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La Torah prévoit des habits spécifiques que les prêtres devront porter quand ils exerceront leur ministère dans le Tabernacle : «Et vous ferez des vêtements sacrés pour Aaron votre frère, pour la décence et pour la beauté de son office» (Exode 28:2).

Ces vêtements sont décrits en détail dans Exode 28, Exode 39 et Lévitique 8. Le Grand Prêtre portait huit vêtements sacrés (bigdei kodesh). Quatre d’entre eux étaient les mêmes que ceux que portaient tous les prêtres et quatre lui étaient réservés. Son apparence était celle d’un personnage royal.

 

Les quatre habits communs à tous les prêtres :

  1. Mi’hnasayim : Sorte de culotte de lin allant de la taille aux genoux « pour couvrir leur nudité » (Exode 28:42).
  2. Ketonet : Tunique faite de pur lin, couvrant le corps tout entier du cou aux pieds, avec des manches allant jusqu’aux poignets. (Celle du Grand Prêtre était brodée (Exode 28:39) ; celles des prêtres étaient plus simples (Exode 28:40)).
  3. Avnet (ceinture) :  Celles que portaient les prêtres étaient de lin blanc et retordu. Elle entourait la tunique. (Celle du Grand Prêtre était de lin sans défaut avec des broderies travaillées en bleu et pourpre et écarlate (Exode 28:39, 39:29))
  4. Mitznefet (turban de lin) :  Celui des prêtres elle formait une sorte de cône, appelé migbahat. (Celle du Grand Prêtre était beaucoup plus grande que celle des prêtres et enroulée de manière à former un turban large, au sommet plat.)

Le Grand Prêtre portait également ces quatre vêtements, toujours tissés en lin fin.

Quatre autres éléments sacerdotaux lui étaient réservés, qu’il portait par-dessus les quatre précédents :

  1. Le Me’il (robe de l’Ephod) : Longue robe sans manches, tissée de pourpre violette, dont l’ourlet inférieur était bordé de 72 clochettes d’or alternant avec des glands de lin et de laine en forme de grenades, en bleu, pourpre et écarlate – tekhelet, argaman, tolaat shani.
  2. Le Ephod, un gilet ou tablier richement brodé, retenu par deux pierres d’onyx sur les épaules. Les noms des 12 tribus d’Israël étaient gravés sur ces deux pierres : 6 par pierre.
  3. Le Hoshen (pectoral) : fixé sur le devant de l’Ephod, il était orné de douze pierres précieuses, chacune gravée avec le nom d’une des tribus. Il « consistait en une tablette carrée ou en une pochette d’or» dans laquelle le Grand Prêtre portait les Urim et les Thummim.
  4. Tzitz (couronne), ou Nezer (lame) : une plaque en or sur laquelle étaient inscrits les mots קדש ליהוה (Kodesh le-YHWH), «Consacré à l’Éternel». Elle était fixée à l’avant de la Mitznefet (turban de lin) par un fil de pourpre violette, en sorte qu’elle reposait sur son front. Voir leur signification

 

Signification des habits des Cohanim

A propos des vêtements que portait Aaron Hacohen, il est écrit en Dévarim 28, 2-5 : « Tu feras des vêtements de sainteté pour Aharon ton frère pour l’honneur et la splendeur… un pectoral, un ‘éphod’, une robe, une tunique brodée, un tiare, une ceinture…ils prendront de l’or et de l’azur, du pourpre, de l’écarlate et du lin…» Le Ramban écrit que les vêtements des Cohanim, d’une splendeur royale, étaient
principalement destinés à distinguer le Cohen Gadol (Grand Prêtre) aux yeux du peuple et à l’investir d’une aura souveraine.

On trouve cependant une idée contradictoire au sujet des vêtements des Cohanim. Il est écrit à propos de la tunique du Grand Prêtre qu’elle devait être bordée de clochettes d’or et de grenades placées en alternance sur le pourtour de l’ourlet, comme il est dit : «Elle sera  pour Aaron, pour faire le service; son tintement s’entendra à sa venue vers le sanctuaire devant Hachem et à sa sortie, et il ne mourra pas». Rabbénou Béh’ayé explique que lorsqu’un homme se présente devant un Roi, le protocole lui interdit d’entrer de façon brusque et inopinée, sous peine de mort. De même, les clochettes d’or qui tintaient au bas de la tunique d’Aaron devaient lui rappeler en permanence la soumission qu’il devait montrer devant D.ieu et que c’est seulement avec Sa permission qu’il entrait et sortait « comme des pauvres et des indigents viennent frapper à la porte du Roi ».

Ces vêtements avaient donc pour but de faire prendre conscience au Cohen Gadol de son insignifiance. Comment concilier ces deux états d’esprit a priori contradictoires?

Ces vêtements avaient pour but de l’élever parmi tous les Bné Israël, afin que le peuple prenne conscience de l’immense valeur du Service Divin.

L’objectif n’était pas de faire honneur au Cohen Gadol lui même, mais qu’il soit intermédiaire pour faire honneur au Roi des rois.

La tâche devient alors difficile pour Aaron : Ne pas s’enorgueillir au sein de cette splendeur et de cette majesté, et même cultiver modestie et soumission à Celui que l’on doit réellement honorer.

La solution: les clochettes ! Un rappel permanent de la présence d’Hachem et que c’est Lui qui dispense les qualités de chacun, la richesse, le rang social (Cohen, Levi, Israël)…

Ainsi avec une pleine conscience de cette vérité, les habits majestueux du Cohen gadol ne sont plus une source d’orgueil pour celui qui les revêt, au contraire ils lui permettront d’être encore plus humble à l’image de ce Gouverneur qui se «faisait de plus en plus petit » à chaque fois qu’on l’acclamait.

Dans le traité talmudique Erkhine, on trouve ceci :

Rabbi Anéni bar Sasson enseigne : Tout comme que les sacrifices apportent l’expiation des fautes, de même les vêtements du Cohen réparent les fautes.

  1. La tunique (kétonete) expie le meurtre, comme il est dit : ‘Ils trempèrent la tunique dans le sang’, (Béréchit, 37, 31).
  2. Le caleçon (mi’hnassaïm), la dépravation des moeurs, comme il est dit: ‘Fais-leur des pantalons de toile afin de couvrir la nudité de la chair’, (Chémot, 28, 42).
  3. La tiare (mitsnéfèt), expie l’orgueil, ainsi que l’a enseigné rabbi ‘Hanina quand il a dit : ‘Que vienne ce qui est haut pour pardonner l’action hautaine’.
  4. La ceinture (avnète) apporte l’expiation des pensées impures qui viennent du coeur (hirhour haLev), puisqu’en effet c’est là qu’elle était attachée.
  5. Le pectoral (‘hochen), les mauvais jugements, comme il est dit : ‘Tu feras le pectoral de jugement’, (Chémot, 28, 15).
  6. L’éphod, la faute d’idolâtrie, ainsi qu’il est écrit : ‘Sans éphod, ni pénates’, (Osée, 3, 4).
  7. Le manteau (méïl), la médisance ; le Saint béni soit-Il a affirmé en effet : ‘Que vienne ce qui est sonore [sur l’ourlet du manteau étaient cousues 72 clochettes d’or, ainsi que 72 grenades d’or, chacune entre chaque clochette- Ndlr.] et qu’il apporte l’expiation de cette action effectuée avec la voix’.
  8. La plaque (tsits), l’arrogance, car il est écrit ici : ‘Elle sera sur le front d’Aaron’, (Chémot, 28, 38), et il est écrit là-bas : ‘Tu avais le front d’une pervertie’, (Jérémie, 3, 3)» sur laquelle est gravée la phrase “Sanctifié pour D.ieu”. Le nom de D.ieu y est ici gravé avec ses soixante dix lettres.

 

Des habits expiatoires

L’un des procédés herméneutiques utilisés par les rabbins est celui de la juxtaposition des versets ou des paragraphes qui n’ont aucun lien a priori.

Sur ce principe le Talmud établit que les habits du grand prêtre avaient une fonction expiatoire. Pour beaucoup de commentateurs, il ne s’agit pas de conduite magique, mais d’une fonction éducative pour rappeler au peuple, à travers les habits du Cohen Gadol, les “péchés capitaux” d’Israël. (Talmud de Babylone traité Zébahim page 88 b)

 

La beauté de l’homme idéal et son vêtement.

La beauté de participation (nature d’Israël reliant le bas et le haut).

Il faut se souvenir que le Sanctuaire d’en-bas a son parallèle dans les mondes d’En-Haut, pour comprendre que les vêtements de beauté sont tellement une expression de la beauté de Hachem Lui même que les commentateurs les mettent en rapport direct avec les lettres des noms saints de Hachem (voir toute l’oeuvre du Ari et des Sages qui s’en inspirent) ; de plus, ils soulignent le fait que l’éphod ne pouvait pas être séparé de l’autre vêtement pour garder la conscience de la relation continue à la source de cette beauté.

Toute beauté doit être perçue comme reliée à la source de l’intériorité (pnimioute). Cela est exprimé également par la forme des fenêtres du Temple de Salomon (I Rois 6, 4) qui étaient plus étroites à l’intérieur du Temple qu’à l’extérieur, afin de montrer que le rayonnement vient de l’intérieur et non pas de l’extérieur.

 

 

Le nom de cohen ( כהן), plur. cohanim, (dédié, dévoué) désigne les membres et descendants de la famille des prêtres hébreux qui réalisaient les sacrifices du Temple de Jérusalem sous l’autorité du Cohen Gadol (Grand Prêtres).

Ce titre fut conféré par D.ieu Lui-Même à Aaron et à sa descendance masculine (Exode 28:1 & 2–4) comme un office perpétuel, d’abord au service du Michkane, (tabernacle portatif) puis, plus tard, du Temple de Jérusalem.

Aaron était le frère de Moïse et de la prophétesse Myriam, grand-mère de Betsalel, qui a construit le Michkhane.

En l’an 2365, Hamram et Yokhéved, de la tribu de Lévi, donnent naissance à Aaron, qui est de 3 ans le frère aîné de Moïse.

Il est marié à Elichévah la fille d’Haminadav. Elle lui donnera 4 fils nommés Nadav, Avyouh, Eléhazar et Itamar. Ces deux derniers sont les deux frères fondateurs de la lignée des Cohanim.

Depuis la destruction du Temple, le nom a continué à se transmettre de père en fils.

Les cohanim continuent d’ailleurs à jouir d’un statut personnel distinctif dans le judaïsme et sont astreints à des règles et lois particulières.

Ainsi, après l’instauration de la lecture de la Torah dans les synagogues en remplacement des sacrifices depuis la destruction du Temple de Jérusalem, qui était érigé sur le « Mont du Temple »,  (aujourd’hui l’esplanade des Mosquées), ce sont les Cohanim qui ont la priorité pour monter à la la lecture du rouleau de la Torah le Chabbat, suivi des Levi, puis du reste du peuple d’Israël.

 

Ainsi, la vision biblique du Cohen (prêtre) est aux antipodes de celle des autres religions de l’Antiquité.

Voyons l’histoire de cette famille juive des Cohanim et opérons un retour sur l’origine, selon la tradition (de la Bible à Maïmonide), avec examen de leurs diverses missions.

Chez tous les peuples de la terre, y compris les plus archaïques, la relation entre la sphère humaine et la sphère divine passe par des médiateurs : chamans, devins, guérisseurs, mages, sorciers, nécromanciens, exorcistes, investis d’un pouvoir spirituel suprême, bâtissant des passerelles entre la terre et le ciel.

Dans certaines religions païennes de l’Antiquité, une case sacerdotale composée de prêtres et de prêtresses gère le lien entre l’univers inférieur et l’univers supérieur.

 

Tout autre est la vision biblique du prêtre hébraïque, “l’émissaire de l’Eternel des Constellations” (Malachie II,7), dont le rôle religieux, strictement monothéiste, est aux antipodes de celui des officiants de Baal, Astarté, Moloch, Kemoch, Osiris et Dagon.

A l’origine, dans la littérature biblique, le mot “Cohen” (qui ne désigne pas spécifiquement un ministre du culte hébraïque, mais toute personne investie d’un rôle liturgique, sans distinction de foi) apparaît au retour d’Abram (avant qu’il ne reçoive du Créateur son nom d’Abraham), victorieux d’une expédition armée pour délivrer son neveu Loth, otage de rois ennemis.

Alors, Abram fut béni par un très mystérieux personnage, Mélchitsédek, roi de Salem et “prêtre du D.ieu Suprême”, qui offrit au patriarche des Hébreux, du pain et du vin (Genèse 14,18).

Plus tard, Joseph, nommé par Pharaon vizir d’Egypte, épouse Asenath, fille de Potiphar, “Cohen On”, prêtre d’un sanctuaire païen.

Et Moïse, fuyant l’Egypte, épouse Tsipora, fille du prêtre midianite Jethro (Exode 2, 21).

Selon les commentaires rabbiniques, Asenath et Tsipora suivirent pleinement la foi monothéiste.

Mais dès l’Exode d’Egypte, commence une aventure spirituelle inédite : celle du culte monothéiste hébraïque. Israël n’est plus un clan, où le chef de famille pourrait jouer le rôle de maître du rituel. Il est une nation nombreuse, à l’intérieur de laquelle la nouvelle législation désigne une lignée pour le service divin, les descendants d’Aaron, frère aîné de Moïse.

 

A la différence des cultes païens, il n’y a pas de prêtresses israélites, le pontificat étant exclusivement masculin, alors que l’on trouve des prophétesses et des guerrières Judéennes.

Dans son traité, le “Kouzari”, le philosophe juif espagnol Judah Halévi justifie le caractère héréditaire de la prêtrise israélite : le 1er homme, Adam, était investi de toutes les facultés et potentialités de l’esprit, mais ses descendants n’héritèrent pas, de façon égalitaire, de tous ces dons, sans exception. Certains héritèrent d’une imagination féconde, d’autres d’une mémoire prodigieuse.

La faculté spirituelle de connaissance et de vénération du sacré a été transmise à Noé, puis à Abraham, à Isaac, à Jacob, à Lévi et à ses fils. Ils ne seront pas prêtres par privilège, mais par vocation et don. Certes, c’est une vision idéale, souvent démentie par une histoire complexe où des prêtres trahissent leur mission…

Le sacerdoce impose des interdictions matrimoniales nombreuses et des lois de pureté très sévères, destinées à préserver la personnalité spirituelle sui generis du serviteur de l’Eternel.

Pour Maïmonide, la foi d’Israël, servie par la famille aaronide, repose entièrement sur l’idée d’un D.ieu créateur unique avec un message éthique primordial de justice et de compassion.

Ainsi se constitue un pontificat avec, à sa tête, un “Cohen Gadol” (Grand Prêtre) nommé par l’autorité suprême nationale (roi, prophète, juge ou grande assemblée, selon les époques) et assisté par des prêtres ordinaires (Cohanim Ediototh). Le premier “Cohen Gadol”, investi par Moïse sur ordre divin fut, comme nous l’avons vu, Aaron. Il était assisté par ses 4 fils, dans le rôle de prêtres ordinaires : Eleazar, Ithamar, Nadav et Abihou.

Tout au long de l’histoire ancienne, depuis l’Exode jusqu’à la destruction du Second Temple, en l’an 70 de l’ère commune, les Cohanim ont rempli des missions spirituelles diverses : les sacrifices, dans le sanctuaire, les jours de semaine et les festivités diverses. Au cours de la journée de Kippour, le rôle primordial était attribué au Cohen Gadol (Grand Prêtre), le seul homme à pouvoir pénétrer dans le “Kodech hakodachim” ( le Saint des Saints) du Temple, pour implorer la clémence céleste pour le peuple
d’Israël.

Description et explications sur l’éphod

 

“Ils feront l’éphod d’or” (Exode 28,6) L’éphod était l’habit du grand prêtre.

Sur chaque épaule étaient inscrits les noms des tribus d’Israël.

C’était un vêtement de soie tissé d’or agrémenté de 4 rangées de 3 pierres précieuses. Sur chacune figurait le nom d’une tribu ainsi que ceux d’Abraham, Isaac et Jacob, plus d’autres noms saints.

Les deux vêtements : éphod et pectoral, étaient réunis et ressemblaient au gilet rituel à 4 franges appelé “tallit catane” (petit tallit). Les noms inscrits sur ces habits étaient appelés ourim vetouvim. Les rois et autres responsables politiques suprêmes de la nation pouvaient, dans des cas d’extrême gravité, demander au Cohen Gadol, (le Grand Prêtre) de dicter leur ligne de conduite par la lecture des lettres qui composaient des mots et ainsi le Cohen Gadol lisait les réponses à des questions importantes. Le pectoral sacerdotal était considéré comme l’expression de la parole divine : cérémonie énigmatique qui suscitera de nombreux débats entre les exégètes.

La bénédiction du peuple par les prêtres (birkat cohanim) était un moment de haute valeur, à la fois émotionnelle et religieuse, dans l’unité de tout un peuple de croyants, rassemblé pour les grandes solennités. Les prêtres étaient aussi responsables du transport de l’Arche sainte du Seigneur et sonnaient les trompettes à différentes occasions rituelles.

 

La purification était aussi du ressort des prêtres, y compris la vérification des tâches de lèpre et d’autres maladies de la peau.
Cette dimension intellectuelle du rôle des Cohanim est fondamentale : Maïmonide souligne que, à la différence des prêtres païens qui inculquent à leurs dévôts des rites immoraux et superstitieux pour détourner la colère des prétendues divinités de la nature.

La foi d’Israël, servie par la famille aaronide, repose entièrement sur l’idée d’un D.ieu créateur unique, au-dessus de la création, avec un message éthique primordial de justice et de compassion.

 

 

 

 

Les Cohanim montaient la garde en 3 endroits dans le Temple :

  1. dans la Loge d’Avtinas,
  2. dans la Loge des Reflets
  3. et dans la Chambre du Feu.

Et les Lévites en 21 endroits :

  1. 5 aux 5 portes du Mont du Temple;
  2. 4 à ses 4 coins à l’intérieur;
  3. 5 aux 5 portes de la Azarah;
  4. 4 aux 4 coins de l’extérieur,
  5. 1 dans la loge des Moutons,
  6. 1 dans l’Atelier de Broderie,
  7. et 1 derrière le Saint des Saints.

Le responsable du Mont du Temple visitait chaque poste de garde et des flambeaux brûlaient devant lui.

Toute garde qui ne se levait pas, le responsable du Mont du Temple lui disait : “La paix soit avec toi !” S’il s’avérait qu’il s’était endormi, il le frappait de son bâton. Il était autorisé à lui brûler son vêtement. On disait : “Quel est ce cri dans la Azarah ? C’est le cri d’un Lévi que l’on frappe et dont les vêtements sont brûlés parce qu’il s’est endormi durant sa garde”. Rabbi Eliézer ben Yaakov raconte : Une fois, ils ont trouvé le frère de ma mère endormi et lui ont brûlé son vêtement.

 

Il y avait 5 portes au Mont du Temple :

  • 2 portes de ‘Houlda au Sud servaient aux entrées et sorties ;
  • Kifonos à l’Ouest servait aussi aux entrées et sorties,
  • Tadi, au Nord, n’était pas utilisée ;
  • La porte de l’Est, sur laquelle était représentée la ville de Suze, par laquelle sortait le Cohen Gadol pour brûler la vache rousse ; de même la vache et tous ses assistants sortaient vers le Mont de l’onction.

  Il y avait 7 portes dans la Azarah :

  • 3 au Nord
  • 3 au Sud
  • et 1 à l’Est

Au Sud

la porte du Bois, la suivante – la porte des premiers-nés, la suivante – la porte de l’eau.

A l’Est

la porte de Nikanor, 2 loges y étaient attenantes, 1 à sa droite et 1 à sa gauche :

1 était la Loge de Pin’has l’habilleur

et 1 était la loge de confection des ‘Havitim.

Au Nord – la porte des Reflets était conçue en forme de portique sur laquelle était construite une chambre surélevée d’où les Cohanim montaient la garde alors que les Lévites montaient la garde en dessous. Il y avait une porte donnant sur le ‘Heil. La suivante – la porte des Sacrifices et la 3ème – la Chambre du Feu.

Il y avait 4 loges dans la Chambre du Feu, comme des pavillons s’ouvrant sur une galerie :

2 dans le sacré

et 2 dans le profane et des pierres de couleur délimitaient le sacré du profane.

Et quel était leur usage ?

Celle du Sud-Ouest était la loge des agneaux des sacrifices,

celle du Sud-Est était la loge de confection des pains de proposition,

celle du Nord-Est – où les Hasmonéens avaient enfoui les pierres de l’Autel qu’avaient souillé les dominateurs grecs,

celle du Nord-Ouest – par laquelle on descendait vers le bain rituel.

Il y avait 2 portes dans la Chambre du Feu :

1 donnant accès au ‘Heil

et 1 donnant accès à la Azarah.

Rabbi Yéhouda a dit : “celle qui donnait accès à la Azarah avait un petit portillon par lequel entraient pour inspecter la Azara.”

La Chambre du Feu, coiffée d’un dôme, était un grand pavillon aménagé sur son pourtour de gradins de pierres où les doyens du clan de garde dormaient et les clefs de la Azarah étaient en leur possession. Quant aux jeunes prêtres, chacun déployait sa couverture à même le sol.

 

Il y avait une trappe d’une coudée sur une coudée, recouverte d’une dalle de marbre où un anneau était fixé et une chaînette à laquelle les clefs étaient accrochées. Lors de la fermeture, on soulevait la plaque à l’aide de l’anneau et on décrochait les clefs de la chaînette, puis le Cohen fermait de l’intérieur alors que le Lévi dormait à l’extérieur. Puis on achevait la fermeture… Si un accident arrivait à l’un d’entre eux, celui-ci sortait et s’en allait par une galerie souterraine… des lampes éclairaient de chaque côté…

Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : “Il suivait la galerie souterraine qui passait sous le ‘Heil, puis sortait et s’en allait par Tadi.”

 

Quand le Cohen quittait le bain rituel, il ne retournait pas dans la Chambre du Feu, mais empruntait la galerie souterraine, qui n’avait pas un caractère sacré, passait sous le ‘Heil et sortait vers le Mont du Temple proche de la porte du côté Nord appelée la porte de Tadi.

Rabbi Eliézer ben Yaakov est en désaccord sur le point vu en Tamid 1,1 : “Il revenait s’asseoir parmi ses frères les Cohanim, jusqu’à ce que les portes s’ouvrent.”

D’après l’opinion de Rabbi Eliézer, il lui était interdit de revenir dans la Chambre du Feu parce qu’il était un Tévoul Yom (impur qui s’est immergé dans le bain de purification, mais qui ne sera purifié définitivement qu’après le coucher du soleil), mais les Sages pense ainsi : “Bien qu’il soit un Tévoul Yom, on le laisse regagner la Chambre du Feu puisqu’il est devenu impur à l’intérieur “(Barténora). (Source dossier Alliance et Aharon Altabé)

 

La liste exacte des Grands Prêtres ne s’est pas conservée et il n’existe que des listes partielles et sujettes à discussion.

Le Talmud de Babylone rapporte que 18 Grands Prêtres ont officié dans le 1er Temple, et que pas moins de 300 Grands Prêtres ont officié à l’époque du 2e Temple parce que ces Grands Prêtres achetaient les représentants du pouvoir romain pour pouvoir être élevés à cette fonction.

Le nombre de 300 semble exagéré et un nombre beaucoup plus petit apparaît dans le Talmud de Jérusalem, entre 80 et 85 Grands Prêtres. Au vue des sources historiques dont on dispose aujourd’hui, on ne connait qu’au plus 84 Grands Prêtres pour une période couvrant les deux Temples.

Pour la période du Premier Temple, le nombre de Grands Prêtres diverge selon les sources. Hazal compte 18 Grands Prêtres, mais le commentateurs du Talmud, dont les tossafistes, émettent des réserves sur ces propos. En effet dans le livres des Chroniques, il figure une liste des descendants d’Aaron et de son petit fils Pinhas issu de la branche d’Eléazar. On considère cette liste comme étant celle des Grands Prêtres du Premier Temple. Selon cette interprétation traditionnelle, elle ne comporte donc que 13 Grands Prêtres.

Une autre approche, adoptée notamment par le Malbim, (celui qui monte en premier à la Torah pendant les offices) dit que la liste des descendants d’Aaron du  livre des Chroniques n’est pas la liste des Grands Prêtres. Cette approche se base sur les propos de l’historien contemporain Flavius Josèphe, qui donne une liste de 17 Grands Prêtres pour la période du Premier Temple (Antiquités judaïques, livre X). Une liste proche de celle de Josèphe se trouve dans le Seder Olam Zoutta et compte 19 noms.

Les Grands Prêtres des époques perses et hellénistiques sont connus grâce aux 2 livres des Macchabées et à Flavius Josèphe. Ceux de l’époque romaine sont également connus grâce à Josèphe. Deux Grands Prêtres mentionnés dans le Talmud ne figurent pas chez les auteurs antiques : ils s’agit d’Eléazar ben Harsoum, qui selon Hazal fut Grand Prêtre pendant 11 ans, et de Rabbi Ishmaël ben Elisha HaCohen haGadol (le grand père du tanna Rabbi Ishmael)

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