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(Pour la réussite spirituelle et matérielle de Chlomo ben Ra’hel Tordjman)

 

Dans le ‘Hayom-Yom’ du 18 Nissan, le Rabbi écrit que ‘Le Tséma’h Tsédek prononça un discours ’hassidique introduit par le verset :

 ‘Si tu prêtes de l’argent (‘Kessef’) à Mon peuple’.

 L’argent fait allusion à l’âme, laquelle est toujours assoifée, (‘bé-kossef’) et désire constamment s’élever vers les hauteurs, ainsi qu’il est dit: ‘L’esprit de l’homme monte vers les hauteurs’. Le terme ‘homme’ désigne ici l’âme Juive, car il est dit: ‘Vous (Israël) êtes appelés des hommes’.

L’âme est prêtée à l’homme, et il est écrit ‘des jours ont été créés. Le nombre des jours de l’existence est fixé pour chacun. Or, ‘s’il manque un jour, il manque un vêtement’.

Il est possible d’appliquer cet enseignement du Tséma’h Tsédek aux jours du compte de l’Omer. En effet, durant toute la période qui précède le jour de Chavouot, le jour du ‘don de la Torah’, chaque Juif s’attache à raffiner, à purifier, à transformer son âme animale, en la détournant de tout ce qui la pousse à assouvir des plaisirs grossiers et matériels, afin de l’attirer vers des plaisirs spirituels et divins. C’est en agissant en ce sens, ‘au jour le jour’, que chaque Juif parviendra le cinquantième jour du compte de l’Omer à être le réceptacle de la Parole divine.

D’une certaine manière, chaque jour de la période du compte de l’Omer correspond à un vêtement de l’âme que l’on se doit de ‘nettoyer’. Chaque jour est l’occasion de raffiner un peu plus l’âme animale, et de permettre ainsi à son âme divine ‘d’appaiser sa soif’ et de ‘monter un peu plus chaque jour vers les hauteurs’.

Aussi, la déclaration du Tséma’h Tsédek selon laquelle ‘s’il manque un jour, il manque un vêtement’ convient parfaitement à notre propos, car chaque jour du compte de l’Omer correspond à un vêtement, et chaque vêtement est important pour ‘monter vers les hauteurs’, et parvenir le cinquantième jour, le jour de Chavouot, au dévoilement de l’Essence divine, ainsi qu’il est dit :‘le nombre des jours de l’existence est fixé pour chacun. Or, ‘s’il manque un jour, il manque un vêtement’.

Le concept de ‘vêtement’ revient continuellement dans la ‘Hassidout. L’âme descend des ‘hauteurs’ pour s’habiller dans un corps, et de ce fait le corps est lui-même qualifié de ‘vêtement’. Par ailleurs, de même que le corps est un vêtement pour l’âme, les Commandements divins sont aussi des ‘vêtements’ dans lesquels s’habillent la Volonté et la Sagesse divines.

Plus encore, et une chose tout aussi essentielle, est que la pensée la parole et l’action sont aussi appelées des ‘vêtements’. Elles sont les ‘vêtements de l’âme’ dont l’importance est essentielle car sans eux un Juif ne pourrait pas attacher son esprit à l’esprit divin qui est exprimé dans la Torah, ainsi qu’il est dit dans le livre du Tanya (chapitre 4) :

‘En pensant et en prononçant des mots de Torah, en accomplissant les commandements divins l’âme s’élève à un niveau supérieur,  car ‘du fait que la Torah et les commandements ne font qu’un avec D.ieu, celui qui revêt ces ‘vêtements’ s’unit également à D.ieu, et ne fait plus qu’un avec Lui’.

C’est pour cela que l’Admour Hazaken déclare que les vêtements de l’âme sont plus élevés que l’âme qui les porte : ‘le niveau des vêtements de la Torah et de ses commandements est infiniment plus élevé et plus grand que celui des ‘néfech’ ‘roua’h’ et ‘néchama’ eux-mêmes’.

L’Admour Hazaken explique également dans le ‘Tanya’ que l’étude de la Torah crée un double lien entre l’âme et D.ieu, du fait qu’au moment de l’étude de la Torah, l’âme étreint D.ieu, et plus encore que cela, D.ieu étreint l’âme.

Pour illuster cet enseignement, le Rabbi nous donne l’exemple d’un homme qui étreint un roi de chair et de sang. Or, cette ‘étreinte avec le roi’ peut être comparée au jour de Chavouot, car le jour du ‘don de la Torah’ est en soi tel une ‘étreinte’, du fait qu’il représente la fusion entre Hachem et l’Assemblée d’Israël.

A l’évidence, comme il a été expliqué précédemment, il convient pour parvenir à cette ‘étreinte’ de raffiner l’âme animale sans négliger aucun des jours, car ‘s’il manque un jour, il manque un vêtement’.

Cependant, notre travail pendant cette période du compte de l’Omer ne doit pas se limiter seulement à un travail sur l’âme elle-même, et conformement à la déclaration de l’Admour Hazaken selon laquelle ‘les vêtements de l’âme sont plus élevés que l’âme qui les porte’, l’on se doit également de travailler sur les ‘vêtements de l’âme’, sur nos pensées,  sur nos paroles et sur nos actes. 

Il est intéressant d’établir ici un lien avec une lettre du Rabbi (lettre 8405, Iguérot Kodèch) qui porte  d’ailleurs la même date que le ‘Hayom-Yom’ qui fait l’objet de notre étude: ‘le 18 Nissan’.

Le Rabbi déclare dans cette lettre que ‘Quiconque bénit est lui-même béni, ainsi qu’il est dit: ‘Je bénirai ceux qui te béniront de la Bénédiction de D.ieu, dont l’intérêt dépasse le capital’.

Il est possible d’expliquer ces paroles du Rabbi (sous la forme d’un ‘hidouch) en disant que le terme ‘ceux’ désigne  aussi les ‘vêtements de l’âme’.

Lorsque les ‘vêtements de l’âme’ (‘Ceux’) sont consacrés à la Parole divine (‘Te béniront’), alors D.ieu illumine à Son tour ces ‘vêtements’. Il fait briller Sa lumière bénie sur les pensées, sur les paroles, et sur  les actions, consacrées à D.ieu, ainsi qu’il est dit: ‘en pensant et en prononçant des mots de Torah, en accomplissant les Commandements divins l’âme s’élève à un niveau supérieur’.

Aussi,  dans le même ordre d’idée, il est possible de dire ici que c’est à cela que se rapporte la déclaration des Sages selon laquelle dans les temps messianiques ‘l’âme sera nourrie par le corps’. L’importance du corps qui, comme il a été dit au début est un ‘vêtement’ pour l’âme,  est telle que l’âme sera nourrie par lui.

D’ici nous comprenons la qualité essentielle des ‘vêtements’. Qu’il s’agisse du corps, ou bien qu’il s’agisse de la pensée, ou de la parole, ou de l’action, l’importance de purifier les vêtements est déterminante durant la periode du compte de l’Omer.

Aussi, la Bénédicition divine ‘Je bénirai ceux qui te béniront’ n’est pas sans être une allusion au fait qu’Hachem élèvera les vêtements (‘Je bénirais’) de celui qui s’attache à les purifier, au point que  l’intérêt dépassera le capital’‘l’âme sera nourrie par le corps’, le ‘vêtement’, le corps, ‘s’élèvera au-dessus de l’âme’ conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken selon lequel  ‘les vêtements de l’âme sont plus élevés que l’âme qui les porte’.

 

 

 

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