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(pour la guérison de Raphaël Chmouel ben Sima)

 

L’un des enseignements les plus fondamentaux de la partie profonde de la Torah est celui de l’enchaînement des mondes. En fait, pour expliquer la manière dont les mondes s’enchaînent, on pourrait donner l’exemple des enseignements des Maîtres de « Habad.

 

En effet, depuis le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken, chaque Maître de « Habad reprend dans son enseignement les thèmes développés par son prédécesseur.

En lisant leurs discours ‘hassidiques, nous pouvons nous rendre compte comment les paroles de ces discours s’enchaînent les uns avec les autres au cours des générations. Chaque Rabbi reprend un même sujet, mais jamais sans y apporter « sa touche personnelle ». Les discours s’enchaînent les uns avec les autres, nous permettant de ce fait de nous imprégner de la force particulière de chacun de nos Maîtres. Bien sûr, chacun comprendra que le Rabbi, qui est le dernier maillon de la chaîne des Maitres de ‘Habad, hérite de tous les enseignements qui le précèdent, à l’exemple de la Séfira de Mal’hout (la Royauté) qui reçoit sa lumière de toutes les autres Séfirot.

Il est intéressant de s’attacher au rapport qui unit le Rabbi à son beau-père . A l’exemple de la Séfira de Yessod qui est comme l’intermédiaire entre toutes les Séfirot et la Séfira de Mal’hout, le Rabbi Rayats transmet les précieux enseignements de tous les Maîtres de ‘Habad à son gendre le Rabbi.

Dans son discours commençant par les mots du verset (Yitro, 20 18)« Et Moché s’approcha du brouillard où était là-bas D.ieu », le Rabbi Rayats explique la signification profonde des mots de la prière du Chéma selon lesquels nous nous devons « d’aimer L’Eternel notre D.ieu, de tout notre coeur, de toute notre âme, et de tout notre pouvoir ».

De fait, un « Hassid ne peut vivre sans méditer au fait que la vie qui l’anime à chaque instant lui est dispensée par D.ieu. Cette idée doit le pénétrer au plus profond de lui-même. C’est-à-dire que cette idée doit toucher, influencer, et transformer, la partie la plus basse et la plus grossière de son être, laquelle n’est autre que son âme animale.

En effet, chaque Juif se doit de réaliser l’injonction selon laquelle « nous devons aimer D.ieu avec nos deux penchants ». Aussi, il convient d’expliquer à notre âme animale, qu’il est insensé de s’attacher aux plaisirs de ce monde car ils sont totalement dénués de Divin.

Un « Hassid s’efforce continuellement de faire comprendre à son âme animale la valeur et l’importance des Commandements divins. Il lui parlera longuement du bien véritable et de la profonde joie qu’elle connaîtra, lorsqu’elle commencera à aimer D.ieu. Ainsi, lorsqu’il parvient à convaincre l’âme animale de tout cela, il réalise l’injonction« d’aimer l’Eternel notre D.ieu de tout notre coeur », avec nos deux penchants, avec notre âme divine, et avec notre âme animale.

Cependant notre travail ne s’arrête pas là, et dans son discours le Rabbi Rayats explique que nous devons atteindre le second niveau en aimant D.ieu de « De toute notre âme ».

Cet amour exprime le désir qui doit nous animer après la prière du matin. Le désir que la Sainteté divine éclaire par la force de la lumière de la Torah les forces de notre âme, l’intellect et les sentiments, ainsi que ses vêtements, la pensée la parole et l’action.

Puis, enfin, vient le niveau le plus élevé qui n’est autre que celui « d’aimer L’Eternel notre D.ieu de tout notre pouvoir ». Rabbi Yossef-Itz’hak écrit que cet amour, qui ne connaît pas de limites, naît lorsque l’on médite au fait « qu’aucune pensée ne peut appréhender l’Essence divine ».

Aussi, du fait qu’il est impossible de saisir l’Essence divine au moyen des forces de l’intellect, le Rabbi demande par quelle force et par quel moyen un Juif attire-t-il un amour aussi grand et aussi illimité en son âme?

« L’amour de tout ton pouvoir »découle de l’Essence de l’âme, laquelle est enracinée dans l’Essence divine. Le Rabbi nous enseigne que la révélation de l’Essence divine dans l’âme est réalisée au moyen des 5 sens (et plus particulièrement par la vision).

La « sens-ibilité« d’une  personne est liée à ses sens, et c’est la raison pour laquelle un être sensible possède des aptitudes particulières qui ne dépendent absolument pas de l’intellect et de la raison, car l’Essence se révèle, non pas dans les forces de l’âme, mais dans les 5 sens.

Une personne aux mains sensibles (douée de ses mains), même si elle ne connaît pas les techniques du métier, est capable grâce à sa sensibilité d’accomplir avec ses mains des choses remarquables.

Le Rabbi écrit également que « l’Essence même du plaisir se révèle dans les sens ». Il donne à ce sujet l’exemple d’une très belle musique qui a pour effet sur l’âme, qu’en l’écoutant elle connaît un tel amour et une telle extase qu’elle est à même de quitter le corps.

C’est là le point essentiel de cet enseignement du Rabbi, du fait qu’ils ont le pouvoir de réveiller et d’intensifier les forces de l’âme, les 5 sens détiennent le pouvoir d’ajouter considérablement à notre amour et à notre crainte de D.ieu. C’est ici que l’on peut établir un lien entre l’enseignement du Rabbi Rayats et celui de son gendre, le Rabbi.

Dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Balak, le Rabbi écrit que nous devons ajouter dans notre étude des sujets du Machia’h et de la Guéoulah, afin de vivre véritablement ces sujets de manière profonde. « L’intellect doit être pénétré de ces sujets, et la lumière de notre compréhension doit également se répandre et pénétrer nos sentiments dans le coeur, jusqu’à atteindre notre action concrète, nos pensées nos paroles et nos actes…. ».

Le Rabbi Rayats explique que l’âme divine et l’âme animale doivent être animées d’une même sensation. Chacune doit ressentir qu’elle est encore éloignée de D.ieu, tant que le Machia’h n’est pas encore là. Le Rabbi déclare que l’on parvient à aimer D.ieu « de tout son pouvoir »précisément grâce à l’âme animale, car lorsque celle-ci parvient à aimer D.ieu, elle élève l’âme divine à un niveau qu’elle n’aurait pu atteindre seule, sans la participation de l’âme animale. C’est la signification du verset « De ma chair je verrais D.ieu », car en d’autres termes ce verset signifie que c’est par la transformation de l’obscurité de l’âme animale (« ma chair’) en lumière, qu’un Juif atteint l’Essence divine(« je verrais D.ieu’). 

A la lumière de ce qui vient d’être dit, nous comprenons que notre travail qui consiste à transformer l’obscurité en lumière, implique d’éveiller nos sens, afin que ceux-ci éveillent à leur tour et renforcent notre crainte et notre amour de D.ieu.

Du fait que l’Essence divine se révèle précisément dans la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, et le goût, nous comprenons par exemple, l’attention particulière que le Rabbi donne aux Niggunim, ou à celle de regarder les mots de la prière lorsque nous les prononçons.

 

Le Rabbi Rayats écrit « qu’un Juif a la capacité (le « Houch) de ressentir, et cela très profondément, le Divin, au moyen de force de la Emounah ».

C’est précisément par une totale soumission à D.ieu que l’on parvient à dévoiler l’Essence divine. De fait, le Rabbi nous enseigne que « l’Essence même du plaisir se dévoile plus dans la vision que dans tous les autre sens ».

Peut-être que cela est dû à la petitesse de la dimension de la pupille de l »oeil, qui n’est pas sans évoquer la soumission la plus totale vis-à-vis de l’Eternel, conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken, selon lequel « L’Eternel ne réside que dans un endroit qui lui est parfaitement soumis ».

Rav Yaakov Abergel

 

 

 

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