Fils d’une mère juive et d’un père arabe, A. a épousé une femme arabe et a eu trois enfants. Après avoir étudié secrètement la Torah avec un membre de l’organisation Yad Lea’him, il a décidé de changer de vie. Il vient de célébrer sa Bar Mitsvah au Kotel

A. n’a pu retenir ses larmes lorsque les participants au minyan, organisé la semaine dernière au petit matin au Mur occidental ont entonné « Siman Tov ou Mazal Tov», l’entraînant dans une danse effrénée.

Tout a commencé il y a 50 ans, lors de la naissance d’A. dans une famille arabo-chrétienne de la ville de Nazareth.

« Ma mère est juive », raconte-t-il. « Ma grand-mère est née dans une famille juive influente en Pologne et pendant l’Holocauste, les Allemands ont tué ses parents et son frère ».

« Elle s’est cachée sous le lit pendant la sélection et s’est retrouvée seule survivante de sa famille. Ma mère, sa fille unique, a épousé un arabe chrétien et a eu six enfants. Il y a quelques années, une de mes sœurs est revenue au judaïsme et s’est séparée de la famille. Peu après, j’ai également nourri le désir de revenir à la religion de mes ancêtres, mais je ne savais pas comment. Quelqu’un m’a transmis le numéro de l’organisme Yad Lea’him, et c’est ainsi que le lien avec «Abu Khader» s’est créé. »

Abu Khader est le « nom de code » d’un membre de l’organisme qui parle couramment arabe et accompagne les juifs victimes de l’assimilation depuis plusieurs générations à revenir au judaïsme.

A. et Abu Khader ont commencé à étudier les fondements du judaïsme en secret et, peu de temps après, A. a décidé d’abandonner son mode de vie chrétien. Il a également annoncé son intention de quitter sa femme et ses enfants non-juifs et de revenir de tout son cœur au judaïsme.

Peu de temps s’est écoulé entre ce moment et la célébration de sa Bar Mitzva organisée par Yad Lea’him au Mur des Lamentations la semaine dernière.

Des militants et de volontaires l’ont accueilli au Mur des Lamentations et l’ont aidé à s’envelopper d’un Talit et à mettre les Tefilines achetées spécialement pour lui. Il est monté à la Torah avec beaucoup d’émotion.

Par la suite, le petit groupe s’est rendu au bureau du rabbin du Mur occidental et des lieux saints, le Rav Shmuel Rabinowitz, qui l’a accueilli très chaleureusement.

A. est lui-même très ému par son retour au judaïsme. « Je suis conscient que ma famille et les Arabes que je connais pourraient vouloir me faire du mal, mais après avoir obtenu les papiers nécessaires et être devenu officiellement Juif, je ne me soucierai plus de personne et j’afficherai ouvertement mon judaïsme. «De qui et de quoi devrais-je avoir peur», a-t-il lancé fièrement.

«Je veux vivre en tant que Juif et je remercie D. de m’avoir donné l’opportunité de revenir à la religion de mes ancêtres, que j’aime tant. Cela fait des années que je souhaite revenir et aujourd’hui je sais que j’ai fait le bon choix. Après ma Bar Mitsva, je suis allé voir ma mère, elle m’a embrassé et m’a dit : « C’est bien. Tu dois vivre là-bas et non ici ».

A. ne tarit pas d’éloges au sujet de la cérémonie émouvante sur les ruines du Beit Hamikdash. «J’ai senti que le Kotel était ma place. Ma vraie maison. Les hommes de Yad Lea’him et tous les autres fidèles qui étaient sur place se sont comportés envers moi comme des frères et m’ont aimé et accepté sans savoir qui j’étais. J’en suis bouleversé encore aujourd’hui».

Yad Lea’him a transmis que cette Bar Mitsva était la première organisée par le département spécial de traitement et de réhabilitation des Juifs qui souhaitent revenir vers leur peuple, sous la supervision «d’Abu Khader». Selon le porte-parole, Yad Lea’him fait tout pour rapprocher ces Juifs égarés et les aide dans tous les domaines.  Nous ne renonçons à aucun Juif».

 

 

 

 

 

Bar Mitzvah avec 37 ans de retard. A. met les téfilines pour la première fois de sa vie]

 

Il rentre à la maison. A. s’accroche aux pierres du Kotel Hamaaravi

 

Le rabbin du Mur occidental, le Rav Shmuel Rabinowitz, accueille A. chaleureusement et le bénit

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