément, « Ani lé Dodi vé Dodi li » fait allusion à deux sortes de travaux que l’on doit accomplir pendant le mois d’Elloul. 

« Ani lé dodi », représente l’action concrète, laquelle correspond aux Commandements divins, dont la majorité est accomplie au moyen de la matière. Ainsi, nous devons tout d’abord agir sur notre propre corps, afin de le raffiner, de le purifier et de le sanctifier, pour en faire un « Temple » où peut résider L’Eternel, ainsi qu’il est dit : « Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous ».

A l’évidence, il ne s’agit pas seulement d’agir sur nous-même, mais également d’agir de la même façon sur ce monde matériel. C’est la raison pour laquelle la majorité des Commandements divins est accomplie au moyen de la matière, car la mission de chaque Juif consiste à raffiner ce monde matériel, en dévoilant les étincelles divines qui y sont dissimulées.  De fait, « nous préparer à la venue du Machia’h » consiste à faire de nous-même, et de ce monde matériel, une demeure pour l’Essence divine.

Ce travail, « Ani lé Dodi », s’accomplit « du bas vers le haut » en agissant de manière progressive, à l’exemple des « 42 étapes » que vécurent les enfants d’Israël pendant leur traversée du désert. Aussi, le Rabbi revient ici sur l’enseignement selon lequel, notre action a pour effet de faire pénétrer la lumière divine de manière profonde en nous-mêmes et dans le monde.

« Dodi li », le second travail, est un dévoilement « du haut vers le bas ». Il correspond à l’étude de la Torah, laquelle se situe au-delà de ce monde. « Dodi-li » consiste à dévoiler la force infinie de notre âme qui est « une parcelle véritable de divinité d’En-haut », afin d’attirer un dévoilement divin illimité, du « haut vers le bas ».

Cependant, le Rabbi souligne que tous les dévoilements divins qui viennent « d’en-haut » ne pénètrent pas profondément en nous-mêmes, car c’est seulement par notre propre travail, par un travail « du bas vers le haut », que nous pouvons intégrer de manière profonde chaque dévoilement de la lumière divine.

Aussi, le Rabbi écrit dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Ekev, que « l’on atteint la perfection quand il y a l’union des deux sujets« . « Ani lé Dodi » et « Dodi li », ensembles.

Lorsque le niveau du divin (‘Dodi’), qui est au-delà du niveau de « Ani », de la réalité de l’homme ici-bas, se dévoile de manière profonde dans le « Ani », c’est-à-dire, dans les limites du niveau inférieur, et cela au point de devenir véritablement une seule chose, sans que rien ne puisse les différencier.

L’un des points essentiels de cet enseignement du Rabbi est que la perfection du dévoilement de « Dodi-li », qui comme il a été dit correspond au dévoilement de la « parcelle véritable de divinité d’En-haut » (jusqu’au dévoilement de l’Essence de l’âme), dépend du travail qu’un Juif accomplit de manière progressive, « du bas vers le haut », « Ani lé Dodi ». 

Dans ce cas, le dévoilement de « Vé Dodi li »,  « du haut vers le bas » (Atsilout, Bryia, Yètsira, Assia) qui succède au travail de « Ani lé Dodi », « du bas vers le haut », consiste à la révélation du divin illimité dans le « Ani », au point de faire Un avec lui, au point que « Ani » devient « un  être véritable et éternel » : « Yèch amiti vé nits’hi« .

A la lumière de ces enseignements du Rabbi, il nous est donné de comprendre que le travail accompli au mois d’Elloul représente la possibilité d’atteindre le dévoilement supérieur de l’Essence de l’âme.

C’est la raison pour laquelle le Rabbi met l’accent sur le fait que le travail « du bas vers le haut », « Ani lé Dodi », est plus essentiel que celui du haut vers le bas, « Dodi li », car c’est en élevant les niveaux les plus inferieurs (‘du bas vers le haut’) que l’on élève aussi tous les autres niveaux, même les plus élevés. C’est donc en agissant de la sorte que l’on parvient à faire de ce monde, qui est le plus inférieur parmi tous les mondes de la Création, une demeure pour D.ieu.

Le Rabbi établit alors ici un lien avec la Paracha de cette semaine : « Ekev », durant laquelle nous bénissons le mois d’Elloul.

« Ekev » signifie « le talon », et représente donc la partie la plus basse du corps de l’homme (et du corps de ce monde). Notre travail pendant le mois d’Elloul consiste avant tout à purifier le corps, « le talon » (‘Ani le Dodi’), car c’est l’étape nécessaire qui précède le dévoilement de la lumière de l’Essence de l’âme, « Dodi li ». 

Il est très important de rappeller ici l’enseignement que nous donne la « Hassidout au sujet du corps de l’homme. Le corps de l’homme a été créé par D.ieu, au moyen de Son Essence. Aussi, lorsque l’on s’attache à raffiner, à purifier, et à sanctifier le corps, on dévoile la force de l’Essence divine qui y est dissimulée. 

Ce principe s’accorde avec le fait que dans les temps messianiques « la Séfira de Mal’hout (la dernière et la plus basse des Séfirot, le talon) s’élèvera au-dessus de toutes les autres Séfiroth ». « La lune deviendra alors aussi grande que le soleil », « l’épouse vertueuse deviendra la couronne de son mari« , l’inanimé révèlera son véritable niveau ainsi qu’il est dit : « le mur criera et la poutre lui répondra ».

Tous ces exemples expriment le fait que « le talon » bien qu’il soit la partie la plus basse et la plus inférieure du corps possède néanmoins un niveau supérieur qui apparaîtra au moment de la Délivrance finale. C’est donc en élevant les niveaux les plus bas, les plus « inanimés » que l’on parvient au dévoilement de l’Essence divine.

C’est sans doute pour cela que le Rabbi écrit à la fin de ce Dvar Mal’hout, que nous devons atteindre les niveaux les plus extérieurs pour provoquer la venue de notre Juste Machia’h.

A la question du Baal Chem Tov : « Quand viendrez-vous Maître ? (Eymataï kaate Mar ?), le Machiah répondit : Quand tes sources se répandront à lextérieur ! « 

En réfléchissant à ces paroles, le Rabbi conçut qu’il manquait à « la diffusion des Sources » la diffusion de livres en Braille, afin que les personnes non-voyantes puissent aussi s’attacher à l’étude de la « Hassidout, l’Essence de la Torah.

D’une certaine manière, il est possible de qualifier une personne non-voyante comme « inanimée ». En effet, la Torah emploie le mot qui désigne le contraire de la vie pour une personne qui est aveugle. Aussi, le Rabbi nous enseigne que les aveugles seront les premiers à guérir au moment de la Délivrance finale.       

Le Rabbi met donc en évidence l’importance de leur donner dès à présent les moyens d’étudier la « Hassidout, car celle-ci détient le pouvoir d’insuffler à celui qui s’adonne à son étude une vitalité nouvelle. Elle redonne la vie à « l’Inanimé », au « talon ».

Le lien qui existe entre « Ani lé Dodi vé Dodi li » et la Paracha Ekev, s’exprime donc ici par le fait que c’est en nous attachant aux niveaux les plus bas, « du bas vers le haut » : Ekev (‘Ani lé Dodi’), que nous aurons le mérite d’attirer en nous-mêmes et dans ce monde, de manière profonde, et éternelle, l’Essence divine, lors de la Délivrance finale et de la venue de notre Juste Machia’h, dès à présent avec l’aide de D.ieu.

De fait, nous pouvons réaliser à travers cet enseignement (de nous attacher aux niveaux les plus inférieurs) l’importance que le Rabbi donne à chaque Juif, à la mission qu’il donne à chacun de ses émissaires, d’élever chaque Juif, et en particulier celui qui est le plus éloigné de la Torah et des Mitsvoth (‘le talon’).

En réalité, le Rabbi représente l’Essence d’Israël, et face à l’Essence, le niveau le plus inférieur, le « talon », est égal au niveau le plus supérieur, la tête. C’est ce regard, cette profondeur, que nous devons atteindre.  

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